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regime123

Lundi 14 mai 1 14 /05 /Mai 11:10

 

 


Traitements possibles

Traitements médicaux

Médicaments antiviraux, interféron, corticostéroïdes, analgésiques (acétaminophène, ibuprofène, antidépresseurs tricycliques, narcotiques).

Traitements non conventionnels

Efficace

Cayenne (névralgie post-herpétique).

Efficacité possible

Enzymes protéolytiques.

Approches à considérer

Acupuncture, pharmacopée chinoise, techniques de relaxation.

Usage reconnu

Avoine (démangeaisons), huile essentielle de menthe poivrée (névralgie post-herpétique).

Usage traditionnel

Ortie, valériane.

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Description médicale

Le zona se manifeste par des éruptions cutanées douloureuses le long d'un nerf ou d'un ganglion sensitif causées par la réactivation du virus qui cause la varicelle, le virus zoster-varicelle (VZV). Chez certaines personnes, le zona provoque des douleurs qui persistent pendant des mois ou même des années après la guérison de l'éruption.

À la suite d'une varicelle, presque tous les virus sont détruits sauf quelques-uns qui restent dormants dans les ganglions sensitifs pendant plusieurs années. Avec l'âge ou en raison d'une maladie, le système immunitaire perd de sa capacité à contrôler le virus, qui peut alors se réactiver. Une réaction inflammatoire prend alors place dans les ganglions et les nerfs, causant l'apparition de vésicules en bouquets sur la peau.

Le zona touche le plus souvent le thorax, mais peut également se manifester sur le dos, les fesses, la nuque et parfois le visage et le cuir chevelu. Un seul côté ou une portion du membre est affectée.

Prévalence

Environ 90 % de la population adulte mondiale est porteuse du virus de la varicelle. Près de 20 % de ces personnes seront atteintes du zona au cours de leur vie.

Évolution et complications

En l'absence de traitement, les lésions du zona sont d'une durée moyenne de trois semaines. La plupart du temps, un seul épisode de zona surviendra. Toutefois, dans certains cas (environ 1 % des cas), le virus zona-varicelle se réactive à plusieurs reprises.

Chez environ 20 % des personnes qui développent le zona, la douleur persiste durant un ou plusieurs mois après la guérison des lésions cutanées : c'est la névralgie post-herpétique. Les personnes âgées de 60 ans et plus ont un risque plus élevé de vivre une telle douleur; 40 % d'entre elles en souffriront après un épisode de zona. La douleur serait causée par l'endommagement des fibres nerveuses qui envoient alors de manière confuse des messages de douleur au cerveau que certaines personnes comparent à de véritables décharges électriques. Chez les personnes qui en souffrent, la chaleur, le froid, le simple frottement de vêtements ou le souffle du vent peuvent devenir insupportables.

Des complications temporaires ou définitives peuvent survenir, mais elles sont rares : la cécité si le virus infecte le nerf de l'oeil, une paralysie du visage et une perte de l'ouïe et du goût si le virus s'attaque à des nerfs du visage ou une encéphalite s'il s'attaque au cerveau.

Contagion

Le liquide à l'intérieur des vésicules cutanées contient des particules virales. Les personnes qui ont un zona doivent éviter les contacts physiques avec toute personne qui n'a pas eu la varicelle et dont l'infection pourrait entraîner des conséquences sérieuses, comme les femmes enceintes (l'infection peut être dangereuse pour le foetus), les personnes avec un système immunitaire faible et les nouveau-nés.

Symptômes

  • Une sensation de brûlure, des picotements ou une sensibilité accrue sur une bande de peau le long du nerf infecté, généralement sur un seul côté du corps.
  • De un à trois jours plus tard, une rougeur diffuse apparaît sur cette même région de la peau.
  • Puis, plusieurs vésicules rouges remplies de liquide, d'apparence semblable aux boutons de varicelle, font éruption. Ces vésicules provoquent des démangeaisons, puis s'assèchent et disparaissent au bout de deux à trois semaines.
  • Une douleur locale aiguë, de durée et d'intensité variables, est ressentie chez 60 à 90 % des personnes atteintes de zona. La douleur peut ressembler à celle d'une brûlure ou se faire sentir par des élancements aigus. Parfois, elle est si forte qu'elle peut être confondue avec une crise cardiaque, une appendicite ou une sciatique.
  • Parfois, de la fièvre et des maux de tête.

Personnes à risque

  • Les personnes âgées de plus de 50 ans. En fait, les deux tiers des personnes touchées ont plus de 60 ans.
  • Les personnes atteintes d'une maladie affaiblissant le système immunitaire (un cancer, une infection au virus de l'immunodéficience humain, etc.).
  • Les personnes qui reçoivent des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie.
  • Les personnes qui prennent des médicaments à base de corticostéroïdes ou des immunodépresseurs.

Facteurs de risque

  • Vivre une période de stress ou de tension émotionnelle intense.

Prévention

Prévention du zona

Idéalement, la meilleure façon de prévenir la maladie serait de ne pas contracter la varicelle. Pour ce faire, une première mesure consiste à éviter tout contact avec les personnes contagieuses, donc celles qui ont soit la varicelle, soit des éruptions cutanées de zona. Par ailleurs, il existe aujourd'hui un vaccin contre la varicelle approuvé au Canada et proposé aux jeunes enfants ou aux adultes n'ayant jamais eu la varicelle. Notons cependant que son efficacité et sa sécurité à long terme demeurent inconnues. Des recherches cliniques sont en cours pour tester si la vaccination de personnes âgées ayant eu la varicelle les protégerait contre un éventuel zona.

Pour empêcher le virus de redevenir actif, le mieux est de préserver la santé du système immunitaire grâce à un régime alimentaire sain, à de l'activité physique régulière et à des périodes de repos suffisantes. Une petite étude contrôlée publiée à l'automne 2003 effectuée sur 36 personnes de plus de 60 ans indique que la pratique régulière du Tai Ji Quan stimulerait la production des cellules immunitaires qui attaquent le virus de la varicelle et préviendrait ainsi l'apparition d'un zona1.

Prévention de la névralgie post-herpétique

Il est important de consulter un médecin dès que les symptômes du zona apparaissent. Le médecin prescrira alors des traitements antiviraux qui, lorsque pris précocement, limitent l'apparition ou la durée des névralgies post-herpétiques.

Pour éviter des complications aux yeux, il est également important de voir un ophtalmologiste dès que le zona touche la partie supérieure du visage.

Traitements médicaux

Consulter un médecin dès l'apparition des premiers symptômes du zona. Plus le traitement est précoce, meilleure est son efficacité.

Des antiviraux par voie orale (acyclovir, vidarabine ou famciclovir), des médicaments qui inactivent les virus, peuvent être prescrits. Ces antiviraux sont bien tolérés et ont peu d'effets secondaires. Ils accélèrent la guérison et réduisent la douleur aiguë en plus de limiter l'apparition ou la durée des névralgies post-herpétiques s'ils sont pris dans les trois premiers jours suivant l'éruption cutanée.

De l'interféron pour renforcer le système immunitaire ou des corticostéroïdes pour empêcher la formation de nouvelles vésicules et diminuer la douleur peuvent également être prescrits (l'interféron est une protéine qui participe à la réponse immunitaire contre les virus). Les corticostéroïdes pourraient également réduire l'incidence des névralgies post-herpétiques.

Des analgésiques comme l'acétaminophène ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (tel l'ibuprofène) peuvent être efficaces pour combattre les douleurs légères ou modérées. La névralgie post-herpétique peut demander, outre l'utilisation des analgésiques classiques, des traitements à base d'antidépresseurs tricycliques ou d'analgésiques narcotiques aussi puissants que la morphine.

 

Conseils d'hygiène

 

 

- Appliquer des compresses fraîches et humides, une lotion à base de calamine ou du bicarbonate de soude pour soulager localement les symptômes et accélérer le dessèchement des vésicules.

 

 

- Porter des vêtements légers afin d'éviter les frictions sur les vésicules.

 

 

- Bien se reposer pour aider l'organisme à combattre l'infection.

 

 

- Laver régulièrement les vésicules afin d'éviter une surinfection bactérienne.

 

Traitements non conventionnels

Suppléments

Efficacité possible Enzymes protéolytiques. Les enzymes protéolytiques produites par le pancréas permettent la digestion des protéines. On les trouve également dans des fruits comme la papaye ou l'ananas. Par voie orale, ces enzymes auraient un effet bénéfique sur le zona en diminuant l'inflammation et en stimulant le système immunitaire pour combattre le virus. Une étude clinique à double insu portant sur 192 patients a démontré qu'un traitement avec une combinaison d'enzymes (le Wobe Mucos®, commercialisé en Allemagne) est aussi efficace qu'un traitement antiviral classique à l'acyclovir pour réduire la douleur et la rougeur des vésicules2. Des résultats similaires ont été obtenus dans une autre étude à double insu effectuée sur 90 participants atteints de zona3.
Dosage

Des suppléments de trypsine ou de chymotrypsine, des substances extraites de pancréas animaux, sont offerts sur le marché, tout comme des extraits de broméline (l'enzyme de l'ananas) ou de papaïne (l'enzyme de la papaye). Le dosage varie selon la forme utilisée. Suivre les instructions du fabricant.

Phytothérapie

Usage reconnu Avoine (Avena sativa). La Commission E reconnaît l'efficacité de la paille d'avoine pour soulager les démangeaisons de la peau qui accompagnent certaines maladies cutanées. Elle s'utilise par voie externe, dans un bain. Certaines sources la recommandent précisément aux personnes qui ont le zona ou la varicelle4,5.
Dosage

Mettre environ 250 g de flocons d'avoine dans une chaussette ou dans une pochette en mousseline et faire bouillir dans un litre d'eau pendant quelques minutes. Presser la pochette et verser le liquide ainsi extrait dans l'eau du bain. Utiliser la pochette pour se frictionner. On peut également mélanger à l'eau du bain une infusion faite avec 100 g de paille d'avoine pour un litre d'eau bouillante.

Efficace Cayenne (Capsicum frutescens). La capsicine est la substance active du cayenne. Appliquée localement sous forme de crème (notamment la crème Zostrix®), elle aurait la capacité de réduire ou d'inhiber la transmission des messages de douleur provenant des nerfs de la peau. L'utilisation de crème à base de cayenne pour soulager les douleurs névralgiques post-herpétiques est bien documentée par des études scientifiques6-9 et est approuvée par la Food and Drug Administration américaine.
Dosage

Appliquer sur les régions douloureuses, jusqu'à quatre fois par jour, une crème, une lotion ou un onguent renfermant de 0,025 % à 0,075 % de capsicine. Il faut souvent compter deux ou trois jours de traitement avant que l'effet thérapeutique se fasse pleinement sentir.

 

Contre-indication
Attention. Ne pas utiliser le cayenne sur des lésions ouvertes ou sur les vésicules enflammées.

 

Usage reconnu Menthe poivrée en huile essentielle (Mentha x piperita). La Commission E allemande reconnaît les propriétés thérapeutiques de l'huile essentielle de menthe poivrée en usage externe pour soulager la névralgie. Dans une étude de cas publiée en 2002, une patiente de 76 ans qui n'avait pu être soulagée par aucun traitement a vu sa douleur post-herpétique durablement atténuée grâce à l'application d'huile essentielle contenant 10 % de menthol10.
Dosage

Frictionner la partie atteinte avec l'une des préparations suivantes :
- 2 ou 3 gouttes d'huile essentielle frottées sur la peau, pures ou diluées dans de l'eau tiède ou de l'huile végétale;
- crème, huile ou onguent contenant de 5 % à 20 % d'huile essentielle;
- teinture contenant de 5 % à 10 % d'huile essentielle.

Remèdes utilisés traditionnellement pour soulager la névralgie

Compresses à l'ortie (Urtica dioica). Appliquer une compresse à l'esprit d'ortie ou encore, badigeonner simplement les parties atteintes. L'esprit d'ortie est constitué des parties aériennes distillées dans une solution d'alcool à 50 %.
Bain à la valériane (Valeriana officinalis). Infuser 100 g de racines séchées dans 2 litres d'eau bouillante et ajouter à l'eau bien chaude.

Autres approches

Approches à considérer  Acupuncture. L'acupuncture pourrait aider à soulager la névralgie post-herpétique en complément de médicaments analgésiques. Elle est d'ailleurs recommandée par des spécialistes comme le Dr Andrew Weil11, bien que son efficacité n'ait pas été confirmée par des études cliniques.

Approches à considérer  Pharmacopée chinoise. La préparation Long Dan Xie Gan Wan, en français, « pilules de gentiane pour drainer le Foie », est utilisée en médecine chinoise pour traiter le zona.

Approches à considérer  Techniques de relaxation. Des techniques de relaxation telles que la méditation, des exercices de respiration, des exercices de relaxation musculaire progressive (comme le training autogène ou le biofeedback) peuvent réduire la douleur et le stress associés au zona et aux névralgies post-herpétiques4. L'hypnothérapie procurerait aussi un soulagement aux personnes souffrant de névralgies post-herpétiques4.

source:passeportsanté.net

Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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Samedi 12 mai 6 12 /05 /Mai 13:15

 

 


  • L’anémie et l’alimentation
  • L’anémie causée par une carence en fer
  • L’anémie causée par une carence en vitamine B9
  • L’anémie causée par une carence en vitamine B12
  • De bons trucs
 

 

L’anémie et l’alimentation

L’anémie peut prendre plusieurs formes. Elle est causée par un manque de globules rouges ou d’hémoglobine dans le sang, les globules rouges ayant pour fonction, entre autres, de transporter l’oxygène du sang vers toutes les cellules de l’organisme.

Une carence se traduit par de la fatigue, une pâleur, une diminution des performances intellectuelles, un rythme cardiaque accéléré et un état dépressif ou de l’irritabilité.

Les nutriments les plus souvent impliqués dans l’anémie sont le fer, la vitamine B9 et la vitamine B12. Cette fiche aborde les causes de différents types d’anémie et les stratégies nutritionnelles pour y remédier.

 

 

Principaux types d’anémie

 

 

Anémie par carence en fer, dite anémie ferriprive

 

 

Anémie par carence en vitamine B9

 

 

Anémie par carence en vitamine B12, dite anémie pernicieuse

 

L’anémie causée par une carence en fer

Ce type d’anémie peut être causé par :

  • un manque de fer dans l’alimentation (régime végétarien mal équilibré);
  • une faible biodisponibilité du fer (excès de thé, supplément de calcium);
  • une absorption réduite du fer à cause d'une allergie au gluten, d'une maladie inflammatoire de l’intestin, d'une résection intestinale, etc.;
  • des pertes sanguines abondantes (accouchement, menstruations);
  • une augmentation des besoins en fer (grossesse, allaitement, croissance).

Recommandations nutritionnelles

  • Augmenter la consommation d’aliments riches en fer.
  • Augmenter la consommation d'aliments qui favorisent l’absorption du fer.
  • Prévenir la malabsorption du fer.

 

En plus des recommandations d’ordre nutritionnel, l’anémie ferriprive est traitée à l’aide d’un supplément de fer généralement administré sous forme de sulfate ferreux. Un supplément de vitamine C peut être recommandé en plus du supplément de fer. Il n’est pas recommandé de prendre des suppléments de fer sans avoir de diagnostic officiel d’anémie. Attention! Une consommation excessive de fer peut nuire à la santé.

 

Augmenter la consommation d’aliments riches en fer

Et les enfants?
Des apports élevés en fer sont nécessaires aux enfants. Un bébé de moins d’un an a même besoin de plus de fer qu’un homme adulte. Chez le nourrisson allaité, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : le lait maternel contient du fer. Les autres devraient boire des substituts de lait maternel enrichis de fer jusqu’à l’âge de 9 mois à 12 mois.

Les personnes les plus à risque d’anémie par carence en fer sont les femmes adultes non ménopausées, les adolescentes, les bébés qui ne sont pas allaités. Les besoins quotidiens pour les femmes adultes sont de 18 mg par jour et de 15 mg pour les adolescentes. Les nourrissons de 7 mois à 12 mois ont besoin de 11 mg de fer par jour.

Les meilleures sources de fer sont les viandes rouges et les abats, les mollusques, les légumes verts, les légumineuses, les pains et céréales à grains entiers et les farines et céréales enrichies de fer.

Pour plus de précisions concernant l’apport recommandé en Fer, consulter notre fiche dans la section Plantes et suppléments.

 

Et les étiquettes?

Dans le tableau d’information nutritionnelle qui apparaît sur l'emballage des aliments, on trouve un pourcentage à côté du mot fer. Le chiffre représente le pourcentage de l’apport quotidien recommandé que fournit une portion de cet aliment. Dans le cas du fer, l’apport moyen recommandé est de 14 mg. Si le tableau indique 30 % de fer, cela signifie que l'aliment en question fournit 4,2 mg de fer (14 mg x 30 %). Il reste donc 70 % de l'apport recommandé en fer à trouver dans d’autres aliments.

 

Le tableau suivant présente le nombre de portions hebdomadaires à consommer – des différents groupes alimentaires - pour atteindre environ 20 mg de fer par jour.

Groupes d’aliments

Exemple d’une portion

Quantité de fer par portion

Quantité totale de fer

Volailles
2 portions

100 g

1,3

2,6

Poisson
2 portions

100 g

1,3

2,6

Oeufs
4 oeufs

2

1,3

2,6

Boeuf ou agneau ou dindon viande brune
4 portions

100 g de boeuf

120 g agneau ou dindon viande brune

2,8

11,2

Noix et graines :

amandes, pistaches, arachides; graines de tournesol, de citrouille et de sésame
7 portions (une par jour)

2 c. à table

(30 ml) amandes, pistaches, arachides, graines de tournesol

Graines de sésame ou de citrouille: 1 c. à table (15 ml)

0,7

4,9

Légumineuses : haricots rouges, blancs, de Lima et pois chiches
3 portions

1 tasse (250 ml)

4,2

12,6

Boisson de soya ou tofu
7 portions (une par jour)

1 tasse (250 ml) de boisson de soya ou 100 g de tofu

1,5

10,5

Grains entiers
14 portions (deux par jour)

1 bagel

1 tasse de riz brun

1 tasse de pâtes alimentaires de blé entier, 2 tranches de pain

1 muffin au son

1,4

19,6

Légumes verts, jus de tomate
14 portions (deux par jour)

½ tasse (125 ml)

1,4

19,6

Fruits
21 portions (trois par jour)

1 fruit ou ½ tasse (125 ml) de fruit ou 1 figue ou 2 pruneaux séchés ou 3 abricots secs

0,4

21

Pomme de terre avec pelure
3 portions

1 pomme de terre grosseur moyenne

2,8

8,4

Céréales à déjeuner enrichies de fer*
7 portions (une par jour)

¾ tasse (175 ml)

4,2

29,4

*Consulter la liste d’ingrédients pour s'assurer de la présence de fer ajouté.

 

Voici une liste d’aliments très riches en fer à intégrer aux menus de la semaine.

