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Jeudi 28 juin 4 28 /06 /Juin 18:49
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Noms communs : Ginseng asiatique, ginseng coréen, ginseng chinois, ginseng américain, ginseng canadien.
Noms botaniques :
Panax Ginseng (espèce asiatique), Panax quinquefolius (espèce nord-américaine), famille des araliacées.
Nom anglais :
Ginseng.
Nom chinois :
Ren Shen.

Parties utilisées : Racine et radicelles.
Habitat et origine :
Plante vivace forestière à croissance lente, originaire de Chine, de Corée et des régions extrême-orientales de l'ancienne Union soviétique (P. ginseng), ou du Nord des États-Unis et du Sud du Canada (P. quinquefolius). Il s'installe naturellement sous le couvert des grands feuillus, dans un humus forestier riche et bien drainé, recouvert chaque automne d'un manteau de feuilles mortes. En milieu forestier, la plante peut mettre sept années ou plus avant de produire une racine qui présente une valeur commerciale. De nos jours, la presque totalité du ginseng du commerce est cultivée en champ, sous ombrière. Dans ces conditions, la plante produit une racine commercialisable au bout de trois à cinq ans. La Chine, la Corée, les États-Unis et le Canada en sont les principaux pays producteurs.

Indications

Efficacité probable

Stimuler le système immunitaire.

Efficacité possible

Traiter la dysfonction érectile, le diabète de type 2.

Efficacité incertaine

Améliorer la performance physique et le bien-être général, prévenir le cancer.

Usage reconnu

Tonifier l'organisme des personnes fatiguées ou affaiblies, rétablir la capacité de travail physique et de concentration intellectuelle, aider les convalescents à reprendre des forces.

Usage traditionnel

Traiter le diabète et la dysfonction sexuelle, stimuler le système immunitaire; préserver la santé des personnes vieillissantes, notamment des femmes ménopausées.

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Posologie

Stimulation du système immunitaire

  • Extrait normalisé (4 % à 7 % de ginsénosides). Prendre de 100 mg à 200 mg, deux fois par jour.

Fatigue physique ou intellectuelle, convalescence

  • Extrait normalisé (4 % à 7 % de ginsénosides). Prendre 200 mg, d’une à trois fois par jour.
  • Teinture (1:5 - g/ml). Prendre de 5 ml à 10 ml par jour.
  • Racine séchée. Prendre entre 500 mg et 2 g de racines sous forme de capsules ou en décoction (faire bouillir de 1 g à 2 g de racines dans 150 ml d'eau pendant 10 à 15 minutes). Les dosages peuvent aller jusqu’à 3 g trois fois par jour.

Durée du traitement
L'Organisation mondiale de la Santé recommande de prendre le ginseng de préférence le matin. Selon la Commission E, le traitement dure généralement trois mois. Dans la tradition russe, par contre, on recommande de prendre le ginseng pendant 10 à 15 jours, puis de faire une pause de deux semaines avant de reprendre le traitement, si nécessaire. En Médecine traditionnelle chinoise, il n’y a pas de limites de temps au traitement, notamment dans le cas des personnes affaiblies auxquelles on conseille un usage à long terme ou même chronique.

Historique

Le ginseng est la plante médicinale qui jouit de la plus grande renommée en Asie. Elle fait partie de la pharmacopée de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) depuis au moins 2 000 ans. Les médecins chinois considèrent le ginseng asiatique (Panax Ginseng) comme un tonique du Qi, la source de l'« Énergie vitale ». On lui attribue la propriété d'accroître la force et le volume du « Sang » (le concept de « Sang », en MTC, est plus large qu’en médecine occidentale moderne – voir notre section Médecine chinoise 101), d'augmenter la vitalité et l'appétit, de calmer l'« Esprit » et de procurer la « Sagesse ». On estime qu'il agit sur l'ensemble de l'organisme de plusieurs manières subtiles, et qu'il contribue à la santé et au bien-être globaux.

Le nom générique Panax vient des mots grecs Pan, qui signifie « tout », et Akos qui veut dire « guérir ». Le terme ginseng vient des mots chinois Gin, qui désigne « l'homme », et Seng qui veut dire « essence ».