Aliments

Quantité de fer par portion

Palourdes (100 g)

28 mg

Foie de porc (100 g)

18 mg

Rognons d’agneau (100 g)

12 mg

Haricots de soya cuits (250 ml, 1 tasse)

9 mg

Foie de poulet (100 g)

8 mg

Foie de boeuf (100 g), rognons de boeuf (100 g), lentilles (1 tasse/250 ml), huîtres (100 g ou 10 huîtres), moules (100 g ou 25 moules)

7 mg

Mélasse noire (30 ml, 2 c. à table)

7 mg

Cheval (100 g)

5 mg

Graines de citrouille (60 ml, ¼ tasse)

5 mg

Quinoa cuit (175 ml)

4 mg

Épinards bouillis, égouttés (125 ml)

3 mg

 

Améliorer l’absorption du fer

Le fer est absorbé dans l’intestin au niveau du duodénum et du jéjunum. La forme sous laquelle le fer se présente dans les aliments est ce qui influence le plus son taux d’absorption.

Les deux formes de fer

 

Le fer hémique est contenu dans la chair des viandes, volailles, poissons et fruits de mer et dans les abats des animaux. Son taux d'absorption est de 20 % à 30 %; 10 % à 15 % de notre apport total en fer est constitué de fer hémique.

 

Le fer non hémique représente 100 % du fer que l’on retrouve dans les aliments du règne végétal, dans les produits laitiers et dans les oeufs. Un pourcentage variable est aussi présent dans la chair des viandes, volailles, poissons et fruits de mer et dans les abats des animaux. Son taux d'absorption est de 2 % à 5 %; 85 % de notre apport total en fer est constitué de fer non hémique.

 

On peut améliorer son assimilation en combinant des aliments contenant du fer à des aliments riches en vitamine C. La vitamine C permet la transformation du fer non hémique en une forme plus absorbable par l’intestin. Une dose de 75 mg de vitamine C au cours d’un repas permet d’augmenter l’absorption jusqu’à 12 %. Par exemple, la combinaison de pain grillé au beurre d’arachide et de jus d’orange améliore l’absorption du fer non hémique du pain et du beurre d’arachide. Pour connaître les meilleures sources de vitamine C, consulter le Palmarès des nutriments.

En incluant à chaque repas une source de viande, de volaille ou de poisson, on augmente l’absorption du fer non hémique. À titre d’exemple, l’ajout de boeuf haché dans un chili aux haricots rouges accroît l’assimilation du fer non hémique des haricots rouges.

Menu riche en fer biodisponible

Petit déjeuner

Céréales à déjeuner enrichies

Boisson de soya

Pain de grain entier

Beurre de sésame et mélasse

Une orange et un kiwi

Repas du midi

Soupe aux lentilles et épinards

Bagel avec de minces tranches de boeuf et de tomates

Brocoli cru et trempette

¼ de cantaloup et 8 à 10 amandes

Repas du soir

Jus de tomate

Quinoa aux agrumes

Cuisse de dindon

Petits pois

Prévenir la malabsorption du fer

Le thé et le café contiennent des tannins qui nuisent à l'absorption du fer lorsqu'on les consomme au même moment que les aliments. Il est donc recommandé de prendre ces boissons 30 minutes avant le repas ou deux heures après. Dans le cas d'anémie, ils doivent absolument être évités au repas.

On sait que les phytates, les oxalates, les polyphénols et le calcium, contenus dans différents aliments, nuisent à l’absorption du fer, mais dans des proportions qui ne sont pas toujours importantes. D'ailleurs, elles se retrouvent généralement dans des aliments bons pour la santé, dont certains sont même riches en fer.

Même dans les cas d’anémie, les spécialistes croient qu’il n’est pas indiqué d’éviter les aliments riches en phytates, en oxalates, en polyphénols et en calcium parce que cela pourrait nuire à la qualité nutritionnelle globale de la diète. Il semble plus important de mettre l’accent sur les facteurs qui améliorent l’absorption du fer (vitamine C, viandes, volailles, poissons) que sur ceux qui en diminuent l’absorption (phytates, oxalates, polyphénols et calcium).

En cas de carence en fer, on préconise plutôt une diète la plus variée possible1. Toutefois, les suppléments de calcium doivent être évités au repas : on suggère plutôt de les prendre en soirée.

Pour être bien absorbé, le fer a besoin de l’aide de l’acide chlorhydrique produite par l’estomac. Les médicaments qui réduisent l’acidité dans l’estomac peuvent donc nuire à l’absorption du fer. Toutefois, les antiacides contenant de l’hydroxyde d’aluminium ou de magnésium ne semblent pas affecter l’assimilation du fer et peuvent être pris en combinaison avec des suppléments de fer.

L’anémie causée par une carence en vitamine B9

Ce type d’anémie peut être causé par :

  • un manque de folates dans l’alimentation (malnutrition, alcoolisme chronique);
  • une absorption déficiente (gastrite atrophique, résection intestinale, maladies inflammatoires de l’intestin, maladie coeliaque, etc.);
  • une augmentation des besoins (grossesse, croissance, etc.);
  • une interaction médicamenteuse (antimétabolites comme le méthotrexate, anticonvulsants comme le phénobarbital);
  • une augmentation des pertes sanguines (hémodialyse à long terme).

 

Un déficit en folates (vitamine B9) peut aussi s’expliquer par un manque de vitamine B12. Avant de poser un diagnostic de carence en folates, il faut s’assurer que le taux sanguin de vitamine B12 est adéquat.

 

Recommandations nutritionnelles

En plus des recommandations d’ordre nutritionnel, l’anémie causée par une carence en vitamine B9 est traitée à l’aide d’un supplément administré sous forme d’acide folique (vitamine B9).

Assurer un apport suffisant en folates

La cuisson
Les folates sont détruits en partie par la chaleur et se perdent dans l’eau de cuisson. Cuire les légumes à la vapeur ou les consommer crus.

L’apport recommandé en folates pour les hommes et les femmes est de 400 µg/jour. Au cours de la grossesse, on recommande aux femmes 200 µg de plus, soit 600 µg/jour.

Les folates sont contenus en grande quantité dans quatre types d’aliments :

  • les abats (abats de volailles, foie d’agneau et de porc);
  • les légumineuses dont les haricots de soya;
  • les légumes verts (asperges, épinards, brocoli, laitue romaine, chou de Bruxelles, gombo, etc.);
  • les noix et graines (graines de lin, de tournesol, amandes, noisettes, etc.)
  • le jus d’orange

Ils sont également contenus dans le son et le germe des céréales. Mais, le raffinage des céréales élimine en grande partie ces folates. Depuis quelques années, les farines et les pâtes alimentaires doivent obligatoirement être enrichies en folates. Ainsi, les produits de boulangerie et les pâtes de grains entiers contiennent naturellement des folates, tandis qu'un produit fait de farine enrichie contient des folates ajoutés.

Consulter le palmarès des meilleures sources de folates pour connaître la quantité exacte de folates contenue dans certains aliments.

L’anémie causée par une carence en vitamine B12

Nos réserves en vitamine B12 dépassent largement les pertes quotidiennes. Une carence ne peut donc se produire qu'après des années d'apport insuffisant ou de difficultés d’absorption.

Ce type d’anémie peut être causé par :

  • un manque de facteur intrinsèque (FI) dans l’estomac. Le FI est une glycoprotéine fabriquée par les cellules de l’estomac qui se lie à la vitamine B12 et la transporte jusqu'à l’intestin pour y être absorbée. Le manque de FI peut provenir d’une gastrectomie totale ou d’une lésion à l’estomac.
  • un manque d’apport (régime macrobiotique ou végétarien strict, dit végétalien, lait maternel carencé);
  • une absorption déficiente (résection iléale, allergie au gluten, maladie de Crohn, pancréatite chronique, etc.);
  • des pertes sanguines abondantes (accouchement, menstruations);
  • une augmentation des pertes sanguines (hémodialyse, maladies du foie);
  • une augmentation des besoins (grossesse, allaitement, croissance, hyperthyroïdie);
  • la prise de certains médicaments (colchicine, néomycine, etc.) ou d’alcool en excès.

 

Seule l’anémie par manque d’apport en vitamine B12 peut être traitée par l’alimentation. Pour les autres causes, elle doit être traitée par des suppléments ou des injections de vitamines B12.

 

Recommandation nutritionnelle

Lorsque l’anémie est causée par un manque de vitamine B12 dans l’alimentation, la carence peut être corrigée par l’alimentation seule ou par la prise d’un supplément de vitamine B12 dont la dose équivaut à l’apport nutritionnel recommandé.

Assurer un apport suffisant en vitamine B12

L’apport quotidien recommandé en vitamine B12 pour les hommes et les femmes de plus de 18 ans est de 2,4 µg.

La vitamine B12 est produite par des bactéries. On en trouve pratiquement seulement dans les aliments d’origine animale. Elle est présente dans certains produits végétaux, mais cette source est incertaine et insuffisante.

Pour s’assurer un apport adéquat, les végétariens stricts ou végétaliens devraient consommer de la boisson de soya ou de riz enrichie de B12, prendre de la levure alimentaire enrichie de B12 (Red Star, Lyfe), consommer des protéines de soya ou prendre un supplément de B12.

Les meilleures sources de B12

  • abats (foie de boeuf, de porc, de veau, de volaille, rognons, cervelle...)
  • viandes, volailles, poissons et fruits de mer
  • oeufs et produits laitiers

 

Une portion de 100 g de palourdes, d’huîtres ou d’abats comble de 10 à 50 fois notre besoin en vitamine B12 journalier. Avis aux amateurs!

 

Consulter le palmarès des meilleures sources vitamine B12 pour connaître la quantité exacte de vitamine B12 contenue dans certains aliments.

De bons trucs

  • Utilisez de la mélasse au lieu du sucre dans vos recettes de galettes, muffins, biscuits.
  • Remplacez le beurre d’arachide par du beurre de graines de citrouille ou de sésame.
  • Remplacez le boeuf haché par du cheval haché.
  • Ajoutez des épinards à vos salades.
  • Choisissez des pommes de terre biologiques et consommez la pelure.
  • Terminez vos repas par un fruit riche en vitamine C : orange, kiwi, cantaloup, etc.
  • Ajoutez des lentilles dans vos soupes aux légumes.
  • Apprenez à apprécier le foie.
  • Remplacez le couscous par le quinoa.
  • Commencez votre repas du midi par un jus de tomate.
  • Privilégiez les céréales de type mueslix, car elles contiennent des grains entiers, des fruits séchés et des noix.
  • Ajoutez des noix et des graines à vos yogourts.

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Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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Samedi 12 mai 6 12 /05 /Mai 13:06

 

 

Traitements possibles

Traitements médicaux

Vitamine B12 en injections ou en doses orales, transfusions sanguines, antibiotiques.

Traitements non conventionnels

Aucun.

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Description médicale

Cette forme rare d'anémie découle d'une carence en vitamine B12 ou cobalamine, qui est essentielle à la fabrication des globules rouges dans la moelle osseuse. Lorsque l'anémie pernicieuse s'installe, les globules rouges deviennent plus gros que la normale et se déforment. C'est d'ailleurs pourquoi ce type d'anémie fait partie des anémies mégaloblastiques (voir Anémie - vue d'ensemble), les mégaloblastes étant des globules rouges de taille supérieure à la normale.

On l'appelle « pernicieuse » puisque son évolution peut être très grave. Heureusement, cette maladie se traite généralement facilement une fois le diagnostic établi.

Causes

Ablation complète ou partielle de l'estomac. Cette opération nuit à l'absorption de la vitamine B12.

Absence de facteur intrinsèque. C'est la cause la plus commune d'anémie pernicieuse et elle concerne surtout les individus de descendance africaine ou nord européens des deux sexes âgés de plus de 60 ans. Elle résulte d'une mauvaise absorption de la vitamine B12 dans l'estomac. Normalement, les glandes de la partie supérieure de l'estomac sécrètent les sucs gastriques ainsi que le facteur intrinsèque, une protéine nécessaire à l'absorption de la vitamine B12. Lorsque ces glandes gastriques ne produisent plus suffisamment d'acides gastriques et de facteur intrinsèque, l'anémie pernicieuse apparaît. Ce problème s'explique par une atrophie de la paroi de l'estomac liée à l'âge. Lorsque cette situation se présente chez les enfants, elle est attribuable à des facteurs génétiques (anémie pernicieuse congénitale).

Alimentation carencée en vitamine B12. C'est là une rare cause d'anémie pernicieuse. Elle concerne surtout les personnes pratiquant un végétarisme strict sans les précautions voulues (voir Prévention). Les aliments d'origine animale sont les principaux fournisseurs de vitamine B12. Une alimentation incluant oeufs, produits laitiers, viande et poisson en fournit un apport plus que suffisant. Voir la fiche Vitamine B12 pour plus de détails.

Prolifération de bactéries dans l'estomac. Chez certains patients, l'anémie pernicieuse est sous-jacente à des maladies telles que le diabète, la sclérodermie et la sténose de l'oesophage. Ces maladies ralentissent en effet la digestion, ce qui facilite la prolifération de bactéries qui utilisent la vitamine B12 à leur propre fin et, par conséquent, en diminuent l'absorption par l'organisme.

Atteinte de l'estomac. Le fait d'avaler un produit corrosif - en cas de tentative de suicide par exemple - affecte gravement la paroi de l'estomac et nuira à l'absorption de la vitamine B12.

Maladies intestinales. Les affections du petit intestin (comme la maladie de Crohn et la maladie coeliaque) peuvent nuire à l'absorption de la vitamine B12.

Troubles immunitaires. Chez certains, le système immunitaire détruit les cellules de l'estomac qui produisent le facteur intrinsèque. De fait, l'anémie pernicieuse est plus fréquente chez les personnes atteintes de la maladie de Graves, d'une thyroïdite, du vitiligo ou d'autres maladies liées à des anomalies du système immunitaire.

Complications

En plus d'être nécessaire à la production des globules rouges, la vitamine B12 joue un rôle important dans le système nerveux. Si la carence en vitamine B12 n'est pas corrigée, divers troubles neurologiques peuvent survenir à long terme : engourdissement et fourmillements dans les extrémités, mauvaise coordination, difficulté à marcher, faiblesse musculaire, dépression, pertes de mémoire, psychose ou démence.

Déroulement de la maladie

Cette forme d'anémie se traite facilement. Dès les premiers jours du traitement, les symptômes commencent à disparaître. Par contre, si on a tardé à se faire soigner, certaines séquelles neurologiques pourraient subsister.

Symptômes

  • Ceux qui sont liés à un bas niveau de globules rouges : teint pâle, fatigue, faiblesse, étourdissements, accélération du rythme cardiaque, etc.
  • Langue rouge, douloureuse.
  • Saignement des gencives.
  • Jaunisse légère.
  • Troubles neurologiques associés aux cas avancés : engourdissement et fourmillements dans les extrémités, mauvaise coordination, problèmes cognitifs (du simple oubli à la psychose ou la démence).

Personnes à risque

  • Personnes originaires d'Europe du Nord (caucasiens) ou afro-américaines.
  • Hommes et femmes de plus de 60 ans (dans ce groupe d'âge, 2 % en sont atteints).

Facteurs de risque

  • Ablation de l'estomac.
  • Alimentation végétarienne stricte.
  • Absorption de produits corrosifs.
  • Maladies du petit intestin.
  • Troubles auto-immuns : maladies de Graves, myxoedème, thyroïdite, vitiligo, etc.

Prévention

Alimentation et supplémentation

Il est rare que le régime alimentaire ne fournisse pas suffisamment de vitamine B12. C'est le cas cependant avec le végétalisme, une forme de végétarisme strict qui exclut les oeufs, le poisson et les produits laitiers en plus de la viande. Ce régime n'est pas sans avantage pour la santé, mais, au bout de quelques années, il expose ses adeptes à une grave carence en vitamine B12 à moins que ceux-ci ne recourent à une supplémentation en vitamine B12 (de 3 mg à 4 mg par jour suffisent). Les végétariens qui mangent des oeufs et des produits laitiers n'ont pas à craindre une telle carence. L'excédent de vitamine B12 est stocké dans le foie durant plusieurs années et permet une « autonomie » en vitamine B12 d'environ cinq ans si une personne se tourne ensuite vers un végétarisme strict. Pour plus d'information sur les sources alimentaires de vitamine B12, consulter la fiche Vitamine B12.

N.B. Contrairement à ce que certains défenseurs du végétarisme ont déjà dit, le miso, le tamari, le tempeh et les algues séchées pourraient ne pas être des sources fiables de vitamine B12. Si vitamine B12 il y a, il s'agirait plutôt d'un analogue chimique qui n'a pas les mêmes propriétés que la véritable vitamine B12.1,2 Il se pourrait cependant que la levure de bière soit une source valable de vitamine B12.3

Autre précaution

Si on souffre d'une maladie auto-immune, d'une maladie affectant l'absorption intestinale ou si on a subi une ablation de l'estomac, il est important d'être attentif à l'apparition possible des symptômes de l'anémie pernicieuse puisque celle-ci peut être d'origine auto-immune.

Traitements médicaux

Si elle n'est pas d'origine alimentaire, la déficience en vitamine B12 sera corrigée par des injections de vitamine B12 qu'il faudra généralement recevoir à vie tous les mois ou deux mois. Parfois, la prise orale et massive de vitamine B12 peut suffire. Si le traitement est adéquat, l'état de santé du patient s'améliore en quelques jours.

Pour les cas graves (en particulier chez les personnes âgées), des transfusions de sang peuvent s'imposer.

Dans les rares cas où le régime alimentaire est en cause, une supplémentation orale en vitamine B12 réglera le problème.

Si l'anémie pernicieuse est liée à la prolifération des bactéries intestinales, des antibiotiques oraux freineront leur progression et l'organisme pourra absorber la vitamine B12.

Traitements non conventionnels

Il n'en existe aucun. La supplémentation intraveineuse ou orale en vitamine B12 est le traitement standard. Dépourvu de tout effet secondaire, il est efficace à 100 % et agit rapidement.

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Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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Samedi 12 mai 6 12 /05 /Mai 13:01

 

 

 

Traitements possibles

Traitements médicaux

Selon le type d'anémie hémolytique : médicaments (immunosuppresseurs, corticostéroïdes, etc.), transfusions de sang, ablation de la rate ou élimination de la substance en cause (médicaments, produits toxiques, etc.).  

Traitements non conventionnels

Approches à considérer

Médecine nutritionnelle, désensibilisation potentialisée des enzymes, homéopathie.

Critères de classification

Description médicale

Le vocable « anémie hémolytique » englobe différents types d'anémie où les globules rouges sont détruits prématurément dans le sang, tandis que leur taux de production demeure normal. Le terme « hémolyse » signifie destruction ou éclatement des globules rouges (hémo = sang ; lyse = destruction). Il s'agit d'un processus normal mais s'il s'accélère trop, l'anémie s'installe. Pour désigner ce raccourcissement de la vie des globules rouges, on peut parler d'hémolyse accrue ou prématurée ou encore d'hyperhémolyse.

Tout de même, la moelle osseuse a une certaine capacité de réserve. C'est-à-dire qu'elle peut augmenter sa production de globules rouges jusqu'à un certain niveau pour compenser leur destruction accrue. En temps normal, les globules rouges circulent dans les vaisseaux sanguins durant environ 120 jours. Au terme de leur vie, ils sont détruits par la rate et le foie (voir aussi la fiche Anémie - vue d'ensemble).