L'espèce nord-américaine (Panax quinquefolius) fut introduite en Chine autour de 1718 après avoir été identifiée dans la région de Montréal par un missionnaire jésuite. Les herboristes chinois l'ont rapidement adoptée, soulignant sa grande similitude avec le ginseng asiatique tout en reconnaissant sa spécificité. Selon les praticiens de la MTC, le ginseng américain serait plus « Froid » et plus « Yin » que son cousin asiatique, ce qui en ferait une plante plus appropriée pour les femmes et les adolescents, pour qui P. ginseng serait trop « Chaud ». Certains observateurs occidentaux croient que la notion chinoise de « Chaleur », qui a peu de choses à voir avec le sens qu'a ce mot en Occident, ferait référence à une action hormonale.

L'intérêt marqué des Chinois pour l'espèce nord-américaine (P. quinquefolius) a entraîné une récolte effrénée de la plante. Les « Daniel Boone » et « Radisson » des nouveaux territoires, aidés des tribus amérindiennes, ont pratiquement éradiqué l'espèce en pratiquant le commerce lucratif de la racine tant prisée par les Chinois. La plante, qui était autrefois relativement abondante dans les grandes érablières naturelles du Québec, a aujourd'hui pratiquement disparu. Aux États-Unis et au Canada, le ginseng sauvage est considéré comme une espèce en danger d'extinction et sa récolte est interdite.

On sait peu de choses de l'usage que les Amérindiens ont fait du ginseng indigène avant sa quasi-extinction. Il semble qu'une peuplade l'employait pour fortifier la santé des personnes âgées tandis qu'une autre s'en serait servie pour accroître la fertilité féminine. Enfin, selon une légende, la plante permettait d'accoucher sans douleur.

Presque tout le ginseng du commerce mondial est aujourd'hui cultivé en champ, sous ombrières. Au Québec, des groupes tentent depuis quelques années de réimplanter la variété nord-américaine dans les érablières. Les herboristes chinois estiment généralement que les racines provenant de plantes ayant poussé dans leur environnement naturel sont plus efficaces que celles qui proviennent des cultures commerciales en champ ; ils leur accordent donc une plus grande valeur. Chose certaine, la culture du ginseng en champ nécessite l'application de fongicides afin de protéger les plantes contre les maladies causées par des champignons microscopiques. Or, la majorité des produits utilisés à cette fin sont très toxiques, souvent cancérogènes, et il arrive qu’on en retrouve dans le produit fini. La nouvelle réglementation de Santé Canada sur les produits de santé naturels prévoit des contrôles stricts au chapitre de la teneur en pesticides, herbicides, métaux lourds et autres produits toxiques. D’ici la fin de 2008, tous les suppléments vendus au Canada devront se conformer à ces normes.

Traditionnellement, le ginseng asiatique (P. ginseng) est dit « blanc » lorsque la racine a simplement été nettoyée et séchée. On le dit « rouge » ou « ginseng rouge coréen » lorsque la racine a été traitée à la vapeur avant d'être séchée.

Recherches

Usage reconnu La Commission E et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) reconnaissent l'usage du ginseng asiatique (Panax Ginseng) pour tonifier l'organisme des personnes fatiguées ou affaiblies, rétablir la capacité de travail physique et de concentration intellectuelle et aider les convalescents à reprendre des forces.

En Médecine traditionnelle chinoise (MTC), le ginseng (depuis 2 000 ans pour l'asiatique et près de 300 ans pour le nord-américain) entre dans la composition d'une multitude de préparations classiques. Selon la MTC, c'est un tonique général de l'organisme.

En 1947, un éminent chercheur russe du nom de Lazarev formulait le concept d'« adaptogène » pour décrire un type d'effet qui pourrait s'apparenter au concept chinois de « Tonique ». Selon la définition de Lazarev, une substance adaptogène accroît, de manière générale et non spécifique, la résistance de l'organisme aux divers stress qui l'affectent. Tout en causant un minimum d'effets indésirables, l'adaptogène exerce une action normalisatrice non spécifique sur de nombreux organes ou fonctions physiologiques. Le concept correspond bien au ginseng qui a pour effet, comme plusieurs études l'ont démontré, d'élever ou d'abaisser la température corporelle et la tension artérielle, de faire perdre ou gagner du poids, de stimuler ou calmer le système nerveux central, etc. On comprend bien qu'un tel concept, bien que fort intéressant, s'insère mal dans le contexte de la recherche médicale moderne et se prête plus ou moins bien aux protocoles habituels des essais cliniques classiques. Cela pourrait même expliquer les incohérences et les contradictions que les divers essais cliniques ont révélées1. Ainsi, en 1999, une équipe de chercheurs britanniques écrivait dans la conclusion d'une synthèse d'études cliniques : « Aucune des allégations médicinales que l'on attribue au ginseng n'est démontrée »2.

Pourtant, selon une analyse critique parue dans le périodique Herbalgram, parmi les seize études analysées, neuf faisaient état d'un résultat positif significatif. Quant à celles ne rapportant pas d'effet significatif, elles portaient sur de petits groupes de sujets (en général de huit à dix personnes)3. À noter cependant qu'une des études a été menée avec un extrait de ginseng sibérien (Eleutherococcus senticosus - éleuthérocoque) combiné à un extrait de ginkgo biloba, ce qui ramène le nombre d'études sur le « vrai ginseng » à quinze, dont huit positives.

Par ailleurs, dans la conclusion de leur synthèse, les auteurs britanniques cités ci-dessus écrivaient que le ginseng pouvait provoquer des effets indésirables graves, ce qui, à la lumière de nombreuses études toxicologiques menées in vitro et sur des animaux de laboratoire, ainsi qu'au vu des résultats des essais cliniques analysés par les auteurs d’une synthèse publiée en 2002, est inexact5.

Usage reconnu Stimulation des fonctions cognitives. Les auteurs de la synthèse publiée en 19992 ont analysé les résultats de quatre études menées sur des sujets en bonne santé : dans deux d’entre elles, menées sur des sujets de 20 ans à 24 ans et de 40 ans à 70 ans, on a constaté un effet significatif du ginseng américain sur au moins une fonction cognitive. Par contre, les résultats de l’essai mené sur des sujets âgés (65 ans à 80 ans) n’ont pas permis de conclure que le ginseng était plus efficace qu'un placebo. Par ailleurs, la quatrième étude avait été effectuée avec un extrait de ginseng sibérien ou éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) conjugué à un extrait de ginkgo biloba.

Les résultats d’un essai à double insu publié en 2000 et mené auprès de 256 sujets d’âge moyen ont démontré l'efficacité d'un mélange de ginseng asiatique et de ginkgo biloba pour améliorer la mémoire9. Trois autres études, menées auprès de jeunes adultes et portant sur les deux mêmes plantes, indiquent que le ginseng asiatique seul a eu un effet positif sur la mémoire à la suite de l'administration d'une dose unique, mais que la combinaison ginseng asiatique-ginkgo biloba est plus efficace10-12. Les auteurs de ces études concluaient, dans une synthèse publiée en 2003, qu’il faudrait davantage d’essais cliniques bien menés afin de clarifier les effets à long terme du ginseng sur les facultés cognitives13. Un essai à double insu avec placebo, mené auprès de 57 femmes postménopausées et publié en 2004, n’a pas donné de résultats concluants au chapitre de la concentration et de la mémoire avec cette combinaison (120 mg de ginkgo biloba et 200 mg de ginseng par jour, durant 12 semaines).

Efficacité probable Stimulation du système immunitaire. Selon une étude à double insu avec placebo menée auprès de 227 sujets, la prise, après un vaccin antigrippal, d'un extrait normalisé de ginseng asiatique (P. ginseng, 100 mg, deux fois par jour) durant 12 semaines a fourni une meilleure protection contre le virus de l'influenza et contre le rhume14. Les résultats de deux essais à double insu avec placebo (198 sujets âgés vaccinés contre la grippe) démontrent qu’un extrait normalisé de ginseng américain (200 mg, deux fois par jour) a diminué de façon significative le risque de contracter une infection respiratoire aiguë durant la saison de la grippe15. Un essai à double insu avec placebo a été mené au Canada auprès de 270 personnes sujettes au rhume. Les résultats, publiés en octobre 2005, indiquent que la prise d’un extrait normalisé de ginseng américain (COLD-fX®, 400 mg par jour) a été plus efficace qu’un placebo pour réduire l’intensité et la durée des symptômes16. Par contre, l’extrait n’a réduit le nombre de rhumes que de façon modeste (-13 %).