Causes

Les causes des anémies hémolytiques varient selon qu'il s'agit d'une forme héréditaire ou acquise. Souvent, les formes héréditaires s'expliquent par un défaut à l'intérieur des globules rouges. Dans les autres cas, le problème se situe à l'extérieur des globules rouges. Il peut alors s'agir soit d'une atteinte de la membrane qui entoure les globules rouges, soit d'une destruction trop rapide des globules rouges, pour diverses raisons.

Anémies hémolytiques immunologiques :

Réactions auto-immunes. Il existe deux types d'anémies hémolytiques auto-immunes : celles à auto-anticorps chauds et celles à auto-anticorps froids, selon que la température optimale d'activité des anticorps est de 37 °C ou 4 °C. Cette distinction est importante, car le traitement varie d'une forme à l'autre.
- Auto-anticorps chauds : touchent surtout les adultes et provoquent une anémie hémolytique chronique et parfois sévère. Elles représentent 80 % des anémies hémolytiques auto-immunes. Dans la moitié des cas, elles peuvent être déclenchées par certains médicaments (alpha-méthyldopa, L-dopa) ou certaines maladies (tumeur ovarienne, syndrome lymphoprolifératif, etc.). On parle alors d'anémies hémolytiques auto-immunes « secondaires », puisqu'elles apparaissent en conséquence d'une autre maladie.
- Auto-anticorps froids : sont associés à des épisodes aigus de destruction de globules rouges causés par le froid. Dans 30 % des cas, on a affaire à une réaction auto-immune secondaire qui peut s'expliquer par une infection virale ou un mycoplasme, microorganisme intermédiaire entre les virus et les bactéries.

Réactions immunoallergiques. En cas d'hémolyse médicamenteuse immunoallergique (non auto-immune), les anticorps ne s'attaquent pas aux globules rouges, mais à certains médicaments : pénicilline, céfalotine, rifampicine, phénacétine, quinine, etc.

Anémies hémolytiques congénitales :

Anomalies héréditaires de la membrane des globules rouges. La principale est la maladie de Minkowski-Chauffard, également appelée microsphérocytose congénitale en raison de la forme sphérique qui caractérise alors les globules rouges et qui les rend particulièrement fragiles. Elle peut entraîner certaines complications : calculs biliaires, ulcères sur les jambes.

Enzymopathies. Il existe plusieurs formes de déficience d'enzymes pouvant causer l'anémie hémolytique. Elles sont généralement héréditaires. La plus courante est la déficience en « glucose-6-phosphate déshydrogénase », qui provoque une destruction prématurée des globules rouges et, par la suite, une anémie hémolytique. Seuls les hommes peuvent en être atteints. Les femmes peuvent être porteuses de l'anomalie génétique, et la transmettre à leurs enfants. Chez les personnes ayant cette déficience enzymatique, l'anémie hémolytique apparaît le plus souvent à la suite d'une exposition à des agents oxydants.

Ces personnes doivent donc éviter :
- la consommation de la variété de fèves appelée féverole à petits grains (Vicia faba) ou l'exposition au pollen provenant de cette plante (cette variété de fèves est utilisée pour l'alimentation du bétail). Ce contact entraîne une anémie hémolytique aiguë aussi appelée favisme.
- l'usage de certains médicaments : antipaludéens, méthyldopa (diminue la pression artérielle), sulfonamides (antibactériens), aspirine, anti-inflammatoire non stéroïdiens, quinidine, quinine, etc.
- l'exposition à certains produits chimiques comme les boules de naphtaline.
- certaines infections.

Cette maladie est fréquemment diagnostiquée chez les personnes originaires du bassin méditerranéen (en particulier dans les Îles grecques) ainsi que chez celles de race noire en Afrique et aux États-Unis (où sa prévalence est de 10 % à 14 %). Parmi les autres formes d'enzymopathies, signalons les déficits en pyruvate kinase et en gluthation réductase.

Hémoglobinopathies. Terme utilisé pour décrire des maladies génétiques où la production de l'hémoglobine à l'intérieur des globules rouges est affectée. L'anémie à hématies falciformes (drépanocytose) et la thalassémie sont les deux catégories principales d'hémoglobinopathies.

Anémie à hématies falciformes (drépanocytose). Cette maladie relativement grave est liée à la présence d'une hémoglobine anormale appelée hémoglobine S. Celle-ci déforme les globules rouges et leur donne la forme d'un croissant ou d'une faux (hématies falciformes), en plus de les faire mourir prématurément. Voir la fiche Anémie à hématies falciformes.

Thalassémie. Très répandue dans certains pays du monde, cette maladie grave est liée à une anomalie génétique qui affecte la production de l'hémoglobine, ce pigment sanguin des globules rouges qui permet le transport de l'oxygène aux organes. Les globules rouges affectés sont fragiles et rapidement dégradés. Le terme « thalassémie » vient du mot grec « thalassa », qui signifie « mer », car celle-ci a d'abord été observé chez les personnes originaires du bassin méditerranéen. Le défaut génétique peut affecter deux endroits dans la synthèse de l'hémoglobine : la chaîne alpha ou la chaîne bêta. Selon le type de chaîne affecté, on distingue deux formes de thalassémie : l'alpha-thalassémie et la bêta-thalassémie.

Autres causes

Causes mécaniques. Les globules rouges peuvent être endommagés au cours de certains traitements liés à des dispositifs mécaniques :
- prothèses (valves artificielles pour le coeur, etc.);
- épuration du sang de manière extracorporelle (hémodialyse);
- machine pour oxygéner le sang (utilisée en cas de chirurgie coeur-poumons), etc.
Le même problème peut survenir si les globules rouges sont exposés à une chaleur extrême en cas de brûlures graves et étendues.

Exposition à des éléments toxiques.
- Produits toxiques industriels ou domestiques : aniline, hydrogène arsénié, nitrobenzène, naphtalène, paradichlorobenzène, etc.
- Toxique animal : morsure d'araignée, piqûre de guêpe, venin de serpent.
- Toxique végétal : certains champignons.

Infections.Gastroentérite grave causée par E coli, infections causées par un pneumocoque ou un staphylocoque, hépatite, fièvre typhoïde, malaria, etc. La malaria (ou paludisme) est la cause la plus importante dans cette catégorie.

Hyperfonctionnement de la rate. Il est normal que les globules rouges soient détruits dans la rate au bout de leur périple de 120 jours, mais si cet organe fonctionne démesurément, la destruction est trop rapide et une anémie hémolytique s'ensuit.

Maladie de Marchiavafava-Micheli ou hémoglobinurie paroxystique nocturne. Cette maladie chronique associe une présence d'hémoglobine dans les urines due à une destruction excessive des globules rouges. Les crises nocturnes sont provoquées par toute forme de stress, les stimulations du système immunitaire ou certains médicaments. Parfois, la maladie occasionne des douleurs lombaires et des malaises.
Complications possibles : thrombose, hypoplasie médullaire, infections secondaires.

Symptômes

  • Ceux qui sont liés à un bas niveau de globules rouges : teint pâle, fatigue, faiblesse, étourdissements, accélération du rythme cardiaque, etc.
  • Jaunisse.
  • Urine foncée.
  • Élargissement de la rate.
  • Ceux qui sont propres à chaque forme d'anémie hémolytique. Voir « Description médicale ».

Personnes à risque

Pour les formes congénitales d'anémie hémolytique :

  • Celles ayant des antécédents familiaux.
  • Personnes originaires du bassin méditerranéen, d'Afrique, de l'Asie du Sud et du sud-est et des Antilles.

Facteurs de risque

  • Chez les personnes ayant une déficience de l'enzyme glucose-6-phosphate déshydrogénase : exposition à des agents oxydants (certains médicaments, féverole à petits grains, etc.).
  • Pour les autres formes d'anémies hémolytiques :
    - Certaines maladies : hépatite, infection par un streptocoque ou E. coli, troubles auto-immunitaires (comme le lupus), tumeur de l'ovaire.
    - Certains médicaments (antipaludéens, pénicilline, rifampicine, sulfonamides, etc.) ou agents toxiques (aniline, hydrogène arsénié, etc.).
    - Certains dispositifs mécaniques utilisés en médecine : valves artificielles, dispositifs pour épurer ou oxygéner le sang.
    - Stress.

Prévention

  • À l'heure actuelle, il est impossible de prévenir les formes héréditaires si ce n'est en consultant un conseiller en génétique avant de concevoir un enfant. Le spécialiste pourra déterminer les risques de mettre au monde un enfant atteint d'anémie hémolytique lorsque l'un ou l'autre (ou les deux) des parents potentiels a des antécédents familiaux (voir aussi Anémie à hématies falciformes pour plus de détails sur les risques génétiques en ce qui concerne cette forme d'anémie hémolytique).
  • Si une substance spécifique est responsable de la maladie, il faut l'éviter pour prévenir les récurrences.
  • Pour plusieurs formes d'anémie hémolytique, il est également important de se prémunir contre certaines infections.

Traitements médicaux

Ils varient selon le type d'anémie hémolytique.

Pour les anémies hémolytiques immunologiques :

Formes auto-immunes à auto-anticorps chauds. Elles se soignent avec la corticothérapie et la supplémentation en vitamine B9 (acide folique). La thérapie avec des corticoïdes permet de diminuer l'activité du système immunitaire. En cas d'échec : des immunosuppresseurs plus puissants sont administrés. L'ablation de l'organe principal de destruction des globules rouges, la rate, est parfois envisagée. Cette opération est appelée splénectomie. Selon le cas, il faut aussi trouver la cause sous-jacente et la traiter.

Formes auto-immunes à auto-anticorps froids. On utilise les corticoïdes durant les poussées puisqu'elles peuvent freiner l'activité du système immunitaire. Les immunosuppresseurs et la transfusion de sang à 37 °C sont d'autres traitements possibles. On conseille de séjourner dans les régions chaudes durant l'hiver. Selon le cas, il faut aussi trouver la cause sous-jacente et la traiter.

Formes immunoallergiques. Il faut éliminer et remplacer le médicament responsable.

Pour les anémies hémolytiques congénitales :

Anomalies héréditaires au niveau de la membrane des globules rouges. La maladie de Minkowski-Chauffard - ou microsphérocytose - se guérit par l'ablation de la rate (splénectomie), qui se pratique quand le sujet est âgé de plus de cinq ans. Souvent, on y associe l'ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie) pour empêcher la formation de calculs biliaires pigmentaires.

Enzymopathies. Le traitement est essentiellement préventif. On doit éviter de manger des fèves (la féverole à petits grains, dite Vicia faba), éviter le ou les médicaments en cause (antipaludéens, etc.) et se prémunir contre les infections.

Hémoglobinopathies :
- Anémie à hématies falciformes ou drépanocytose. Le traitement passe notamment par la supplémentation en acide folique, la vaccination, les antibiotiques, les transfusions sanguines et la transplantation de moelle osseuse. En cas de crises douloureuses, on recourt aux analgésiques, à l'administration d'oxygène et aux perfusions sanguines. Pour plus de détails, voir la fiche Anémie à hématies falciformes.
- Thalassémie. Pour la forme majeure de la bêta-thalassémie, les médecins ont souvent recours aux transfusions sanguines. Les transfusions apportent du fer et l'organisme pourrait en être surchargé. Si le fer est détecté en présence excessive, on peut donner de la déféroxamine, un chélateur qui forme un complexe avec le fer et en élimine les excès. L'ablation de la rate pour limiter la destruction des globules rouges est parfois envisagée. La greffe de moelle osseuse aussi.

Pour les anémies hémolytiques d'autres origines :

Causes mécaniques. Selon que la maladie est grave ou bénigne, des transfusions sont nécessaires ou des suppléments de fer peuvent suffire. Il faut aussi éliminer la cause. Dans le cas de valves artificielles, par exemple, il sera peut-être nécessaire de remplacer les valves.

Exposition à des éléments toxiques. Le traitement est essentiellement préventif.

Infections. Le traitement est essentiellement préventif.

Hyperfonctionnement de la rate. En cas de symptômes graves, on procède à l'ablation de la rate.

Maladie de Marchiafava Micheli. Peu efficace, le traitement consiste en transfusions de globules rouges.

Traitements non conventionnels

Les seuls traitements non conventionnels recensés concernent l'anémie à hématies falciformes. Voir cette fiche pour plus de détails.

Autres approches

Selon le Dr Ron Kennedy, il est possible de traiter les anémies immunes liées à des allergies par les moyens suivants1 :

Approches à considérer Médecine nutritionnelle. Cette approche permet de repérer les allergies cachées grâce à des tests sanguins et d'éviter ensuite les facteurs allergènes, qui sont principalement issus des aliments.

Approches à considérer Désensibilisation potentialisée des enzymes. Cette technique consiste à désensibiliser le patient en l'exposant à de très petites quantités des éléments allergènes.

Approches à considérer Homéopathie. L'homéopathie pourrait aider à soulager certains symptômes de l'anémie, comme la fatigue3. Cette approche pourrait aussi servir à rééquilibrer l'organisme en utilisant des solutions diluées des substances naturelles associées spécifiquement à la maladie.1

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Samedi 12 mai 6 12 /05 /Mai 11:51

 

 

Traitements possibles

Traitements médicaux

Selon la gravité : soins particuliers, antibiotiques, transfusion sanguine, greffe de moelle osseuse, immunosuppresseurs, médicaments hématopoïétiques.  

Traitements non conventionnels

Approches à considérer    Homéopathie.

Critères de classification

Description médicale

Marie Curie et Eleanor Roosevelt, entre autres, ont souffert de cette très grave et rare maladie. L'anémie aplasique - ou aplastique - survient quand la moelle des os ne produit plus assez de cellules souches. Or, celles-ci sont à l'origine de toutes les cellules sanguines, dont les trois types sont : globules rouges, globules blancs et plaquettes.

L'anémie aplasique provoque donc trois catégories de symptômes. D'abord, ceux qui sont communs aux différents types d'anémie : soit les signes d'une carence en globules rouges - et donc d'un transport déficient de l'oxygène. Ensuite, les symptômes associés au manque de globules blancs (vulnérabilité aux infections), et enfin, au manque de plaquettes sanguines (troubles de coagulation).

Selon le cas, elle est acquise ou héritée génétiquement. Cette maladie peut apparaître soudainement et durer peu de temps ou devenir chronique. Jadis presque toujours mortelle, l'anémie aplasique se soigne désormais beaucoup mieux. Toutefois, si elle n'est pas traitée rapidement, elle s'aggravera et entraînera la mort. Les patients traités avec succès courent plus de risque de souffrir ultérieurement d'autres maladies, dont le cancer.

Cette maladie peut survenir à tout âge et touche autant l'homme que la femme (mais elle est généralement plus grave chez l'homme). Elle semble plus fréquente en Asie qu'aux États-Unis ou en Europe.

Causes

Dans 50 % à 65 % des cas, la maladie n'a pas de cause connue. On dit alors qu'il s'agit d'une anémie aplasique primaire ou idiopathique. Pour le reste, l'anémie aplasique peut s'expliquer par l'une ou l'autre des raisons suivantes :

- Maladies de la moelle osseuse : comme la leucémie dans ses premiers stades.
- Maladies auto-immunes : comme le lupus.
- Radiations : la radiothérapie utilisée contre le cancer peut causer une anémie aplasique temporaire. Les radiations nucléaires, à la suite d’explosions nucléaires ou d’une exposition à des retombées nucléaires, peuvent aussi être en cause.
- Infections virales : hépatites A, B ou C, mononucléose infectieuse et sida.
- Exposition prolongée à certains produits toxiques : insecticides, herbicides, vapeurs de benzène (une substance qu'on retrouve dans l'essence, la peinture, certaines colles, des nettoyants, des décapants à peinture et à vernis), teinture à cheveux, etc. Certaines drogues dures peuvent aussi causer l'anémie aplasique.
- Médicaments : cimétidine (traitement des ulcères d'estomac), chloramphénicol (antibiotique), phénylbutazone (anti-inflammatoire non stéroïdien), médicaments utilisés en chimiothérapie, certains anticonvulsivants, etc.
- Hérédité : il existe une forme héritée de l'anémie aplasique qu'on appelle « anémie de Fanconi ». En plus de souffrir d'anémie aplasique, les personnes atteintes de cette maladie extrêmement rare sont plus petites que la moyenne et ont diverses anomalies congénitales. D'habitude, elles sont diagnostiquées avant l'âge de 12 ans et beaucoup n'atteignent pas l'âge adulte. Une recherche récente a permis d'établir un lien entre cette maladie et la mutation du gène BRCA2.3
- Grossesse : les cas d'anémie aplasique liés à la grossesse sont très rares et généralement peu grave. Ils seraient attribuables à une réaction auto-immune à la moelle osseuse. Ce type d'anémie est susceptible de réapparaître durant une grossesse ultérieure.

N.B. La majorité des gens exposés à ces facteurs ne contracteront pas la maladie.

Déroulement de la maladie et pronostic

L'anémie aplasique peut être bénigne, modérée ou grave. Il y a plus de risque qu'elle dure longtemps si :
- elle est d'origine inconnue;
- elle résulte de l'exposition à certains agents toxiques ou médicamenteux ou à de fortes radiations;
- elle est causée par une hépatite.
Si le patient souffre d'une forme grave et chronique d'anémie aplasique qui ne réagit pas aux traitements habituels, les risques qu'il décède de la maladie augmentent considérablement.

Symptômes

  • Ceux liés à un bas niveau de globules rouges : teint pâle, fatigue, faiblesse, étourdissements, accélération du rythme cardiaque.
  • Ceux liés à un bas niveau de globules blancs : susceptibilité augmentée aux infections.
  • Ceux liés à un bas niveau de plaquettes sanguines : peau facilement contusionnée, saignements anormaux des gencives, du nez, du vagin ou du système gastro-intestinal.

N.B. On confond parfois l'anémie aplasique et le « syndrome myélodysplasique », car certains symptômes sont communs aux deux : fatigue, infections chroniques, saignements anormaux. Dans le cas du syndrome myélodysplasique, la production de nouvelles cellules sanguines est assurée, mais elles sont déformées et mal développées.

Personnes à risque

  • Cette maladie peut apparaître à tout âge, mais on la rencontre plus souvent chez les enfants, les adultes vers l'âge de 30 ans et les personnes de plus de 60 ans.
  • Il peut y avoir une prédisposition génétique comme dans le cas de l'anémie de Fanconi.

Facteurs de risque

L'anémie aplasique est une maladie rare. Les personnes qui s'exposent aux différentes causes de la maladie (voir plus haut Causes) augmentent leur risque de la développer, à différents degrés.

- Exposition de manière prolongée à certains produits toxiques ou à des radiations.
- Usage de certains médicaments.
- Consommation de certaines drogues dures.
- Certaines conditions physiques : maladies (leucémie, lupus), infections (hépatites A, B, et C, mononucléose infectieuse, sida), grossesse (très rarement).