Efficacité possible Fonction sexuelle. De nombreuses préparations médicinales issues de la MTC et destinées au traitement de diverses dysfonctions sexuelles renferment du ginseng. Au cours d’une étude comparative portant sur 90 sujets et publiée en 1995, les chercheurs ont constaté que le ginseng rouge asiatique soulageait plus efficacement certains troubles de la dysfonction érectile qu’un médicament classique (trazodone) et qu’un placebo26. Au cours d’une étude croisée à double insu avec placebo publiée en 2002 et portant sur 45 sujets souffrant de dysfonction érectile, le ginseng rouge asiatique (à raison de 900 mg, trois fois par jour) s’est également révélé plus efficace qu’un placebo27.

On a d'abord cru que les effets du ginseng asiatique sur la fonction sexuelle étaient d'ordre hormonal, mais des recherches récentes démontreraient plutôt que la plante agit à la fois sur le système nerveux central et sur les tissus des gonades sans avoir pour autant une activité hormonale. En 2001, une équipe de chercheurs d'Honolulu a testé, au cours d'une étude à double insu contre placebo menée auprès de 77 jeunes femmes, une préparation renfermant du ginseng, du ginkgo, de la damiane, de l'arginine (un acide aminé), des vitamines et des minéraux. La préparation a fait augmenter, tant en qualité qu'en quantité, l'activité sexuelle des participantes traitées par rapport au groupe témoin28, mais il est difficile d’attribuer cet effet au ginseng seul, car les autres ingrédients de la préparation ont aussi la réputation de stimuler la fonction sexuelle. Au cours d'un essai clinique à double insu avec placebo mené auprès de 106 hommes souffrant d’éjaculation précoce, une crème renfermant du ginseng asiatique et huit autres ingrédients s’est avérée efficace pour retarder l’éjaculation29, mais ces résultats ne permettent pas non plus de conclure à l’efficacité du ginseng seul.

Efficacité possible Diabète de type 2. Les résultats d’essais cliniques préliminaires publiés en 2000 et en 2001 par une équipe de chercheurs de l'Université de Toronto indiquent que le ginseng américain peut atténuer la glycémie postprandiale (après un repas) tant chez les sujets sains que chez les diabétiques21-24. En outre, en juin 2003, deux études effectuées au Canada ont été présentées au cours d'une assemblée de l'American Diabetes Association : les résultats confirment que le ginseng américain et le ginseng coréen rouge peuvent contribuer à normaliser le taux de glycémie (voyez notre nouvelle à ce sujet), ce qui confirme les résultats d'une étude finnoise publiée en 199525. Cependant, malgré un effort de recherche remarquable, des chercheurs canadiens n’ont pu déterminer quels sont les ginsenosides responsables de cette activité antidiabétique48.

Une synthèse publiée en 2003 indique qu’un nombre croissant d’études de bonne qualité tend à valider l'usage traditionnel du ginseng pour traiter le diabète, mais des essais portant sur un plus grand nombre de sujets permettraient d’arriver à des conclusions plus solides48.

Efficacité incertaine Amélioration de la performance physique. Les auteurs de la synthèse publiée en 19992 ont rapporté que le ginseng avait donné des effets positifs statistiquement significatifs dans trois études, tandis que, dans quatre autres, on n'a observé aucune différence entre les groupes traités avec du ginseng et ceux qui recevaient un placebo. Ces recherches, de même que trois autres6-8 qui ont été publiées depuis et qui ont donné des résultats négatifs, ont porté sur des athlètes ou sur des personnes âgées de moins de 40 ans et en bonne santé. Il se pourrait, selon certaines traditions médicinales, que le ginseng (asiatique et américain) agisse sur les personnes affaiblies, mais pas sur les personnes en forme.

Efficacité incertaine Ménopause. Au cours d'une étude publiée en 1999 et ayant porté sur 384 femmes ménopausées, des chercheurs norvégiens ont conclu à l'absence d'effet global significatif d'un extrait normalisé de ginseng17. Cependant, les résultats indiquaient que la plante pouvait soulager la dépression associée à la ménopause, augmenter le bien-être et améliorer l'état de santé des femmes traitées par rapport à celles du groupe placebo. À noter qu'au cours de cette étude, le ginseng ne s'est pas montré efficace pour soulager les bouffées de chaleur et n'a pas eu d'effets sur certains des paramètres hormonaux liés à la ménopause (FSH et estradiol, par exemple). Les chercheurs en ont conclu que les effets de la plante ne pouvaient être attribués à une action de type hormonal. Dans un essai préliminaire mené au Japon auprès de 12 femmes aux prises avec des symptômes graves de ménopause et 8 femmes sans symptômes, on a observé que le premier groupe, après avoir pris 6 g de ginseng rouge asiatique par jour durant un mois, souffrait moins de fatigue, d'insomnie et de dépression18. Là encore, les chercheurs ont constaté, grâce à des analyses sanguines, que le ginseng n’avait pas eu d’effets sur le plan hormonal.

Efficacité incertaine Bien-être général. Les résultats d’une étude à double insu avec placebo portant sur 30 sujets indiquent que la prise de 200 mg de ginseng asiatique par jour a entraîné une amélioration des interactions sociales et de la santé mentale, mais que la différence entre le groupe traité et le groupe placebo ne s’est pas maintenue jusqu’au terme de l’étude de huit semaines19. Les auteurs d’un autre essai portant sur 83 sujets en bonne santé ont comparé l’effet d’une dose quotidienne de 200 mg de ginseng asiatique, d’une dose de 400 mg et d’un placebo durant huit semaines; ils ont conclu que le ginseng, quelle que soit la dose administrée, n’avait pas eu plus d’effet qu’un placebo sur l’humeur des sujets20.

Efficacité incertaine Prévention du cancer. Certaines études cas-contrôles et des recherches épidémiologiques menées en Corée ont fait état d'une diminution du risque de cancer chez les sujets qui consomment du ginseng asiatique30. Selon un chercheur coréen particulièrement actif dans ce domaine, des études cliniques contrôlées doivent être effectuées afin de vérifier l'effet prometteur du ginseng asiatique à ce chapitre, notamment pour ce qui est des cancers les plus mortels : estomac, poumon, foie et intestins31. Cependant, bien que l’exploration des mécanismes d’action du ginseng asiatique se poursuive activement32-38, les résultats d’essais cliniques qui confirmeraient l’effet anticancer de la racine manquent encore à l’appel39.

Précautions

Attention

  • L'automédication en cas de diabète peut entraîner de graves problèmes. Lorsqu'on entreprend un traitement ayant pour effet de modifier son taux de glucose sanguin, il faut surveiller sa glycémie de très près. Il est aussi nécessaire d’avertir son médecin, afin qu’il puisse, au besoin, revoir la posologie des médicaments hypoglycémiants classiques.
  • Il est important de distinguer les espèces asiatique et américaine du ginseng, car elles ont des effets spécifiques à chacune (voir les sections Historique et Recherches). Il est conseillé de consulter un naturopathe, un herboriste dûment certifié ou un professionnel de la santé bien informé afin de choisir l’espèce pertinente.

Contre-indications

  • La Commission E recommande d'éviter le ginseng asiatique (P. ginseng) en cas d'hypertension artérielle.
  • Bien qu'il semble que la plante n'exerce pas d'action oestrogénique40,41, certains continuent de recommander la prudence aux patientes ayant souffert d'un cancer hormonodépendant ou dont le risque de contracter ce type de cancer est élevé.
  • Bien qu'aucun incident n'ait été rapporté, l’OMS estime qu'en l'absence de données complètes concernant l'innocuité du ginseng, les femmes enceintes ou qui allaitent, de même que les enfants, ne devraient pas en prendre.