Prévention

Éviter l'exposition prolongée aux produits toxiques ou aux médicaments mentionnés plus haut est une précaution valable en tout temps - et pas seulement pour prévenir l'anémie aplasique. Cependant, dans la plupart des cas, on ne peut prévenir l'apparition initiale de cette dernière. En revanche, quand on connaît l'origine d'une anémie, il est possible d'en prévenir la récurrence en évitant de s'exposer à l'un ou l'autre des facteurs suivants s'ils sont en cause :
- produits toxiques;
- médicaments à risque;
- radiations.
En cas d'anémie aplasique due aux hépatites, il s'agit d'appliquer les mesures conseillées pour prévenir les différents types d'hépatites. Voir la fiche Hépatites.
En cas d'anémie aplasique grave, le médecin prescrit parfois des antibiotiques afin de prévenir les infections bactériennes.

Traitements médicaux

Les traitements varient en fonction de la gravité et de la durée de l'anémie aplasique.

Pour les anémies aplasiques modérées et passagères
Souvent, le patient guérit spontanément lorsqu'il s'agit d'une cause passagère comme une mononucléose infectieuse, de faibles radiations ou l'usage de certains médicaments. Dans le cas d'une anémie aplasique liée à la grossesse, la maladie disparaît après la grossesse chez environ un tiers des femmes atteintes. Dans un premier temps, si un agent médicamenteux ou encore de faibles radiations sont en cause, il faut évidemment cesser de s'exposer à la cause. La suppression de la cause amène généralement le retour à la normale. Bien que la guérison soit spontanée, il est possible de traiter les symptômes durant la période de convalescence :
- traitement des infections s'il y a lieu;
- pour les femmes, utilisation de contraceptifs oraux afin de réduire les pertes de sang durant les menstruations;
- transfusion de plaquettes sanguines et de globules rouges pour compenser les saignements excessifs.

Pour les anémies aplasiques graves et prolongées
Transfusions sanguines
. Souvent utilisées pour maintenir un taux acceptable de cellules sanguines dans le sang et assurer les fonctions vitales. Elles ne traitent pas l'anémie, mais diminuent les symptômes persistants. Selon le cas, on transfuse du sang entier ou spécifiquement des globules rouges ou des plaquettes sanguines, mais il est difficile de transfuser des globules blancs. Il est possible de répéter les transfusions, mais certaines complications peuvent alors survenir.
- transfusion de globules rouges : soulage la fatigue, normalise le rythme cardiaque;
- transfusion de plaquettes : prévient les saignements anormaux.

Greffe de moelle osseuse. La greffe avec donneur compatible traite avec plus de succès l'anémie aplasique chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Pour les patients plus âgés, les risques de complications mortelles augmentent. Il s'agit en effet d'une intervention risquée. Il se peut aussi que le corps « rejette » la moelle greffée. Plus le donneur de moelle est génétiquement compatible avec le receveur (un lien de parenté par exemple), plus les chances de succès augmentent.

Immunosuppresseurs. Si l'anémie est causée par une autodestruction des cellules du système immunitaire, un médicament immunosuppresseur peut être donné au patient. Ce médicament diminue ou supprime l'activité du système immunitaire et permet aux cellules attaquées de se régénérer.

Autres traitements. La stimulation de la production de cellules sanguines est un traitement plus récent. Différentes substances stimulent la production de cellules sanguines :
- Érythropoïétine (EPO). Cette hormone, que produisent normalement les reins et le foie, stimule la production des globules rouges dans la moelle osseuse. Des injections d'érythropoïétine synthétique sont utilisées pour soulager la fatigue. Selon deux petites études (dont l'une avec des enfants et l'autre avec des adultes), la vitamine E serait peut-être efficace pour améliorer l'efficacité thérapeutique de l'érythropoïétine chez des patients obligés de subir des dialyses.4,5
- Facteurs de croissance. Les facteurs de croissance sont importants dans le processus de production des cellules sanguines. Il en existe plusieurs types (G-CSF, GM-CSF, etc.) et on peut les combiner entre eux ou encore avec des immunosuppresseurs. Ils soulagent les symptômes de l'anémie aplasique.
- Androgènes. On combine parfois la cyclosporine avec des androgènes pour stimuler la production de cellules sanguines. Ils peuvent profiter aux cas bénins et modérés.

En cas d'anémie de Fanconi
Les traitements suivants sont utilisés :
- Androgènes. Ils stimulent la production de globules rouges et - souvent - de plaquettes sanguines. Ils sont efficaces dans environ 50 % des cas.
- Facteurs de croissance. Ils augmentent la production de globules blancs.
- Greffe de moelle osseuse. C'est le seul traitement à long terme.
- Thérapie génique. Des études cliniques qui testent l'efficacité de différentes thérapies géniques sont en cours.

Soins particuliers. Pour les gens atteints d'anémie aplasique, certaines précautions s'imposent dans la vie quotidienne :
- Se protéger des infections. Il est important de se laver souvent les mains avec un savon antiseptique et d'éviter les contacts avec des gens malades.
- Se raser avec un rasoir électrique plutôt qu'avec une lame afin d'éviter les coupures. Étant donné que l'anémie aplasique est associée à un faible taux de plaquettes sanguines, le sang coagule moins bien et les pertes de sang sont à éviter le plus possible.
- Préférer les brosses à dents à poils doux.
- S'abstenir de pratiquer des sports de contact. Pour les mêmes raisons que celles mentionnées plus haut, il faut éviter toute occasion de perte de sang, et donc de blessures.
- Éviter aussi de faire des exercices trop intensifs. D'une part, même des exercices légers peuvent causer de la fatigue. D'autre part, en cas d'anémie prolongée, il est important de ménager le coeur. Celui-ci doit travailler beaucoup plus en raison du transport déficient de l'oxygène lié à l'anémie.

Traitements non conventionnels

Il n'existe pas de traitement naturel ayant fait spécifiquement l'objet d'études sérieuses dans le cas de l'anémie aplasique.
Selon l'Aplastic Anemia & MDS International Foundation, l'usage de plantes médicinales et de vitamines pourrait aggraver la maladie et faire obstacle au traitement. Elle recommande cependant une alimentation saine pour optimiser la production de sang.1

N.B. Il aussi est conseillé de se joindre à un groupe de soutien.

Autres approches

Approches à considérer Homéopathie. L'homéopathie pourrait aider à soulager certains symptômes, comme la fatigue.2

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Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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Vendredi 11 mai 5 11 /05 /Mai 12:37

 

 


Traitements possibles

Traitements médicaux

Supplémentation en acide folique, hydroxyurée, transfusions sanguines, chirurgie, spiromètre d'incitation, antibiothérapie, vaccination. En cas de crises douloureuses : analgésiques, oxygénothérapie, réhydratation.

Traitements non conventionnels

Efficacité possible

Zinc.

Efficacité incertaine

Acupuncture, acides gras oméga-3, cocktail de vitamine C, vitamine E et ail.

Approches à considérer

Mesures d'aide et de soulagement, homéopathie.

Critères de classification

Description médicale

L'anémie à hématies falciformes est aussi appelée drépanocytose, anémie falciforme, anémie drépanocytaire, hémoglobinose S ou, en anglais, sickle cell disease. Cette forme d'anémie chronique et héréditaire se caractérise entre autres par des crises très douloureuses. Relativement répandue, elle frappe surtout les personnes de race noire : sa prévalence est de 0 % à 40 % en Afrique et de 10 % chez les Afro-Américains. Actuellement aux États-Unis, 1 nouveau-né afro-américain sur 500 est atteint de drépanocytose; la prévalence est de 1 sur 1 100 à 1 400 dans le cas des enfants d'origine hispanique. Les habitants des Antilles et d'Amérique du Sud sont aussi à risque élevé.

Cette maladie est génétique : elle est liée à la présence de gènes d'hémoglobine anormaux qui produisent une protéine d'hémoglobine non fonctionnelle, appelée hémoglobine S. Celle-ci déforme les globules rouges et leur donne la forme d'un croissant ou d'une faux (d'où son nom falciforme), en plus de les faire mourir prématurément. Ces globules rouges déformés se nomment aussi drépanocytes. Cette déformation rend fragiles les globules rouges. Ceux-ci se détruisent rapidement. De plus, leur forme inhabituelle rend leur passage dans les petits vaisseaux sanguins plus difficile. Il arrive qu'ils bloquent l'apport en sang de certains organes et provoquent des accidents circulatoires.

La destruction accélérée des globules rouges évolue finalement vers une anémie hémolytique - c'est-à-dire une anémie causée par une destruction anormalement rapide des globules rouges. Par ailleurs, la forme anormale de ceux-ci peut créer des obstructions dans les capillaires et occasionner divers problèmes liés à une mauvaise circulation du sang. Heureusement, les drépanocytaires - les personnes atteintes de cette maladie - peuvent prévenir les complications et les crises dans une certaine mesure. Ils vivent aussi plus longtemps qu'auparavant (Déroulement de la maladie).

Cause

La présence de l'hémoglobine S s'explique par un défaut génétique lié au gène responsable de la fabrication de l'hémoglobine. Voilà plusieurs milliers d'années, à une époque où la malaria faisait beaucoup de morts, les personnes ayant ce défaut génétique avaient plus de chance de survie, car l'hémoglobine S empêche le parasite de la malaria de pénétrer dans les globules rouges. Comme cette caractéristique héréditaire était un avantage pour la survie de l'espèce, elle s'est donc maintenue. De nos jours, elle est devenue bien sûr un handicap maintenant que la malaria se soigne bien.

Pour qu'un enfant soit atteint d'anémie à hématies falciformes, il faut que ses deux parents lui aient transmis le gène de l'hémoglobine S. Si un seul parent lui transmet le gène, l'enfant sera lui aussi porteur du gène fautif, mais il ne souffrira pas de cette maladie. Par contre, il pourrait transmettre le gène à son tour.

Déroulement de la maladie

La maladie apparaît vers l'âge de six mois et se manifeste différemment d'un patient à l'autre. Certains n'ont que des symptômes légers et subissent moins d'une crise par an, pendant laquelle les symptômes sont exacerbés. Jadis, cette maladie était souvent mortelle chez les enfants de moins de cinq ans. Même si le taux de décès demeure élevé dans ce groupe d'âge, les traitements permettent désormais aux malades de vivre au moins jusqu'à l'âge adulte.

Complications

Elles sont nombreuses. Parmi les principales, on retrouve celles-ci :

  • Vulnérabilité aux infections. Les infections bactériennes sont une cause importante de complication chez les enfants atteints d'anémie falciforme. C'est pourquoi des thérapies aux antibiotiques leur sont souvent administrées. Les hématies falciformes endommagent la rate, qui joue un rôle essentiel dans le contrôle des infections. Il faut craindre en particulier les infections à pneumocoque, qui sont très fréquentes et dangereuses. L'adolescent et l'adulte devraient aussi se protéger contre les infections.
  • Croissance et puberté retardée, constitution frêle chez l'adulte. Ce phénomène est causé par un manque de globules rouges.
  • Crises douloureuses. Elles se manifestent généralement aux membres, à l'abdomen, au dos ou à la poitrine, et parfois aux os. Elles sont liées au fait que les hématies falciformes bloquent la circulation sanguine dans les capillaires. Selon le cas, elles peuvent durer de quelques heures à plusieurs semaines.
  • Troubles visuels. Lorsque le sang circule mal dans les minuscules vaisseaux qui entourent les yeux, cela endommage la rétine et peut donc mener à la cécité.
  • Calculs biliaires. La destruction rapide des hématies falciformes libère une substance associée à la jaunisse, la bilirubine. Or si le taux de bilirubine s'élève trop, des calculs biliaires peuvent se former. D'ailleurs, la jaunisse est l'un des symptômes associés à cette forme d'anémie.
  • Oedèmes des mains et des pieds ou syndrome mains-pieds. Ici encore, il s'agit d'une conséquence de l'obstruction circulatoire causée par les globules rouges anormaux. C'est souvent le premier signe de la maladie chez le nourrisson et, dans bien des cas, il est associé à des crises de fièvre et des douleurs.
  • Ulcères des jambes. Étant donné que le sang circule mal vers la peau, celle-ci ne peut recevoir les nutriments nécessaires. Les cellules cutanées meurent donc les unes après les autres et des plaies ouvertes apparaissent.
  • Priapisme. Il s'agit d'érections douloureuses et prolongées qui s'expliquent par le fait que le sang s'accumule dans le pénis sans pouvoir refluer à cause des hématies falciformes. Ces érections prolongées finissent par endommager les tissus de la verge et conduisent à l'impuissance.
  • Syndrome thoracique aigu (acute chest syndrome). Ses manifestations sont les suivantes : fièvre, toux, expectoration, douleur dans la poitrine, gêne respiratoire (dyspnée), manque d'oxygène (hypoxémie). Ce syndrome résulte d'une infection pulmonaire ou d'hématies falciformes prisonnières des poumons. Il met sérieusement en danger la vie du malade et doit être traité d'urgence.
  • Lésions organiques. Le manque chronique d'oxygène endommage les nerfs ainsi que des organes comme les reins, le foie ou la rate. Ce type de problème cause parfois la mort.
  • Accidents vasculaires cérébraux. En bloquant la circulation cérébrale, les hématies falciformes peuvent causer un accident vasculaire cérébral. Environ 10 % des enfants atteints de la maladie en ont été victimes.

Symptômes

  • Douleurs dans les membres, l'abdomen, le dos ou la poitrine - et parfois dans les os. C'est le principal symptôme tant chez l'enfant que chez l'adulte.
  • Vulnérabilité aux infections.
  • Oedèmes créant des enflures aux pieds et aux mains chez le nourrisson. Cela peut être le premier symptôme de la maladie.
  • Ceux liés à un bas taux de globules rouges et qui sont communs aux autres types d'anémie : teint pâle, fatigue, faiblesse, étourdissements, accélération du rythme cardiaque, etc.
  • Ceux liés à la destruction des globules rouges : une coloration jaune des muqueuses des yeux et de la peau (chez les Noirs, ce symptôme ne se manifeste que dans les yeux) et l’urine foncée.
  • Troubles de la vision, pouvant aller jusqu'à la cécité.
  • Ceux du syndrome thoracique aigu : fièvre, toux, expectoration, gêne respiratoire, manque d'oxygène.

Personnes à risque

  • L'échelle des risques par région se lit comme suit1 :
    - Sont à très haut risque : les habitants d'Afrique intertropicale ou de certaines régions de l'Inde.
    - Sont à haut risque : les habitants des Antilles, d'Amérique du Sud, les Noirs Américains (une autre source indique qu'aux États-Unis, la maladie est également fort répandue chez les Hispaniques et les Amérindiens).
    - Sont à moyen risque : les Africains du Nord, les Grecs ou les Siciliens.
    - Sont à faible risque : les Portugais, les Israéliens et les Turcs.
  • Personnes dont les deux parents sont porteurs du gène de l'hémoglobine S. Le profil de risque de l'enfant est le suivant :
    - Une chance sur quatre d'être atteint de la maladie;
    - Deux chances sur quatre d'être porteur d'un gène fautif;
    - Une chance sur quatre de ne n'être ni atteint, ni porteur du gène fautif.

Facteurs de risque

Les crises peuvent survenir spontanément, mais aussi être déclenchées par les facteurs suivants :

  • Consommation d'alcool.
  • Déshydratation.
  • Infections.
  • Manque d'oxygène (comme c'est le cas en avion et en haute altitude).
  • Menstruations.
  • Stress.
  • Température extrême (froid ou chaud).

Prévention

Pour l'instant, on ne peut pas prévenir cette forme d'anémie, mais on prévoit qu'il sera possible de pratiquer une thérapie génétique à l'avenir. Dans l'immédiat, il est cependant recommandé de passer des tests génétiques avant d'avoir des enfants si une personne de la famille souffre de cette maladie ou si l'on est de race noire.

Mesures pour prévenir les crises

L'Association pour l'information et la prévention de la drépanocytose (Sites spécialisés) fait les recommandations suivantes pour réduire le nombre de crises :

1. Prévenir les infections : hygiène corporelle et dentaire impeccable, antibiothérapie et vaccination systématique dès la naissance.
2.
Faire attention à sa température.
3.
Si la température est égale à 38 °C, il faut aller rapidement consulter un médecin.
4.
Éviter la déshydratation, car celle-ci peut amorcer des crises et accroître la viscosité du sang. Il faut donc boire beaucoup d'eau : environ trois litres par jour. Cette précaution est d'autant plus importante en été ainsi qu'en cas de diarrhée, de fièvre ou de vomissements. L'été, on veillera aussi à réduire l'exposition au soleil.
5.
S'assurer de ne jamais manquer d'oxygène. Autrement dit, on doit éviter :
- les voyages dans des avions non ou mal pressurisés;
- les endroits mal aérés;
- les efforts physiques trop intenses;
- les refroidissements;
- la station debout prolongée.
6.
Très bien s'alimenter. Les carences alimentaires font empirer l'anémie et augmentent la vulnérabilité aux infections. Il faut donc s'assurer que l'alimentation fournit un apport accru en folate, fer et protéines.
7.
Vérifier si les signes de la destruction rapide des globules rouges sont présents : yeux et peau jaune (jaunisse), urines foncées, herpès labial (feux sauvages ou boutons de fièvre).
8.
Veiller à ne pas nuire à la circulation du sang, car cela peut, entre autres, faire enfler les extrémités ou causer des douleurs. Mieux vaut donc éviter de porter des vêtements trop serrés, de se croiser les jambes, etc.
9.
Il est important aussi de consulter régulièrement un médecin - en particulier pour détecter assez tôt les anomalies oculaires et prévenir la cécité.
10.
Avoir une bonne hygiène de vie. En plus de bien s'alimenter, il faut aussi bien se reposer et éviter le stress inutile.

Traitements médicaux

Supplémentation. La supplémentation quotidienne en acide folique (ou vitamine B9) est nécessaire pour favoriser la production de nouveaux globules rouges.

Hydroxyurée. À l'origine, il s'agit d'un médicament contre la leucémie, mais c'est aussi le premier médicament jugé efficace pour traiter la drépanocytose chez les adultes. Depuis 1995, on sait qu'il peut réduire la fréquence des crises douloureuses et du syndrome thoracique aigu. Les patients qui recourent à ce médicament ont aussi moins besoin de transfusion.
Par ailleurs, l'usage combiné de l'hydroxyurée et de l'érythropoïétine permettrait d'augmenter l'efficacité de l'hydroxyurée. Des injections d'érythropoïétine synthétique sont utilisées pour stimuler la production de globules rouges et soulager la fatigue. Cela dit, on connaît encore mal son impact à long terme en raison notamment des risques de baisse dangereuse du taux de cellules sanguines. Son usage pour les enfants drépanocytaires est d'ailleurs encore à l'étude.

Transfusions de sang. En augmentant le nombre de globules rouges en circulation, les transfusions préviennent ou soignent certaines complications de la drépanocytose. Chez les enfants, elles permettent d'éviter la récurrence des accidents vasculaires cérébraux et l'élargissement de la rate.
Il est possible de répéter les transfusions, il faut alors se faire traiter pour réduire le taux de fer sanguin.

Chirurgie

Diverses interventions chirurgicales peuvent être effectuées au fur et à mesure que des problèmes apparaissent. On pourra par exemple :
- Soigner certains types de lésions organiques.
- Enlever des calculs biliaires.
- Installer une prothèse de hanche en cas de nécrose de la hanche.
- Prévenir les complications oculaires.
- Faire des greffes de peau pour soigner des ulcères des jambes si ceux-ci ne guérissent pas, etc.
Quant à la greffe de moelle osseuse, elle est parfois utilisée chez certains enfants en cas de symptômes très sévères. Une telle intervention peut guérir la maladie, mais elle présente beaucoup de risques sans compter qu'il faut trouver un donneur compatible issu des mêmes parents.

N.B. Plusieurs nouveaux traitements sont à l'étude. C'est le cas notamment de la thérapie génique, qui permettrait de rendre inactif ou de corriger le gène fautif.

En prévention des complications

Spiromètre d'incitation. Pour éviter les complications pulmonaires, ceux qui souffrent beaucoup du dos ou du thorax pourront recourir à un spiromètre d'incitation, un dispositif qui aide à respirer plus profondément.

Antibiotiques. En raison des graves risques liés aux infections à pneumocoque chez les enfants atteints, on leur prescrit de la pénicilline dès la naissance jusqu'à l'âge de six ans. Cette pratique a beaucoup réduit la mortalité dans ce groupe d'âge. Les antibiotiques seront également employés pour prévenir les infections chez les adultes.

Vaccination. Les drépanocytaires - enfants ou adultes - doivent se prémunir principalement contre la pneumonie, la grippe et les hépatites. On recommande la vaccination systématique de la naissance jusqu'à l'âge de six ans.

En cas de crise aiguë

Analgésiques. Ils servent à combattre la douleur en cas de crise aiguë. Selon le cas, le patient peut se contenter des analgésiques en vente libre ou s'en faire prescrire des plus puissants.

Oxygénothérapie. En cas de crise aiguë ou de troubles respiratoires, le recours au masque à oxygène permet de respirer plus facilement.

Réhydratation. En cas de crises douloureuses, on pourra aussi utiliser des perfusions intraveineuses.

Traitements non conventionnels

Médecine traditionnelle chinoise

Efficacité incertaine Acupuncture. Deux petites études indiquent que l'acupuncture pourrait aider à soulager la douleur en cas de crise douloureuse.3,4 Un chercheur mentionne avoir obtenu ainsi des résultats tandis que les moyens habituels avaient échoué. Les résultats ont été si spectaculaires qu'il a utilisé l'acupuncture pour quatre autres cas4. Voir la fiche Acupuncture.

Supplémentation

Efficacité possible Zinc. Il est connu qu'un apport suffisant en zinc est nécessaire au bon fonctionnement du système immunitaire. On retrouve fréquemment des déficiences en zinc chez les gens atteints d'anémie à hématies falciformes, puisque la maladie augmente les besoins en zinc. Une étude clinique randomisée portant sur 130 sujets suivis pendant 18 mois indique qu'une supplémentation de 220 mg de sulfate de zinc (capsules) prise trois fois par jour peut réduire le nombre moyen d'épisodes infectieux ainsi que les complications qui y sont associées.8 Une étude plus récente d'une durée de trois ans portant sur 32 sujets ayant pris 50 mg à 75 mg de zinc élémentaire par jour arrive aux mêmes conclusions.9 Enfin, la prise de 10 mg de zinc élémentaire par jour chez les enfants atteints leur assurerait une croissance et un gain de poids plus proches de la moyenne.11

Efficacité incertaine  Acides gras omega-3. Certaines données indiquent que la consommation d'acides gras oméga-3 pourrait aider à réduire la fréquence des crises douloureuses typiques de l'anémie à hématies falciformes.5,12,13

Efficacité incertaine  Cocktail de vitamine C, vitamine E et ail. Selon une récente étude clinique contrôlée portant sur 20 sujets, ce traitement pourrait s'avérer efficace en cas d'anémie à hématies falciformes, vu son effet antioxydant.6 Il réduirait la formation de cellules à densité élevée et à membranes anormales. Or, celles-ci tendent à obstruer la circulation sanguine et donc à provoquer les douleurs typiques associées à ce phénomène. Au cours de cette étude, on a utilisé 6 g d'ail vieilli, de 4 g à 6 g de vitamine C et de 800 UI à 1 200 UI de vitamine E.

Autres approches

Approches à considérer Mesures d'aide et de soulagement. Faire parti d'un groupe de soutien peut s'avérer fort profitable.

L'application de chaleur humide sur une zone affectée peut aider à soulager la douleur.

Approches à considérer Homéopathie. L'homéopathie pourrait aider à soulager certains symptômes, comme la fatigue.10

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Vendredi 11 mai 5 11 /05 /Mai 11:45

 

 

 


Traitements possibles

Traitements médicaux

Selon le type d'anémie : médicaments (antibiotiques, hydroxyurée, etc.), non-exposition aux substances en cause, oxygénothérapie, suppléments (notamment en fer), traitement de la maladie sous-jacente, transfusion, transplantation de moelle osseuse.

Traitements non conventionnels

Efficacité possible

Zinc.

Efficacité incertaine

Acides gras oméga-3, cocktail de vitamine C, de vitamine E et d'ail.

Approches à considérer

Acupuncture, pharmacopée chinoise, alimentation, homéopathie.

Usage traditionnel

Luzerne, pissenlit, bardane, patience crépue.

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Description médicale

L'anémie est un nom générique qui regroupe de nombreuses maladies associées à un manque de globules rouges ou d'hémoglobine, et donc à un transport inadéquat de l'oxygène par le sang.

Les globules rouges - qu'on appelle aussi hématies - sont en effet des cellules sanguines qui apportent l'oxygène nécessaire à toutes les cellules du corps et assurent ainsi leur production d'énergie. Quant à l'hémoglobine, elle constitue le pigment respiratoire qui leur permet d'accomplir ce rôle.

Pour que le taux d'hémoglobine reste normal, il doit y avoir équilibre entre la quantité de globules rouges produits dans la moelle osseuse et celle détruite en particulier dans la rate. Sinon, le taux d'hémoglobine baisse et l'anémie s'installe. Les globules rouges se forment dans la moelle osseuse en cinq jours environ et circulent dans les vaisseaux sanguins durant 120 jours environ, avant d'être détruits. Plusieurs symptômes de l'anémie résultent d'un manque d'oxygène dans les tissus.

Important. Même si vous avez plusieurs des symptômes de l'anémie, cette affection nécessite un diagnostic médical.

Taux d'hémoglobine normal

Hommes : de 14 g/100 ml à 16 g/100 ml
(ou de 140 g/L à 160 g/L)

Femmes : de 12 g/100 ml à 14 g/100 ml
(ou de 120 g/L à 140 g/L)

Causes

La production et la « survie » des globules rouges dépendent du bon fonctionnement de certains organes, mais aussi d'un apport adéquat en vitamines (B12, B9, et C) et en fer. Les reins sécrètent une hormone qui incite les cellules souches de la moelle osseuse à générer de nouveaux globules rouges : l'érythropoïétine. Une fois produites, les nouvelles cellules circulent dans le sang durant quatre mois. Au bout de cette période, elles sont détruites dans de petits vaisseaux, en particulier dans la rate. Quelques composants des globules rouges, dont le fer, seront recyclés afin d'en produire de nouveaux.
Tout ce qui affecte la production des globules rouges augmente leur destruction peut entraîner l'anémie. De même, une fuite de sang importante en dehors du système circulatoire - l'hémorragie - provoque l'anémie.

Types d'anémie

Il existe de nombreuses formes d'anémie, qu'on peut classer selon la cause en jeu, soit un défaut de production des globules rouges ou une destruction anormale des globules rouges. En voici quelques-unes.

Défaut de production des globules rouges

Anémie ferriprive
C'est la forme la plus répandue et, comme son nom l'indique, elle provient d'une carence en fer, qui est un composant essentiel de l'hémoglobine. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, cette carence ne s'explique pas toujours par une alimentation pauvre en fer - qui, d'ailleurs, est la cause la moins courante de l'anémie ferriprive. Voici d'autres causes :
- Règles abondantes. Les menstruations causent des pertes de fer chez toutes les femmes menstruées, mais elles sont d'autant plus susceptibles de causer l'anémie chez celles qui ont des pertes très abondantes (voir la fiche Ménorragie). Par ailleurs, comme les pertes menstruelles sont plus importantes à la puberté, les adolescentes risquent d'avoir très peu ou pas du tout de fer en réserve si leur alimentation ne leur fournit pas assez de fer.
- Certains médicaments. Par exemple, l'usage prolongé d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens peut irriter les parois de l'estomac et causer des saignements. En outre, certains médicaments risquent de provoquer une carence en fer : antiacides, antihistaminiques H2, inhibiteurs de la pompe à protons, tétracyclines.14
- Grossesse. Le foetus puise dans les réserves maternelles de fer, ce qui peut occasionner une carence en fer (aussi appelée « anémie de grossesse »).

Anémie aplasique (ou aplastique)
Cette maladie rare survient quand la moelle osseuse ne produit plus assez de globules rouges. Dans 50 % des cas, l'anémie aplasique est causée par des agents toxiques, certains médicaments ou une exposition à des radiations. Elle peut aussi s'expliquer par de graves maladies comme la leucémie, dans ses premiers stades.
Voir la fiche Anémie aplasique.

Anémie mégaloblastique
Ce terme générique regroupe des anémies où la moelle osseuse produit des globules rouges déformés et très gros qu'on appelle mégaloblastes. En général, ces anémies sont liées à deux types de carences en vitamines. Elles s'expliquent notamment par un apport alimentaire déficient ou une anomalie congénitale du métabolisme de ces vitamines. La plus courante est l'anémie pernicieuse ou anémie de Biermer, causée par une carence en vitamine B12. Voir la fiche Anémie pernicieuse.
La seconde est l'anémie causée par une carence en vitamine B9 (acide folique). Cette forme d'anémie est souvent associée à une carence en fer. Les principales causes sont :
- grossesse, allaitement;
- cuisson excessive des aliments;
- certains médicaments (médicaments contre le cancer, anticonvulsivants, etc.);
- maladies du petit intestin (maladie de Crohn, etc.);
- ablation d'une part importante du petit intestin, ce qui réduit l'absorption des nutriments;
- alcoolisme, tabagisme;
- hémodialyse.

Anémie sidéroblastique
Ce terme chapeaute un groupe d'anémies dans lesquelles une utilisation anormale du fer provoque un type d'anémie caractérisée par des globules rouges de petite taille qu'on appelle « anémie microcytaire ». Ces anémies tendent à être bénignes chez les enfants, mais deviennent plus graves et plus difficiles à traiter chez les adultes. Il s'agit d'anémies héréditaires ou acquises. Dans ce dernier cas, elles peuvent être notamment causées par :
- l'alcoolisme;
- le chloramphénicol, un antibiotique utilisé en particulier contre la salmonellose;
- des médicaments toxiques qui lèsent ou tuent les cellules vivantes comme l'azathioprine, un immunosuppresseur, et la moutarde à l'azote, un anticancéreux immunosuppresseur;
- certaines formes d'anémie : anémie mégaloblastique, anémie hémolytique;
- diverses maladies : arthrite rhumatoïde, leucémie, etc.

Perte ou destruction anormale des globules rouges

Anémie hémolytique
Selon le cas, le taux de production de globules rouges est normal ou élevé, mais ceux-ci sont détruits trop rapidement. Cette maladie est acquise ou héréditaire. Si l'anémie hémolytique est acquise, cela peut être dû entre autres à une réaction du système immunitaire (auto-immune ou allergique), à la présence de toxines dans le sang ou à des infections (par exemple, la malaria).
Voir la fiche Anémie hémolytique.
Parmi les formes héréditaires de l'anémie hémolytique, il y a notamment l'anémie à hématies falciformes. Également appelée drépanocytose, cette anémie chronique et héréditaire touche surtout les personnes de race noire. Fort sérieuse, elle provoque une destruction accélérée des globules rouges pour évoluer finalement vers une anémie hémolytique.
Voir la fiche Anémie à hématies falciformes.

Anémie causée par une maladie chronique
Plusieurs maladies chroniques (et parfois leur traitement) peuvent affecter la production de globules rouges et donc provoquer l'anémie. Entre autres, celles-ci :
- cancer, maladies du foie, maladies chroniques inflammatoires, sida.
- Maladies qui engendrent des hémorragies persistantes. C'est le cas par exemple de celles qui affectent le tube digestif : gastrite, ulcère gastrique, cancer de l'estomac, inflammation de l'intestin, diverticules. Les maladies gastro-intestinales représentent d'ailleurs la principale cause d'anémie chez les hommes.
- Certaines formes de chirurgie. Chez ceux qui souffrent d'une maladie coeliaque, d'un trouble digestif ou de l'intestin grêle, l'ablation chirurgicale d'une partie ou de tout l'estomac peut nuire à l'absorption du fer.

Symptômes

Les symptômes suivants sont communs à plusieurs types d'anémie :

  • Pâleur du teint.
  • Fatigue inexpliquée, faiblesse, perte d'énergie, somnolence.
  • Maux de tête.

Si l'anémie s'aggrave :

  • Accélération inhabituelle du rythme cardiaque et respiration courte au cours d'exercices de faible intensité.
  • Étourdissements.

N.B. Certaines anémies s'installent lentement et peuvent donc prendre un certain temps avant d'être décelées.

Personnes à risque

  • L'hérédité entre en jeu pour plusieurs types d'anémie.
  • Les femmes ayant des pertes abondantes et les adolescentes sont particulièrement à risque en ce qui concerne l'anémie ferriprive.
  • Les personnes âgées de plus de 85 ans.

Facteurs de risque

  • Tout ce qui peut occasionner des pertes de sang excessives, et donc une carence en fer (ménorragie, maladies qui engendrent des hémorragies persistantes - entre autres celles du tube digestif.).
  • Maladies chroniques : cancer, maladies du foie, maladies chroniques inflammatoires, sida.
  • Alimentation carencée en fer, vitamine B9 (acide folique), vitamine B12 et vitamine C.
  • Tout ce qui peut affecter l'absorption de ces nutriments : chirurgie de l'estomac et du petit intestin, maladies du petit intestin, alcoolisme, etc.
  • Grossesse et allaitement (carences nutritionnelles).
  • Certaines infections, maladies du sang ou troubles auto-immunitaires.
  • Usage de certains médicaments ou exposition aux radiations.

Prévention

La prévention varie en fonction de la cause de l'anémie.

Anémie ferriprive

Manger régulièrement des aliments riches en fer. Ce conseil vaut plus particulièrement pour les adolescentes et les femmes - surtout celles qui ont des pertes menstruelles importantes. La forme la plus absorbable de fer est le fer hémique ou fer organique présent dans la viande, le poisson, la volaille et les fruits de mer. Quant au fer non hémique ou fer inorganique, il se retrouve dans les aliments déjà mentionnés, mais aussi dans les légumes verts, les légumineuses, les fruits séchés, les céréales et la mélasse. Pour en savoir plus, consulter notre fiche sur le fer.
N.B.
Les végétariens ne consomment pas toujours la quantité de fer requise et le fer qu'ils mangent est moins bien absorbé par l'organisme. Ils pourraient donc avoir intérêt à prendre un supplément de fer.

Prendre un supplément de fer si on risque de subir une carence. C'est le cas notamment de tous ceux qui ont des pertes de sang importantes (en cas de ménorragie par exemple). Cependant, la supplémentation en fer ne semble pas efficace pour tous les groupes à risque. Comme le révèle une étude randomisée, une supplémentation en fer pourrait prévenir une carence en fer chez les femmes menstruées qui subissent un pontage gastrique de type « anse en Y » pour combattre l'obésité. Par contre, cette supplémentation ne s'est pas traduite par une réduction significative des cas d'anémie par rapport au groupe contrôle (néanmoins, l'incidence des microcytoses - anémies caractérisées par de petits globules rouges - était nettement plus importante dans le groupe recevant le placebo). Au cours de cette étude, une dose de 320 mg deux fois par jour a été prescrite un mois après l'intervention.1

Éviter de consommer des aliments qui réduisent l'absorption du fer. Par exemple, le thé peut nuire à l'absorption du fer. Toutefois, il ne peut à lui seul causer une anémie ferriprive. Les personnes à risque devraient éviter de boire du thé aux repas. Voir la fiche Fer, qui contient la liste des aliments qui réduisent son absorption (section Précautions).

Important
- Il est impératif de consulter un médecin avant de recourir à un supplément de fer.

Anémie aplasique

On ne peut prévenir l'apparition initiale de cette anémie. En revanche, il est possible d'en prévenir la récurrence en évitant l'un ou l'autre des facteurs suivants s'ils sont en cause : produits toxiques, médicaments ou radiations.
Voir la fiche Anémie aplasique.

Anémies mégaloblastiques

Une déficience en vitamine B12 peut prendre entre trois et cinq ans à se développer. Par contre, une déficience en acide folique (vitamine B9) peut survenir en quelques mois. Pour l'anémie mégaloblastique causée par une carence en vitamine B12 (pernicieuse), la prise de suppléments de vitamine B12 est souvent recommandée aux végétariens stricts.
Voir la fiche Anémie pernicieuse.
Pour l'anémie causée par une carence en vitamine B9 (acide folique) :
- Ne pas trop cuire les aliments.
- Avoir une alimentation équilibrée et riche en acide folique (fruits frais, légumes verts, légumes à feuilles).
- Limiter sa consommation d'alcool.
- Éviter de fumer.
- Les femmes enceintes et celles qui allaitent ainsi que les personnes sous dialyse ont des besoins accrus en acide folique.

Anémie sidéroblastique

Si la cause n'est pas héréditaire et si une substance spécifique est responsable de la maladie, il faut l'éviter pour prévenir les récurrences.

Anémie hémolytique

Si la cause n'est pas héréditaire et si une substance spécifique est responsable de la maladie, il faut l'éviter pour prévenir les récurrences.
Voir la fiche Anémie hémolytique.
Actuellement, il est impossible de prévenir l'anémie à hématies falciformes, une forme héréditaire d'anémie hémolytique. Pour les gens atteints, certaines mesures peuvent être prises pour diminuer la fréquence des crises. Il sera peut-être possible de pratiquer une thérapie génique à l'avenir. Dans l'immédiat, il est cependant recommandé de faire un dépistage durant la grossesse.
Voir la fiche Anémie à hématies falciformes.

Anémie causée par une maladie chronique

Si on souffre d'une maladie chronique susceptible de causer l'anémie, il est important de passer des tests sanguins pour la détecter de façon précoce.

Traitements médicaux

Dans bien des cas, l'anémie est associée à une maladie. Souvent, un traitement adéquat de cette dernière suffit à faire disparaître l'anémie. Pour les autres cas, le traitement varie selon le type d'anémie.