Effets indésirables

  • Aux dosages recommandés, le ginseng est essentiellement dénué d’effets indésirables. Une analyse des données portant sur les effets indésirables qui ont été relevés dans l'ensemble des études cliniques révèle qu'il n'y a pas eu, chez les sujets traités, plus d'effets indésirables que chez les sujets des groupes témoins5.
  • Notez qu’en 1979, une étude portant sur 133 sujets prenant du ginseng asiatique a fait état de plusieurs effets indésirables chez 14 personnes : hypertension, nervosité, irritabilité, insomnie, diarrhée, etc. L’auteur a nommé ce phénomène ginseng abuse syndrome (GAS), mais son étude a été discréditée pour manque de rigueur, car, entre autres choses, les sujets ayant rapporté ces effets indésirables consommaient de très grandes quantités de ginseng (jusqu’à 15 g par jour) et plusieurs ingéraient aussi beaucoup de caféine. Aucun autre cas de GAS n’a été signalé depuis40.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Peut augmenter l'effet des aliments, plantes ou suppléments aux propriétés stimulantes (café, thé, guarana, chocolat, etc.).

Avec des médicaments

  • Le ginseng pourrait peut-être interagir avec les anticoagulants. Deux études publiées en 2004 et menées sur des volontaires en bonne santé prenant du ginseng et de la warfarine (Coumadin®) sont arrivées à des conclusions opposées. Au cours de la première, les chercheurs ont conclu à l’absence d’interaction42,43, tandis que la deuxième a permis de constater que la prise de ginseng réduisait l’effet du médicament anticoagulant41. Les patients qui prennent de la warfarine ou un autre anticoagulant en même temps que du ginseng devraient donc en aviser leur médecin.
  • Théoriquement, le ginseng pourrait interagir avec les médicaments antipsychotiques, les hypoglycémiants, les stimulants du système nerveux central, les hormones de remplacement et les inhibiteurs de la monoamine-oxydase.

L’avis de notre pharmacien

Les produits naturels ont-ils leur place dans le traitement du diabète?, par Jean-Yves Dionne

Sur les tablettes

  • Qualité des produits du commerce. La grande variabilité de la teneur en ginsénosides (les principes actifs du ginseng) des suppléments offerts dans le commerce a été constatée plusieurs fois, notamment en Suède, en France, aux États-Unis et en Ontario44. En 2003, ConsumerLab, un laboratoire américain indépendant qui évalue des produits de santé naturels, a analysé 18 suppléments : 16 des produits testés ont réussi le test et 2  ont été rejetés. Un de ces deux produits renfermait des taux inacceptables de fongicides, tandis que l’autre renfermait moins de 10 % de la teneur affichée en ginsénosides ; dans les deux cas, il s’agissait de suppléments de ginseng coréen. Aucun des produits testés n’était contaminé par des métaux lourds45. Ces résultats révèlent une nette amélioration de la qualité des suppléments de ginseng, car en 2000, le constat de ConsumerLab était moins reluisant.
  • Normalisation. L'American Botanical Council, une organisation américaine indépendante vouée au développement et à la diffusion des connaissances dans le domaine des plantes médicinales, publiait en 2001 une évaluation de divers extraits normalisés de ginseng. Les résultats de ces analyses révèlent que, dans le cas des produits renfermant des extraits normalisés, on peut généralement se fier aux indications données sur les étiquettes et portant sur la teneur en ginsénosides. L'industrie mondiale du ginseng semble se diriger vers une norme commune de normalisation, soit 7 % de ginsénosides par 100 g d'extrait. C'est d'ailleurs ce type d'extrait qui est le plus souvent utilisé dans les essais cliniques49.
  • Les faux ginsengs. On donne souvent le nom ginseng à des plantes qui n'en sont pas. Le ginseng de Sibérie (Eleutherococcus senticosus - éleuthérocoque), le ginseng des femmes (Angelica sinensis - Dong Quai ou angélique de Chine), le ginseng du Brésil (Pfaffia paniculata - suma), le ginseng péruvien (Lepdium meyenii - maca) et le ginseng indien (Withania somniferaashwagandha) n'appartiennent pas au genre botanique Panax. Même si ces plantes ont une valeur médicinale, on ne saurait les assimiler au ginseng et leur attribuer les effets décrits dans cette fiche. Par exemple, les résultats d’une étude approfondie indiquent que le ginseng sibérien, contrairement aux ginsengs asiatiques et américains, fait augmenter le taux de sucre dans le sang48.
source:passeportsanté.net
Par onana henri martel - Publié dans : regime123
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