Anémie ferriprive

D'habitude, cette forme d'anémie se traite facilement. Dans un premier temps, il est important qu'un médecin détermine la cause exacte des pertes de fer pour la soigner adéquatement si elle n'est pas d'ordre alimentaire.
- Suppléments de fer. À prendre pendant plusieurs mois, et même plus. Cela doit se faire sous la surveillance stricte du médecin, car un excès de fer peut entraîner de nombreux (et sérieux) problèmes de santé. Ce traitement sera normalement poursuivi durant six mois.2 Avoir une alimentation riche en fer est également suggéré. Consulter la fiche sur le fer pour les précautions à prendre relativement à la prise de suppléments.
- Suppléments de vitamine C. Il est également recommandé de prendre un supplément de vitamine C et de consommer des aliments qui en contiennent beaucoup (agrumes, brocoli, chou-fleur, etc.). Cette vitamine favorise l'absorption du fer. Pour la supplémentation en vitamine C, on suggère une dose quotidienne de 100 mg à 500 mg.3
- En cas d'aggravation. Dans de très rares cas d'anémie ferriprive grave, il faut avoir recours à une transfusion de sang.

Anémie aplasique

Selon le cas, on a recours à des transfusions de sang, des médicaments ou une transplantation de moelle osseuse.
Voir la fiche Anémie aplasique.

Anémies mégaloblastiques

Anémie pernicieuse
La déficience en vitamine B12 est corrigée par des injections de vitamine B12, généralement à vie. Parfois, la prise orale de vitamine B12 peut suffire. Dans les rares cas où le régime alimentaire est en cause, une supplémentation orale en vitamine B12 réglera le problème. Pour les cas graves, des transfusions de sang peuvent être nécessaires.
Voir la fiche Anémie pernicieuse.

Anémie causée par une carence en vitamine B9 (acide folique)
Une supplémentation en acide folique fait disparaître l'anémie rapidement, mais il suffit souvent d'améliorer le régime alimentaire. Il n'en reste pas moins qu'il est important d'éliminer ou de soigner la cause véritable de cette carence : tabagisme, consommation excessive d'alcool, trouble intestinal, etc.

Anémie sidéroblastique

La première étape du traitement consiste à éliminer, si ces facteurs sont en cause, les toxines à l'origine de la maladie (alcool, médicaments...). Une autre priorité est de traiter la maladie sous-jacente s'il y a lieu. Pour certains, la pyridoxine (vitamine B6) est prescrite en dose de 200 mg à 500 mg. La pyridoxine est souvent efficace dans les cas d'alcoolisme. Certains ne répondent que partiellement à ce traitement. C'est le cas de plusieurs personnes atteintes d'anémie sidéroblastique héréditaire. Quant à la supplémentation en fer, elle est d'habitude inefficace. Si l'anémie est grave, les médecins ont recours à des transfusions sanguines (et parfois de manière chronique) pour normaliser le taux d'hémoglobine.

Anémie hémolytique

Des médicaments seront prescrits en fonction de la cause sous-jacente : immunosuppresseurs, corticostéroïdes, etc. Pour la sphérocytose, une forme héréditaire d'anémie hémolytique, l'ablation de la rate peut aider. Par ailleurs, une transfusion sanguine s'impose parfois en cas d'urgence.
Voir la fiche Anémie hémolytique.
Pour l'anémie à hématies falciformes, le traitement varie selon la gravité de la maladie, et passe notamment par la supplémentation en acide folique, la vaccination (hépatite B, pneumocoque, par exemple), les antibiotiques, les transfusions sanguines et la transplantation de moelle osseuse. En cas de crises douloureuses, on a recours aux analgésiques, à l'administration d'oxygène et aux perfusions sanguines.
Voir la fiche Anémie à hématies falciformes.

Anémie causée par une maladie chronique

Il s'agit d'abord de traiter la cause sous-jacente. Cependant, si les symptômes s'aggravent, des injections d'érythropoïétine synthétique pourront stimuler la production de globules rouges et soulager la fatigue. L'érythropoïétine est une hormone que produisent normalement les reins et le foie. Elle favorise la maturation des globules rouges. Selon deux petites études (dont l'une avec des enfants et l'autre avec des adultes), la vitamine E serait peut-être efficace pour améliorer l'efficacité thérapeutique de l'érythropoïétine pour traiter l'anémie chez des patients obligés de subir des dialyses.10,11

Traitements non conventionnels

Phytothérapie

Usage traditionnel Luzerne (Medicago sativa), pissenlit (Taraxacum officinale), bardane (Arctium lappa), patience crépue (Rumex crispus). Ces plantes ont été employées traditionnellement pour nettoyer et fortifier le sang. En cas d'anémie bénigne, elles pourraient suffire à ramener le taux d'hémoglobine à la normale7. Voir nos fiches Luzerne (psn), Pissenlit et Bardane.
Dosage

Une cuillerée à table par tasse d'eau. Faire cuire à feu doux les feuilles pendant cinq minutes et les racines pendant 20 minutes. Utiliser une seule plante ou combiner les quatre. Il est suggéré d'utiliser ce traitement durant un à trois mois maximum, puis d'évaluer l'effet.7

Attention. La consommation de thé peut diminuer l'absorption du fer à cause des tannins qu'il contient. Les personnes qui font de l'anémie ferriprive devraient éviter d'en consommer au repas et au moment de la prise de fer en supplément. La variété de thé qui contient le plus de tannins est le thé noir, tandis que le thé vert en contient très peu.15

Suppléments

Efficacité possible Zinc. Le zinc pourrait être utile en cas d'anémie à hématies falciformes. Voir la fiche Anémie à hématies falciformes.

Efficacité incertaine Acides gras omega-3. Les acides gras oméga-3 pourraient aider en cas d'anémie à hématies falciformes. Voir la fiche Anémie à hématies falciformes.

Efficacité incertaine Cocktail de vitamine C, de vitamine E et d’ail (Allium sativum). Une étude préliminaire indique que ce traitement pourrait s'avérer efficace en cas d'anémie à hématies falciformes. Voir nos fiches Vitamine C, Vitamine E et Ail (psn).

Autres approches

Approches à considérer Médecine traditionnelle chinoise.

Pharmacopée. Le Bu Shen Sheng Xue Tang est une décoction qui sert à tonifier les reins et à régénérer le sang. Cette décoction est utilisée pour traiter l'anémie ferriprive. De plus, l'angélique chinoise ou Dong Quai peut prévenir l'anémie ferriprive causée par des menstruations trop abondantes.

Acupuncture. Elle peut être utile pour traiter l'anémie ferriprive, mais aussi pour soulager les crises douloureuses en cas d'anémie à hématies falciformes (voir la fiche Acupuncture).

Approches à considérer Alimentation. Le Dr Andrew Weil suggère de consommer du yogourt et de la choucroute (en raison de l'acide lactique qu'ils contiennent et qui favorise l'absorption du fer) ainsi que les préparations à base de soya fermenté comme le miso. Par ailleurs, il recommande d'éviter les oeufs, le lait et le son, car ils peuvent nuire à l'absorption du fer.5

Approches à considérer Homéopathie. Souvent, un médecin homéopathe combinera allopathie et homéopathie. L'homéopathie pourrait notamment servir à soulager un symptôme comme la fatigue.12 Elle pourrait aussi améliorer l'absorption du fer et faciliter la guérison.13

                                                                                     source:passeportsanté.net

Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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Jeudi 10 mai 4 10 /05 /Mai 11:09


Autres noms : ALC, CLA (Conjugated Linoleic Acid)

Indications

Efficacité incertaine

Améliorer le rapport masse musculaire et masse adipeuse (plus de muscle, moins de gras).

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Posologie

Amélioration du rapport masse musculaire et masse adipeuse

  • Les études cliniques ont donné des résultats contradictoires. Des résultats positifs ont cependant été obtenus avec des dosages quotidiens variant de 3,5 g à 7 g et administrés à long terme.

Description

L'acide linoléique conjugué est un dérivé de l'acide linoléique, un acide gras essentiel de la famille des oméga-6. Les bactéries présentes dans le rumen des ruminants convertissent l'acide linoléique en ALC. Voilà pourquoi on retrouve ces composés principalement dans les matières grasses du lait et de la viande des ruminants, notamment le boeuf et le mouton. Les glandes mammaires de ces animaux produisent également directement de l'ALC.

Les produits laitiers, particulièrement les fromages vieillis, sont relativement riches en ALC, soit en moyenne 5 mg/g de gras. Cependant, la teneur du lait peut varier grandement. Ainsi, plus les animaux se nourrissent dans les pâturages (plutôt que d'être nourris au foin ou à la moulée), plus leur lait contient d'ALC1. Une augmentation de la teneur en acide linoléique de leur alimentation (ajout d'huile de tournesol, de maïs ou de soya) contribue également à hausser sensiblement la teneur en ALC de leur lait2.

La composition de l'ALC des aliments est différente de celle des suppléments. Les aliments contiennent généralement les composés « trans-10,cis-12 » et « cis-9,trans-11 » dans une proportion respective de 70 % et 30 %, tandis que cette proportion peut varier dans les suppléments : au cours de plusieurs études, on a utilisé des suppléments renfermant ces deux composés à parts égales.

L'ALC des suppléments du commerce est généralement issu d'une transformation en laboratoire de l'huile de carthame, de tournesol ou de soya.

Sources alimentaires

L’ALC est présent dans la viande et le lait des ruminants : boeuf, mouton, chèvre. Bien que l’alimentation soit la principale source d’ALC chez l’humain, il n’existe aucune base de données exhaustive sur le contenu en ALC des aliments.

Par ailleurs, il semble que l'organisme humain soit incapable de transformer l'acide linoléique de source végétale en ALC, du moins en quantité significative. En Occident, l'alimentation habituelle (pour les non-végétariens) ne fournirait que de 0,5 g à 1 g d'ALC par jour, tandis que pour en tirer les bienfaits thérapeutiques qu'on lui attribue, il faudrait absorber des quantités quotidiennes de l'ordre de 3,5 g à 7 g.

Carence

Au cours des dernières décennies, on a recommandé de diminuer l'apport alimentaire en graisses animales. Or, certains spécialistes se demandent si cette modification du régime alimentaire n'a pas pour effet d'entraîner une diminution de l'apport en ALC et si la santé humaine pourrait s'en trouver affectée. Pour l'heure, on ne peut tirer aucune conclusion importante quant à ce que devrait être l'apport idéal en ALC dans l'alimentation. Aucune recommandation n'a été émise.

Historique

L’ALC a été découvert dans les années 1980 par un groupe de chercheurs qui s’intéressaient aux composés carcinogènes du boeuf grillé. L’ALC a plutôt révélé des propriétés anticancer, ce qui a donné lieu à de nombreuses recherches in vitro et sur des animaux.

Les suppléments renfermant de l'ALC n'ont fait leur apparition que récemment. Ces composés ont d'abord servi en médecine vétérinaire pour améliorer le rapport masse musculaire et masse adipeuse des animaux d'élevage (plus de muscle, moins de gras). En cours de route, on s'est rendu compte qu'ils agissaient sur l'organisme à la manière de certains médicaments utilisés pour le traitement des diabétiques.

Bien sûr, l'industrie laitière suit de près ces recherches et envisage d'utiliser les ALC dans l'alimentation du bétail afin de produire un lait moins gras et plus riche en ALC, mais projette aussi de mettre sur le marché des produits laitiers enrichis en ALC1.

Recherches

Efficacité incertaine Rapport masse musculaire et masse adipeuse, et perte de poids. Les études sur les animaux démontrent que l'ALC entraîne une nette diminution de la graisse corporelle au profit d'une augmentation de la masse musculaire. Les chercheurs pensent que l'ALC, en réduisant l’activité d’une enzyme, permettrait à l'organisme de mieux « brûler » ses graisses. Cependant, comme l’ont rapporté les auteurs de plusieurs synthèses, les essais cliniques menés sur des humains (17 études en tout jusqu’en 2005) ont donné des résultats contradictoires3-5. Notez que les techniques de mesure utilisées, les dosages administrés (de 1,7 g à 7 g par jour) et la composition des suppléments ont varié d’une étude à l’autre.

En 2004, deux études de plus grande envergure que celles effectuées au cours des années précédentes arrivaient à des conclusions différentes. Ainsi, au cours d’une étude à double insu avec placebo, la prise de 1,5 g ou de 3 g d’ALC durant 18 semaines n’a pas eu d’effet statistiquement significatif sur la masse adipeuse et le poids des 81 participants (hommes et femmes d’âge moyen souffrant d’embonpoint)6. En revanche, au cours d’un essai d’un an sur 157 participants qui présentaient un surplus de poids, la prise de 4,5 g d’ALC a été plus efficace que la prise d’un placebo au chapitre de la diminution de masse adipeuse. En un an, les sujets traités ont perdu de 1,7 kg à 3 kg de gras, soit une diminution moyenne de 8 %. Ils ont aussi perdu un peu de poids, soit de 1,1 kg à 3,7 kg, toujours sur une période d’un an7. Le protocole de l’essai ne comportait aucune restriction alimentaire ou augmentation de l’activité physique.

Lorsque cette étude a été poursuivie au su (sans placebo) auprès de 134 sujets, ceux qui avaient pris le placebo dans la première phase de l’essai ont vu leur masse adipeuse et leur poids diminuer avec la prise d’ALC. Chez les sujets qui avaient déjà pris de l’ALC durant un an, on n’a observé aucune perte de poids, mais aucune reprise de poids non plus8.

Récemment (en mars 2006) Des chercheurs ont voulu également vérifier si la prise d’ALC après une perte de poids pouvait empêcher ou réduire la reprise de poids ou de masse adipeuse. L’étude a porté sur 101 sujets obèses ayant perdu 8 % de leur poids et qui ont ensuite pris durant un an, soit un placebo, soit 3,4 g d’ALC31. L’ALC n’a pas fait mieux que le placebo : les participants des deux groupes ont repris environ de 4 kg à 5 kg de poids et de 2 kg à 5 kg de gras après un an.

Par ailleurs, comme les fabricants de suppléments d’ALC ciblent les sportifs qui veulent augmenter leur masse musculaire, des chercheurs américains ont vérifié l'effet de 6 g par jour d'ALC sur 23 athlètes de haut niveau suivant un entraînement en endurance. Après 28 jours, les différents tests (rapport masse musculaire et masse adipeuse, et force notamment) n'ont pas permis de constater un effet significatif de l'ALC comparativement au placebo9. Il est possible que la durée de l’étude ait été insuffisante pour obtenir un effet. En effet, une étude antérieure d'une durée de 12 semaines, ayant porté sur 20 adultes s'entraînant pendant une heure et demie, trois fois par semaine, avait donné des résultats concluants au chapitre de la diminution de la masse adipeuse10.

Remarque. La diminution du taux de graisse corporelle par la prise d’ALC ne fait pas perdre de poids de façon significative. Dans les études où il y a eu diminution de la masse adipeuse, dans la très grande majorité des cas, la masse musculaire a augmenté en proportion égale.

Syndrome métabolique et diabète. Les résultats d'études préliminaires menées sur des animaux ont révélé qu'une supplémentation en ALC pouvait augmenter la résistance à l'insuline, un effet indésirable9, ou normaliser le métabolisme du glucose, un effet bénéfique11, 12. Cependant, au cours de certaines études chez les humains, l’ALC n’a pas eu d’effet bénéfique sur le taux de glucose sanguin13-15. Au cours d’un essai auprès de 32 sujets diabétiques, il a même fait augmenter le taux de glucose sanguin de ceux-ci et réduit leur sensibilité à l’insuline16.

Selon les travaux de chercheurs suédois, c’est le composé « trans-10, cis-12 » des suppléments d’ALC qui a cet effet indésirable. Il va à l’encontre de certains effets potentiellement cardioprotecteurs de l’ALC (voir ci-dessous)17-20.

Réduction des taux de lipides sanguins. Les essais préliminaires menés sur des humains arrivent à des résultats contradictoires : certaines études tendent à démontrer que l'ALC peut augmenter le taux de bon cholestérol (HDL)16, tandis que d'autres n’ont pas permis de démontrer une telle action14,15. De plus, dans certaines études, la prise d’ALC a entraîné une légère baisse du taux de HDL7,18.

Récemment, les résultats d’une étude préliminaire croisée de huit semaines chez un groupe de 16 hommes affichant un surplus de poids ont révélé que la consommation de beurre enrichi en ALC n’avait eu aucun impact sur le profil lipidique21.

Stimulation et modulation du système immunitaire. Des études in vitro et sur des animaux indiquent que l’ALC agit de façon positive sur certains mécanismes de l’immunité22. Cependant, les études sur les humains effectuées jusqu’à présent ont donné des résultats contradictoires23-27.

Précautions

Attention

  • En l'absence de données toxicologiques complètes, on recommande aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes souffrant de troubles hépatiques de ne pas excéder la dose alimentaire normale d'ALC, soit environ 1 g par jour.

Contre-indications

  • Grossesse et allaitement. Une étude a rapporté que l'ALC traverse le placenta et peut potentiellement provoquer une diminution du poids du nouveau-né28. Au cours d’une étude récente, un supplément de 1,5 mg d'ALC par jour a réduit la teneur en gras du lait maternel29.

Effets indésirables

  • Troubles gastro-intestinaux légers et fatigue.
  • Au cours d’un essai de huit semaines sur des sujets diabétiques, un supplément d’ALC a fait augmenter le taux de sucre dans le sang et la résistance à l’insuline16.
  • Au cours d’autres études, les chercheurs ont constaté une augmentation de la résistance à l’insuline chez des sujets obèses17-20 ayant pris un supplément d’ALC contenant uniquement le composé « trans-10,cis-12 ». Au cours d’un de ces essais, ce composé a également fait baisser légèrement le taux de bon cholestérol (HDL)18.
  • Un essai récent sur 40 sujets a également démontré que la prise d’un supplément du commerce (4,5 g par jour) durant 12 semaines peut nuire à la souplesse des artères32.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Aucune connue.

Avec des médicaments

  • Aucune connue.

Sur les tablettes

En novembre 2005, ConsumerLab.com, un laboratoire américain indépendant, a publié les résultats de l’analyse de neuf suppléments d’ALC. Un des produits testés ne contenait que 75 % de ce qu’affichait son étiquette30.

                                                                                                         source:passeportsanté.net

Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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Mercredi 9 mai 3 09 /05 /Mai 12:52

 

Noms communs : homard, homard d’Amérique, homard de l’Atlantique, homard européen.
Noms scientifiques :
Homarus americanus, Homarus gammarus.
Famille :
néphropidés.

POURQUOI METTRE LE HOMARD AU MENU?

  • Il transforme une simple soupe ou une chaudrée en un mets royal.
  • Servi dans un rouleau de printemps avec des pousses germées, des morceaux d’avocat et des fines herbes fraîches, c’est un excellent repas du midi.

  • Il est faible en gras saturés et il contient des acides gras oméga-3, qui contribuent à la prévention des maladies cardiovasculaires.

Profil santé

Le homard possède une valeur nutritive très intéressante, étant une source de plusieurs vitamines et minéraux, tels le cuivre, le sélénium, le zinc et la vitamine B12.

Principes actifs et propriétés

Les principes actifs du homard n’ont pas fait l’objet de recherches précises. Notons tout de même quelques études démontrant des résultats intéressants sur les bénéfices à consommer des poissons et des fruits de mer. Tout d’abord, une étude réalisée auprès de plus de 14 000 femmes a démontré que plus elles consommaient de poissons et de fruits de mer, moins leur risque de cancer colorectal était élevé1. Une autre étude, effectuée auprès d’hommes chinois, a démontré que la consommation hebdomadaire d’au moins un repas de poisson ou de fruits de mer diminuerait le risque d’infarctus fatal du myocarde, comparativement à une consommation moindre2. À l’heure actuelle, les effets bénéfiques de la consommation de poisson et de fruits de mer ne peuvent être associés à un principe actif en particulier; des études cliniques sont nécessaires afin de découvrir les composantes concernées. Par contre, les acides gras oméga-3 que l’on trouve dans ces produits marins pourraient jouer un rôle important.

Acides gras oméga-3. Le homard contient de petites quantités d’acide eicosapentanoïque (AEP) et d’acide docosahexanoïque (ADH), deux acides gras de la famille des oméga-3. Ces derniers agissent comme précurseurs de messagers chimiques favorisant un bon fonctionnement immunitaire, circulatoire et hormonal. Plusieurs études épidémiologiques et cliniques ont mis en évidence que la consommation d’acides gras oméga-3 (provenant majoritairement de poissons gras) pourrait exercer des effets favorables sur la santé cardiovasculaire, dont la diminution de la mortalité par maladies cardiovasculaires3. Ces acides gras sont reconnus pour réduire la tension artérielle, les triglycérides sanguins et la formation de caillots sanguins.

Même si les quantités optimales d’acides gras oméga-3 à consommer ne sont pas fermement établies, les preuves scientifiques démontrent que la consommation quotidienne de 500 mg à 1 800 mg d’AEP et d’ADH permettrait de profiter des bienfaits qui y sont reliés4. Une portion de 100 g de homard n’en contient que 85 mg, d’où l’importance d’intégrer de façon régulière d’autres poissons ou fruits de mer à son alimentation. À titre comparatif, le homard contient 25 fois moins d’AEP et d’ADH que le saumon, un poisson gras.

Nutriments les plus importants

Voir la signification des symboles de classification des sources des nutriments

Excellente source Phosphore. Le homard est une excellente source de phosphore. Ce minéral est le deuxième plus abondant dans l’organisme, après le calcium. Mis à part son rôle essentiel dans la formation des os et des dents, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus. Il aide au maintien à la normale du pH sanguin. Il est aussi l’un des constituants des membranes cellulaires.

Excellente source Zinc. Le homard est une excellente source de zinc. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il participe à la synthèse (fabrication), à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.

Excellente source Cuivre. Le homard est une excellente source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

Excellente source Sélénium. Le homard est une excellente source de sélénium, ce minéral qui travaille étroitement avec un des principaux enzymes antioxydants, prévenant ainsi la formation de radicaux libres dans l’organisme. Le sélénium contribue également à convertir les hormones thyroïdiennes en leur forme active.

Excellente source Vitamine B12. Le homard est une excellente source de vitamine B12 : une portion de 100 g comble plus de 100 % des besoins quotidiens. Cette vitamine travaille de concert avec l’acide folique à la fabrication des globules rouges. Elle participe aussi à l’entretien des cellules nerveuses et des cellules fabriquant le tissu osseux.

Acide pantothénique. Le homard contient de l’acide pantothénique, aussi appelé vitamine B5. L’acide pantothénique fait partie d’un coenzyme clé dans l’utilisation de l’énergie des aliments que nous consommons. Il participe aussi à plusieurs étapes de la synthèse des hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs et de l’hémoglobine. Il n’existe pas d’apport nutritionnel recommandé pour l’acide pantothénique (vitamine B5), mais un apport suffisant.

Iode. Le homard contient de l’iode. L’iode entre dans la composition des hormones thyroïdiennes, nécessaires à la régulation de la croissance, du développement et du métabolisme. La valeur exacte du contenu en iode du homard n’est pas disponible dans le Fichier canadien sur les éléments nutritifs.

Que vaut une « portion » de homard?

Poids/volume

Bouilli ou cuit vapeur, 100 g de chair (environ ¾ tasse ou 185 ml)

Calories

98 

Protéines

20,5 g 

Glucides

1,3 g 

Lipides

0,6 g 

Fibres alimentaires

0,0 g 

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.

Précautions

Le homard est un aliment riche en purines, substances précurseurs de l’acide urique. Ainsi, les gens souffrant de la goutte doivent en limiter leur consommation afin de prévenir l’apparition de crises. Chez les personnes aux prises avec cette maladie, l’acide urique est présent en quantité anormalement élevée dans le sang, causant l’apparition de symptômes spécifiques, telles des douleurs aux articulations. Les purines contenues dans certains aliments contribuent à augmenter la concentration d’acide urique dans le sang, d’où l’importance pour les gens souffrant de la goutte d’en limiter la consommation (voir notre fiche Goutte).

Allergie aux crustacés
La consommation de crustacés cause de fréquentes réactions allergiques. Le principal allergène du homard, tout comme pour la crevette et le crabe, est une protéine nommée tropomyosine5. Cette protéine pourrait aussi être l’allergène majeur d’autres fruits de mer, d’où la possibilité de réactions croisées. L’Agence canadienne d’inspection des aliments recommande aux gens allergiques à ces aliments de consulter un allergologue avant d’en introduire de nouveaux dans leur alimentation. Il est intéressant de savoir que l’allergie à un crustacé peut ultimement amener une sensibilisation à certains allergènes de l’air, comme les acariens de la poussière6. La relation inverse a également été observée.

 

Section Profil santé
Recherche et rédaction 
: Caroline Trudeau, Dt.P., nutritionniste

Collaboration
 : Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
Révision scientifique
 : Simone Lemieux, Dt.P., Ph.D., Julie Goulet, Dt.P., candidate au doctorat, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval

Le homard au fil du temps

Le terme « homard » est apparu dans la langue au début du XVIe siècle. Il vient du danois hummer qui l’a emprunté à l’allemand.

Le tomalli

La substance verte que l’on retrouve dans la cavité du homard porte le nom de « tomalli ». Il s’agit d’un organe qui conjugue les fonctions du foie et du pancréas (les scientifiques parlent d’hépatopancréas). Dans le commerce, « tomalli » désigne également une préparation composée d’un mélange de chair, d’oeufs et d’hépatopancréas de homard.

En tant qu’invertébré, le homard est plus proche des insectes et des araignées que des poissons. Comme eux, c’est un arthropode, c’est-à-dire qu’il possède un squelette externe (ou exosquelette) et des pattes articulées. On en connaît deux grandes espèces commerciales : le homard d’Amérique, qui vit dans les eaux côtières du nord-ouest de l’Atlantique (entre Terre-Neuve et la Caroline du Nord, tout particulièrement dans le golfe du Maine et le golfe du Saint-Laurent), et le homard européen, qui vit dans les eaux de l’est de l’Atlantique (depuis la Norvège jusqu’au Maroc), de même que dans la Mer du Nord et dans certaines parties de la Méditerranée et de la mer Noire. La langouste, la langoustine, l’écrevisse et la cigale de mer lui sont apparentées, tant d’un point de vue zoologique que pour leurs usages culinaires.

Le homard européen était apprécié dans l’Antiquité romaine et grecque de même qu’au Moyen Âge et durant la Renaissance où, en plus de ses vertus culinaires, on lui prêtait diverses propriétés médicinales. Par contre, aux XVIIe et XVIIIe siècles, il perdra en popularité et ne sera plus considéré que comme un « aliment de pauvre », particulièrement en Amérique du Nord, où il est tellement abondant qu’on s’en sert comme engrais dans les potagers. Mais, à compter du XIXe siècle, l’engouement des classes aisées pour sa chair délicate, conjugué à la diminution des stocks, contribuera à le rétablir dans l’estime populaire et il sera dès lors considéré comme une espèce de grande valeur commerciale.

Bien qu’il soit possible, en principe, d’élever le homard puisqu’on en maîtrise les techniques, dans la pratique, on ne le fait pas, car l’entreprise est trop coûteuse. Pour l’heure, on se contente donc d’élever les oeufs en écloserie et de relâcher les petits dans l’océan lorsqu’ils atteignent la taille approximative de 12 cm, afin de contrer les effets de la pêche sur les populations et d’assurer le renouvellement de l’espèce.

Usages culinaires

Bien choisir

Le homard devrait être vivant lorsqu’on l’achète (à moins, bien sûr, qu’il soit déjà cuit) et, par conséquent, montrer une certaine activité; la queue, tout particulièrement, devrait se recourber naturellement après qu’on l’ait redressée. La carapace devrait être épaisse et dure, signes que la chair est abondante.

Le homard cuit doit être d’un rouge orangé vif, la chair blanche, élastique et opaque, le tomalli vert et ferme, et les oeufs, quand il y en a, bien rouges.

Le homard frais du Québec et des Maritimes est essentiellement pêché en mai et en juin; c’est le meilleur moment pour le consommer.

Mâle ou femelle : il n’y a pas de différence de saveur notable entre les deux, mais les gourmets préfèrent généralement la femelle qui, en plus de la chair, fournit des oeufs.

Préparation

Tout est comestible dans le homard, à l’exception de l’estomac, situé juste derrière la tête, et l’intestin (qui ressemble à une petite veine noire allant jusqu’au bout de la queue), qu’il faut enlever. Il arrive que la queue du homard cuit soit remplie d’une matière noire et visqueuse : il s’agit des oeufs que la femelle était sur le point de pondre au moment de la pêche, et qui se sont résorbés. Rincer le homard pour les éliminer.

Apprêts culinaires

La manière la plus populaire et la plus simple de cuire le homard est de le faire bouillir. Le plonger la tête la première dans l’eau (additionnée d’un peu de sel) bouillante et mettre le couvercle. Lorsque l’eau bout de nouveau, compter sept à dix minutes de cuisson pour les premiers 500 g et deux à trois minutes pour chaque demi-kilo additionnel. Il est bien cuit lorsque les pattes et les antennes se séparent aisément du corps.

Chaudrée, potage, bisque et bouillabaisse :

  • Chaudrée : faire revenir des carottes, du céleri et des oignons émincés dans un peu de beurre. Saupoudrer de farine, mélanger et ajouter du lait et de la crème (ou seulement du lait). Cuire jusqu’à ce que la préparation épaississe. La passer ensuite au mélangeur et remettre dans la casserole avec la chair finement hachée d’un homard. Assaisonner avec du tabasco, du sel (au besoin) et du poivre. On peut ajouter le tomalli après l’avoir écrasé à la fourchette.
  • En Nouvelle-Écosse, la chaudrée se prépare avec du riz que l’on fait d’abord cuire dans le lait et la crème avec du paprika, de l’oignon émincé, du sel et du poivre. On ajoute la chair de homard lorsque le riz est cuit, on laisse refroidir et on met au réfrigérateur au moins cinq heures afin que les parfums s’amplifient. On réchauffe et on sert.
  • Bouillabaisse : ce plat grandiose se prépare avec, en plus du homard, des moules, des palourdes, des pétoncles, des calmars, des crevettes et divers poissons (daurade, lotte, plie, poissons de fond). Pommes de terre et navets coupés en dés complètent la préparation. Assaisonner d’une branche de fenouil, de safran, de sel et de poivre et servir sur un croûton de pain nappé d’aïoli (mayonnaise à l’ail).
  • Homard en fumet : à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, concasser grossièrement la carapace et les oeufs du homard cuit. Faire revenir ces ingrédients dans l’huile d’olive, ajouter du bouillon de poulet ou de légumes, une julienne de poireaux et de carottes, du gingembre râpé et un bouquet garni. Saler et poivrer. Cuire une vingtaine de minutes à feux doux et laisser infuser une demi-heure. Passer et verser dans un bol garni de la chair finement hachée du homard.
  • Potage : faire revenir de l’oignon et de l’ail, ajouter des tomates pelées, épépinées et concassées, cuire quelques minutes, puis ajouter un fumet de poisson ou du bouillon, cuire une vingtaine de minutes, passer au mélangeur et remettre sur le feu. Ajouter la chair du homard et, si désiré, des morceaux de poisson blanc. Cuire cinq minutes et servir.
  • Faire cuire le homard dans un court-bouillon aromatisé d’estragon, de thym, d’échalotes grises et de poireaux. Défaire la chair et réduire le bouillon. Cuire quelques minutes dans l’eau bouillante des pois mange-tout et des asperges et faire revenir des champignons dans du beurre. Disposer les ingrédients dans une assiette à soupe et napper de bouillon.
  • Soupe froide : hacher grossièrement des tomates, du poivron rouge et vert, du concombre, de l’oignon doux et du jus de légumes au robot culinaire et ajouter la chair émiettée d’un homard. Réfrigérer une heure. Préparer une sauce guacamole avec de l’avocat, du jus de citron et de l’oignon haché. Réfrigérer. Préparer une sauce en passant au mélangeur du yogourt, du jus de lime et des feuilles de coriandre. Verser la préparation de légumes dans des bols, ajouter une bonne cuillerée de guacamole et garnir de sauce au yogourt.

On peut aussi le faire griller après l’avoir coupé en deux dans le sens de la longueur :

  • Homard thermidor : faire cuire les deux moitiés environ 12 minutes au four en arrosant de beurre à quelques reprises. Enlever la chair de la queue et le corail, les couper finement et les remettre dans les moitiés de carapaces. Napper d’une sauce béchamel, mélangée avec une réduction de fumet de poisson et de vin et enrichie d’une cuillerée de moutarde, et parsemer de parmesan. Gratiner et servir.
  • À la pâte d’amandes : badigeonner les deux moitiés d’huile d’olive. Napper d’une pâte faite d’amandes en poudre, de beurre, d’estragon haché et de sel, et remettre à griller au four jusqu’à ce que la pâte d’amandes soit bien dorée.

En salade :

  • avec un oeuf dur, des pommes de terre cuites, du céleri et une vinaigrette. Assaisonner de paprika;
  • sur des feuilles de laitue avec de fines tranches de concombre et de citrons, des tomates cerises, des boules de melon et une vinaigrette à la moutarde;
  • sur des nouilles soba froides, des graines de sésame et des amandes effilées rôties à sec dans un poêlon, du chou chinois, finement émincé, des oignons verts, du gingembre râpé et des feuilles de coriandre; assaisonner d’une vinaigrette à l’huile de tournesol, aromatisée de quelques gouttes d’huile de sésame grillé, de tamari, de vinaigre de vin et de miel;
  • avec des tranches d’avocats, des quartiers d’orange et un bulbe de fenouil émincé; napper d’une vinaigrette à la moutarde et à l’estragon;
  • avec des crosses de fougères (têtes de violon) cuites à point et des oignons doux finement émincés; arroser d’une vinaigrette assaisonnée de persil, de zeste de citron et de ciboulette;
  • sur des feuilles de radicchio avec des morceaux de melon et de papaye et des tomates cerises; assaisonner d’une vinaigrette aromatisée de jus d’orange et de gingembre.

Autres plats :

  • Crêpes farcies : faire revenir des échalotes grises hachées, ajouter de la farine et du lait et mijoter jusqu’à ce que la béchamel épaississe; ajouter de la chair de homard et des crevettes, réchauffer et farcir les crêpes de cette préparation.
  • Sur des pâtes : cuire à petit feu les morceaux de homard dans une sauce tomate aromatisée de fines herbes.
  • Rouleaux printaniers : tremper des galettes de riz dans de l’eau pour les ramollir. Les égoutter et les farcir de chair de homard, de morceaux d’avocats, de jeunes pousses de luzerne, de soya ou de radis, d’oignons verts émincés et de feuilles de menthe, de mélisse ou de coriandre finement hachées. Tremper les rouleaux dans une sauce aux arachides ou aux noix de cajou rôties (avec jus de citron, huile d’olive, ail et gingembre râpés).
  • Ajouter la chair dans une préparation de quiche.
  • Le mijoter dans du lait de coco avec du piment, de la citronnelle, du gingembre et des oignons verts. Servir sur du riz au jasmin.
  • Servir les oeufs comme amuse-gueule, après les avoir battus au malaxeur avec du jus de citron et de l’huile.

Conservation

Homard vivant : il se gardera une journée au réfrigérateur recouvert d’un linge humide. Éviter de le mettre dans de l’eau ou de la glace.

Homard cuit : deux jours au réfrigérateur. Pour congeler la chair, la recouvrir d’une saumure (10 ml – ou 2 c. à thé – de sel par tasse d’eau) et mettre dans un contenant hermétique sans le remplir entièrement. Décongeler au réfrigérateur.

Écologie et environnement

Le tomalli est considéré par les gourmets comme un morceau de choix. Toutefois, depuis le milieu des années 1990, les autorités de diverses instances américaines (notamment le ministère de la Santé du Maine) déconseillent de le consommer, les analyses ayant démontré que celui des homards pêchés le long des côtes du Maine contenait des taux de polychlorobiphényles (PCB) égaux ou supérieurs aux normes établies par la FDA (Food and Drug Administration). Dans les eaux très polluées, les métaux lourds peuvent également se concentrer dans cet organe, comme on l’a observé pour le homard pêché dans le port de Boston. Enfin, le tomalli peut être attaqué par des phycotoxines paralysantes présentes dans le plancton que le homard consomme et dont l’ingestion peut provoquer une intoxication chez les humains. Par mesure de prudence, Santé Canada recommande de ne pas consommer plus de l’équivalent de deux tomallis par jour.

Plusieurs municipalités de l’État du Maine se trouvent confrontées au difficile dilemme de participer ou non au programme d’épandage aérien de l’insecticide diflubenzuron, dont on se sert pour limiter les ravages du liparis. En plus des dégâts qu’elle cause aux feuilles des arbres, la chenille de ce papillon nocturne provoque chez les personnes qui y sont sensibles de vives démangeaisons et des problèmes respiratoires.

Le diflubenzuron agit en inhibant la synthèse de la chitine, composant organique essentiel de l’exosquelette de l’insecte. Sans exosquelette, il ne peut survivre. Cependant, cet insecticide agit également sur tous les arthropodes terrestres et marins, dont le homard, puisqu’ils possèdent également un squelette externe. Les pêcheurs de homard des côtes du Maine s’inquiètent donc de ses effets à long terme sur ce mollusque et demandent que des études soient menées afin de les évaluer.

Il existe des méthodes moins nocives pour venir à bout du liparis, la destruction manuelle des nids étant la plus efficace lorsqu’elle est effectuée au bon moment, c’est-à-dire avant que les larves ne quittent le nid. Des chercheurs travaillent également à la mise au point d’un produit pulvérisant à base d’un virus dont les effets sur la chenille sont mortels sans toutefois affecter les autres arthropodes comme le homard.

                                                                                      source:passeportsanté.net

Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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Mercredi 9 mai 3 09 /05 /Mai 12:44

 

Traitements possibles

Traitements médicaux

Traitements respiratoires (kinésithérapie, antibiotiques, mucolytiques, bronchodilatateurs, oxygénothérapie, greffe d'organe), traitements nutritionnels (régime hypercalorique, suppléments de vitamines, de minéraux et d’enzymes), soutien psychologique et social.

Traitements non conventionnels

Approches à considérer

Arts martiaux.

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Description médicale

La fibrose kystique, ou mucoviscidose, est une maladie d’origine génétique. En général, on la diagnostique avant l’âge de trois ans. Dans certains cas, cela peut prendre plus de temps avant qu’on ne la détecte.

La fibrose kystique a été décrite pour la première fois en 1936 par le Dr Guido Fanconi, un pédiatre suisse. Mais, le gène responsable, nommé CFTR (pour « Cystic fibrosis transmembrane conductance regulator »), n’a été identifié qu’en 1989. Chez tous les malades, un seul et même gène cause la maladie.

Il n’existe encore aucun traitement qui permettrait d’en guérir. Par contre, l’espérance de vie et la qualité de vie des personnes atteintes ont été grandement améliorées au cours des dernières décennies. L’intensité des symptômes varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Cette maladie affecte les glandes muqueuses, rendant leurs sécrétions très épaisses et visqueuses. Les poumons sont durement touchés. Les sécrétions obstruent en effet les bronchioles des poumons. La respiration est donc laborieuse et les infections respiratoires, fréquentes.

La fibrose kystique nuit au système digestif. Le mucus a tendance à bloquer les fins canaux du pancréas, empêchant les enzymes digestives produites par le pancréas de se déverser dans l’intestin et d’exercer leur activité. Les aliments n’étant que partiellement digérés, des carences importantes surviennent, qui peuvent donner lieu à un retard de croissance.

La maladie a aussi des répercussions majeures sur le foie et les organes reproducteurs. En outre, la sueur des personnes atteintes de fibrose kystique est beaucoup plus concentrée en sel.

Prévalence

Au Canada, un nouveau-né sur 3 600 est victime de cette maladie1. Elle est toutefois plus rare chez les Noirs (un sur 13 000) et les Orientaux (un sur 50 000). Elle atteint autant les hommes que les femmes.

Espérance de vie

Avant l’arrivée des antibiotiques, presque tous les enfants atteints de fibrose kystique ne survivaient pas au-delà de l’âge de trois ans. De nos jours, l’âge médian de survie est de 37 ans2.

 

Complications fréquentes

Plusieurs complications peuvent survenir. Le suivi médical vise justement à en réduire la gravité et la fréquence.

Les complications respiratoires sont les plus fréquentes, comme des bronchectasies, des bronchites, des pneumonies et des sinusites à répétition. Certaines infections respiratoires peuvent même être fatales aux personnes atteintes de fibrose kystique.

En ce qui concerne le système digestif, l'obstruction des canaux qui relient le foie à l’intestin peut mener à une cirrhose; l’obstruction du pancréas, quant à elle, peut provoquer la malabsorption des nutriments et le diabète. Ces troubles conduisent souvent à des carences nutritionnelles importantes et à des diarrhées chroniques. En général, les carences peuvent être corrigées par un régime spécial.

Certaines personnes souffrant de fibrose kystique sont intolérantes au gluten, une protéine qui se trouve dans plusieurs céréales (seigle, avoine, blé, orge, triticale, kamut, épeautre). Elles doivent donc exclure le gluten de leur alimentation. Pour en savoir plus à ce sujet, consulter notre fiche Maladie coeliaque.

Enfin, la fibrose kystique diminue la fertilité, surtout chez les hommes, mais aussi chez les femmes.
Hommes.
Environ 95 % d’entre eux deviennent stériles en raison de l'obstruction des canaux déférents. Ces canaux transportent les spermatozoïdes des testicules vers le pénis.
Femmes.
La viscosité accrue du mucus vaginal limite le déplacement des spermatozoïdes. La maladie peut aussi faire en sorte que l'ovulation survienne de manière irrégulière et moins fréquente. La fertilité diminue, mais une grossesse reste tout à fait possible.

Symptômes

L'intensité des symptômes varie beaucoup d'un individu à l'autre. Certains sont fortement handicapés, d’autres réussissent à fonctionner normalement au quotidien.

Atteinte de la respiration

  • Une respiration sifflante.
  • Un essoufflement facile.
  • Une toux grasse chronique avec l'expectoration d'une grande quantité de mucus, et parfois de sang.
  • Des infections respiratoires fréquentes, comme des bronchites et des pneumonies, pouvant provoquer une insuffisance respiratoire.
  • La présence de polypes nasaux.

Atteinte de la digestion

  • Un faible gain de poids malgré un gros appétit, en raison d'une malabsorption des lipides.
  • Des selles anormales (volumineuses, fréquentes, graisseuses, malodorantes), et des diarrhées fréquentes.
  • Des gaz qui résultent de la digestion incomplète des aliments.
  • Des douleurs abdominales.
  • Un retard de croissance.
  • Un ventre bedonnant, chez les enfants.

Autres symptômes

  • Un retard de deux ans en moyenne de la puberté.
  • Une enflure au bout des doigts.
  • Une sueur très concentrée en sel (de deux à cinq fois plus que la normale). L’analyse de la concentration en sel de la sueur est d’ailleurs couramment utilisée pour diagnostiquer la fibrose kystique.

Personnes à risque

On possède deux copies de tous nos gènes. Les deux copies du gène CFTR doivent porter une mutation pour que la fibrose kystique se déclare.

Les personnes qui possèdent un seul gène muté sont des porteurs de la maladie. La fibrose kystique n’apparaîtra jamais chez eux, et ils n’en présenteront jamais les symptômes, mais ils peuvent transmettre l’anomalie à leur descendance. Si leur conjoint(e) est porteur de la même anomalie, il est possible que leur enfant souffre de la maladie. Néanmoins, la majorité des porteurs ne sauront jamais qu’ils le sont. Au Canada, une personne sur 25 porte une anomalie sur le gène CFTR1.

 

Lorsque deux parents porteurs (un gène sain et un gène atteint) décident d’avoir un enfant, il y a pour chaque nouveau-né de la même famille :

  • 50 % de possibilités que l’enfant ne soit pas atteint, mais qu’il porte le gène de la maladie (un gène sain et un gène malade);
  • 25 % de possibilités qu’il ne soit ni porteur, ni atteint de la maladie (deux gènes sains);
  • 25 % de possibilités que l’enfant ait la maladie (deux gènes malades).

Prévention

Peut-on prévenir?

Malheureusement, il est impossible de prévenir la fibrose kystique chez un enfant dont les deux gènes CFTR sont mutés. Dès la naissance, la maladie s’est déjà introduite dans le pancréas et le foie, et elle atteindra progressivement les poumons. Dans un premier temps, les chercheurs espèrent parvenir un jour à prévenir l'atteinte des voies respiratoires.

 

Mesures de dépistage

Le dépistage chez les futurs parents. Depuis quelques années, on peut dépister la mutation génétique chez les futurs parents, avant la conception. Ce test est généralement proposé aux couples ayant des antécédents familiaux de fibrose kystique. Le test se pratique sur un échantillon de sang ou de salive. L’objectif est d'évaluer le risque de fibrose kystique chez l'enfant à naître. Toutefois, il faut savoir que les tests ne peuvent détecter que quelques-unes des 1 500 mutations possibles sur le gène en question. Le test a tout de même un taux d'efficacité de l'ordre de 80 % à 85 %3.

Le dépistage prénatal. Le couple peut aussi bénéficier d’un diagnostic prénatal pour rechercher les mutations du gène de la fibrose kystique chez le foetus. Le test consiste à prélever du tissu placentaire après la dixième semaine de grossesse. Si le résultat est positif, le couple peut alors choisir entre interrompre la grossesse ou la poursuivre.

Le dépistage chez le nouveau-né. L’objectif de ce nouveau test est d’identifier les nourrissons atteints de la fibrose kystique afin de leur offrir les traitements requis le plus tôt possible. Le pronostic serait alors meilleur. Le test consiste en une analyse d’une goutte de sang à la naissance, suivie, s'il y a lieu, d'un deuxième test sanguin. Au Canada, ce test est offert seulement en Ontario et en Alberta pour le moment. Il est aussi accessible dans certains pays d'Europe, dont la France.

 

Mesures pour prévenir les complications

  • Recevoir les vaccins contre la grippe (annuelles), la rougeole, la coqueluche et la varicelle afin de réduire les risques d’infections.
  • Éviter tout contact avec les personnes enrhumées ou souffrant d'une maladie contagieuse.

Traitements médicaux

D’importantes ressources médicales sont requises pour traiter la fibrose kystique. Il s'agit d'un véritable travail d'équipe auquel collaborent le malade, sa famille et plusieurs professionnels de la santé. Outre les intervenants ponctuels, l’équipe multidisciplinaire se compose d’un médecin, d’une infirmière, d’un inhalothérapeute, d’un diététiste, d’un travailleur social, d’un physiothérapeute, d’un pharmacien et, pour les enfants, d’un pédopsychiatre. Les patients consultent en clinique en moyenne tous les trois mois, ou plus.

Les traitements suivants permettent de réduire les symptômes et de mieux vivre avec la maladie. Mentionnons que les essais cliniques réalisés jusqu’à présent pour tenter de « remplacer » le gène responsable de la maladie n’ont pas été concluants.

Voici les trois grands axes du traitement médical :

  • les traitements respiratoires;
  • les traitements nutritionnels;
  • le soutien psychologique et social.

Les traitements respiratoires

Des exercices quotidiens de kinésithérapie respiratoire sont d’une grande aide. En drainant l’excès de mucus emprisonné dans les bronches, ils améliorent grandement la qualité de vie des gens atteints de fibrose kystique. Le risque d’infections diminue aussi.

Chez l’enfant, ces exercices respiratoires se font sous forme de jeux : rire ou soupirer profondément, souffler dans une paille, sur des petits papiers, sur des balles de ping-pong ou des bougies. Progressivement, il pourra les faire seul.

Le physiothérapeute ou le parent procède aussi à des séances de drainage postural, qui permettent d’évacuer une grande quantité de mucus. Grâce à des percussions au dos ou à la poitrine, on provoque une toux qui dégage les voies respiratoires encombrées de mucus.

Des antibiotiques en aérosol peuvent être pris ponctuellement ou régulièrement afin de prévenir les infections du système respiratoire d’origine bactérienne. Les antibiotiques servent aussi à traiter les infections (ils sont alors pris par voie orale).

D’autres médicaments améliorent la qualité de vie :
- des mucolytiques pour fluidifier le mucus. Ceux-ci peuvent être donnés avant une séance de kinésithérapie respiratoire afin de faciliter l’évacuation des glaires (par exemple, la dornase alfa ou Pulmozyme®);
- des bronchodilatateurs pour augmenter l'ouverture des bronches en cas d’obstruction (par exemple, le salbutamol ou Ventolin®, Proventil®).

Au besoin, pour accomplir certaines activités ou en cas d'insuffisance respiratoire, on recourt à l'oxygénothérapie (à la maison ou à l'hôpital).

La greffe d'organes

La greffe de poumons, lorsqu’elle est possible, peut permettre de reprendre une vie plus active. Cependant, plusieurs conditions sont nécessaires avant d’être jugé apte à recevoir un organe. De plus, les donneurs sont rares et les problèmes d’incompatibilité, nombreux. Il arrive qu’une transplantation du coeur soit exécutée en même temps, car lorsque les poumons sont trop atteints, le ventricule droit du coeur est endommagé.

La greffe de poumons se pratique surtout chez les adultes. En effet, de nos jours, il est rare qu’une greffe soit nécessaire avant l’âge de 18 ans. D’après les études, la greffe est un succès dans 80 % des cas, un an après l’intervention. Cinq ans plus tard, elle l’est toujours pour la moitié des greffés. La principale cause de mortalité est le rejet chronique de l’organe.

Les traitements nutritionnels

Malgré un bon appétit, les enfants victimes de fibrose kystique perdent du poids. Ils ont besoin d’une diète particulière, établie par une nutritionniste : plus riche en protéines et en gras (lipides) que la normale. Leur alimentation doit être plus riche en calories que les enfants du même âge, de l’ordre de 50 % environ. Ce régime compense la malabsorption des lipides dans l’intestin grêle et corrige les déficits nutritionnels. Il permet d’éviter ou d’amoindrir les retards de croissance.

Si l’enfant – ou l’adulte - ne peut s’alimenter normalement, il faudra recourir à des liquides nutritifs par voie orale, par intubation ou par sonde gastrique.

Par ailleurs, en plus de cette diète spéciale, la prise de divers suppléments est nécessaire.
- Des enzymes pancréatiques, qui permettent de mieux digérer les matières grasses.
- Des suppléments de vitamines liposolubles (A, D, E et K) et des caroténoïdes, puisqu'ils sont moins bien absorbés. Ces suppléments réduisent la quantité de
radicaux libres dans le corps ainsi que l'inflammation. L'équipe médicale déterminera le dosage nécessaire. Chez les personnes atteintes de fibrose kystique, les carences en vitamines A, D, E et K sont souvent trop importantes pour être comblées par l’alimentation.
- Des suppléments de minéraux sont parfois recommandés, comme du chlorure de sodium, surtout en cas de sudations importantes (en climat chaud, par exemple). Des suppléments de calcium sont aussi proposés en raison d’un risque accru d’
ostéoporose.

Le soutien psychologique et social

Une aide de la part des proches, mais aussi des discussions avec d’autres parents d’enfants atteints ou des rencontres avec un psychologue sont très précieuses pour le malade et les membres de sa famille.

Plusieurs associations et fondations dédiées à la fibrose kystique offrent toutes sortes de renseignements d'ordre pratique sur les traitements et la vie au quotidien avec la maladie. Pour en savoir plus, consulter la section Sites d’intérêt ci-dessous.

Conseils aux parents

Voici quelques conseils offerts par la Clinique Mayo aux parents d'enfants atteints de fibrose kystique4.

  • Encourager son enfant à être actif.
  • Veiller à ce qu’il suive sa diète spéciale : riche en protéines et en lipides.
  • Ne pas oublier la prise quotidienne des suppléments de vitamines et d’enzymes digestives.
  • Encourager son enfant à boire beaucoup : l’eau fluidifie le mucus et facilite le drainage bronchique.
  • Ne pas fumer en présence de l’enfant puisque la fumée secondaire l’incommode fortement.
  • Établir l'habitude du lavage fréquent des mains pour tous les membres de la famille afin de prévenir les infections.
  • Être à jour dans le calendrier des vaccinations.

L’opinion de notre médecin

La fibrose kystique reste une maladie grave, mais l’espérance de vie des patients augmente très rapidement. Cette augmentation est principalement attribuable à une meilleure prise en charge des infections respiratoires et de l’état nutritionnel par les professionnels des cliniques spécialisées.

Il y a également beaucoup de recherche médicale encourageante pour cette maladie. Les chercheurs croient qu’il sera un jour possible d’activer la protéine CFTR défectueuse et ainsi traiter, du moins en partie, la fibrose kystique. En attendant, les personnes atteintes doivent tout mettre en oeuvre pour rester le plus en forme possible. La meilleure façon de prévenir une détérioration de leur état, c’est de respecter les traitements prescrits par l’équipe médicale de la clinique de fibrose kystique.

 

Dr André Cantin, pneumologue

 

Révision médicale (mai 2007) : Dr André Cantin, pneumologue, Chaire Lucie et André Chagnon pour l'enseignement d'une approche intégrée en prévention, Université de Sherbrooke.
Révision médicale (mai 2003) :
Dr Paul Lépine, M.D., D.O.

Traitements non conventionnels

Il n’y a pas de traitement non conventionnel qui soulage les symptômes de la fibrose kystique. Cependant, certains suppléments et diverses thérapies suscitent l’intérêt des chercheurs, car ils présentent un profil thérapeutique prometteur.

Suppléments

Huiles de poisson (oméga-3). L'intérêt qu'on porte aux huiles de poisson s’explique par leur important pouvoir anti-inflammatoire. Deux essais cliniques préliminaires ont étudié leurs effets sur la fibrose kystique, qui met l’organisme dans un état d'inflammation chronique. En 2002, une synthèse des études portant sur l'effet des oméga-3 sur cette maladie a conclu qu'une supplémentation régulière (par des huiles de poisson) pouvait apporter certains bénéfices, mais que les preuves étaient jugées insuffisantes5. Depuis, une autre étude clinique, qui a duré huit mois, au cours de laquelle des huiles de poisson étaient ajoutées à la diète (1,3 % de l'apport calorique quotidien) a démontré une présence réduite des marqueurs de l’inflammation, une amélioration légère des fonctions respiratoires et un recours moins fréquent aux antibiotiques6.

Probiotiques. Un essai clinique mené en Italie auprès de 75 personnes, dont 30 atteintes de fibrose kystique, laisse croire que les probiotiques - dans ce cas-ci, des Lactobacillus GG - pourraient réduire l’inflammation intestinale causée par la maladie7.

Thérapies

Autohypnose. En 1994, des chercheurs ont révélé, par un essai pilote mené auprès de 12 enfants atteints de fibrose kystique, que l’autohypnose permettait de se sentir plus en contrôle de sa santé8. Subséquemment, une étude de plus large envergure, mais sans groupe témoin, est venue appuyer les bienfaits de l’autohypnose9. Cette fois, 49 personnes atteintes de fibrose kystique (dont la moyenne d’âge était de 18 ans) ont utilisé cette technique. La plupart y avaient recours pour mieux relaxer. Mais les sujets l’ont aussi employé pour soulager la douleur causée par des interventions médicales ou les maux de tête, pour faciliter la prise des médicaments ou pour soulager d’autres symptômes. Près de neuf fois sur dix, l’autohypnose avait des effets positifs, selon l’évaluation personnelle des participants.

Massothérapie. Tel que l’indique une petite étude randomisée et contrôlée, le massage diminuerait l'anxiété et l'inconfort respiratoire des enfants souffrant de fibrose kystique10. Au cours de cette étude réalisée en 1999, 20 enfants atteints de fibrose kystique âgés de 5 ans à 12 ans étaient assignés soit à des séances de massothérapie (donnée par un parent), soit à des périodes de lecture. Le massage était exécuté durant 20 minutes au coucher, pendant un mois. Il existe plus de 80 techniques de massage et de travail corporel. Pour en avoir un aperçu, consulter notre fiche Massothérapie.

Approches à considérer

Approches à considérer Arts martiaux. Le Dr Andrew Weil mentionne l'importance de l'exercice, et en particulier de ceux qui permettent de travailler la respiration. Selon lui, les arts martiaux sont particulièrement intéressants à cet égard11. Il en existe plusieurs : l'aïkido, le kung-fu, le judo, le karaté, le tai-chi, le Qi Gong (de forme martiale), etc.

Sites d’intérêt

Canada

Fondation canadienne de la fibrose kystique
Fondée en 1960, cette fondation finance des recherches sur la fibrose kystique. À ce chapitre, elle est parmi les leaders mondiaux au sein des organisations sans but lucratif. L’objectif de la fondation est d’offrir des ressources et des renseignements pour mieux traiter et prendre en charge la maladie. Des brochures sont offertes en ligne ou sur commande, en français et en anglais.
www.fibrosekystique.ca

Association québécoise de la fibrose kystique
www.aqfk.qc.ca

Comité provincial des adultes fibro-kystiques
www.cpafk.qc.ca

France

Vaincre la mucoviscidose
www.vaincrelamuco.org

S.O.S. Mucoviscidose
www.sosmucoviscidose.asso.fr

Belgique

Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose
www.muco.be

États-Unis

Cystic Fibrosis Foundation
www.cff.org

                                                                                       source:passeportsanté.net

Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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