blog ou on trouve la cuisine minceur, les différentes sortes de regimes alimentaires, la vente de complements alimentaires.
| |
|
| Traitements médicaux | |
| Supplémentation en acide folique, hydroxyurée, transfusions sanguines, chirurgie, spiromètre d'incitation, antibiothérapie, vaccination. En cas de crises douloureuses : analgésiques, oxygénothérapie, réhydratation. | |
| Traitements non conventionnels | |
| | Zinc. |
| | Acupuncture, acides gras oméga-3, cocktail de vitamine C, vitamine E et ail. |
| | Mesures d'aide et de soulagement, homéopathie. |
Critères de classification
L'anémie à hématies falciformes est aussi appelée drépanocytose, anémie falciforme, anémie drépanocytaire, hémoglobinose S ou, en anglais, sickle cell disease. Cette forme d'anémie chronique et héréditaire se caractérise entre autres par des crises très douloureuses. Relativement répandue, elle frappe surtout les personnes de race noire : sa prévalence est de 0 % à 40 % en Afrique et de 10 % chez les Afro-Américains. Actuellement aux États-Unis, 1 nouveau-né afro-américain sur 500 est atteint de drépanocytose; la prévalence est de 1 sur 1 100 à 1 400 dans le cas des enfants d'origine hispanique. Les habitants des Antilles et d'Amérique du Sud sont aussi à risque élevé.
Cette maladie est génétique : elle est liée à la présence de gènes d'hémoglobine anormaux qui produisent une protéine d'hémoglobine non fonctionnelle, appelée hémoglobine S. Celle-ci déforme les globules rouges et leur donne la forme d'un croissant ou d'une faux (d'où son nom falciforme), en plus de les faire mourir prématurément. Ces globules rouges déformés se nomment aussi drépanocytes. Cette déformation rend fragiles les globules rouges. Ceux-ci se détruisent rapidement. De plus, leur forme inhabituelle rend leur passage dans les petits vaisseaux sanguins plus difficile. Il arrive qu'ils bloquent l'apport en sang de certains organes et provoquent des accidents circulatoires.
La destruction accélérée des globules rouges évolue finalement vers une anémie hémolytique - c'est-à-dire une anémie causée par une destruction anormalement rapide des globules rouges. Par ailleurs, la forme anormale de ceux-ci peut créer des obstructions dans les capillaires et occasionner divers problèmes liés à une mauvaise circulation du sang. Heureusement, les drépanocytaires - les personnes atteintes de cette maladie - peuvent prévenir les complications et les crises dans une certaine mesure. Ils vivent aussi plus longtemps qu'auparavant (Déroulement de la maladie).
La présence de l'hémoglobine S s'explique par un défaut génétique lié au gène responsable de la fabrication de l'hémoglobine. Voilà plusieurs milliers d'années, à une époque où la malaria faisait beaucoup de morts, les personnes ayant ce défaut génétique avaient plus de chance de survie, car l'hémoglobine S empêche le parasite de la malaria de pénétrer dans les globules rouges. Comme cette caractéristique héréditaire était un avantage pour la survie de l'espèce, elle s'est donc maintenue. De nos jours, elle est devenue bien sûr un handicap maintenant que la malaria se soigne bien.
Pour qu'un enfant soit atteint d'anémie à hématies falciformes, il faut que ses deux parents lui aient transmis le gène de l'hémoglobine S. Si un seul parent lui transmet le gène, l'enfant sera lui aussi porteur du gène fautif, mais il ne souffrira pas de cette maladie. Par contre, il pourrait transmettre le gène à son tour.
La maladie apparaît vers l'âge de six mois et se manifeste différemment d'un patient à l'autre. Certains n'ont que des symptômes légers et subissent moins d'une crise par an, pendant laquelle les symptômes sont exacerbés. Jadis, cette maladie était souvent mortelle chez les enfants de moins de cinq ans. Même si le taux de décès demeure élevé dans ce groupe d'âge, les traitements permettent désormais aux malades de vivre au moins jusqu'à l'âge adulte.
Elles sont nombreuses. Parmi les principales, on retrouve celles-ci :
Les crises peuvent survenir spontanément, mais aussi être déclenchées par les facteurs suivants :
Pour l'instant, on ne peut pas prévenir cette forme d'anémie, mais on prévoit qu'il sera possible de pratiquer une thérapie génétique à l'avenir. Dans l'immédiat, il est cependant recommandé de passer des tests génétiques avant d'avoir des enfants si une personne de la famille souffre de cette maladie ou si l'on est de race noire.
Mesures pour prévenir les crises
L'Association pour l'information et la prévention de la drépanocytose (Sites spécialisés) fait les recommandations suivantes pour réduire le nombre de crises :
1. Prévenir les infections : hygiène corporelle et dentaire impeccable, antibiothérapie et vaccination systématique dès la naissance.
2. Faire attention à sa température.
3. Si la température est égale à 38 °C, il faut aller rapidement consulter un médecin.
4. Éviter la déshydratation, car celle-ci peut amorcer des crises et accroître la viscosité du sang. Il faut donc boire beaucoup d'eau : environ trois litres par jour. Cette précaution est d'autant plus importante en été ainsi qu'en cas de diarrhée, de fièvre ou de vomissements. L'été, on veillera aussi à réduire l'exposition au soleil.
5. S'assurer de ne jamais manquer d'oxygène. Autrement dit, on doit éviter :
- les voyages dans des avions non ou mal pressurisés;
- les endroits mal aérés;
- les efforts physiques trop intenses;
- les refroidissements;
- la station debout prolongée.
6. Très bien s'alimenter. Les carences alimentaires font empirer l'anémie et augmentent la vulnérabilité aux infections. Il faut donc s'assurer que l'alimentation fournit un apport accru en folate, fer et protéines.
7. Vérifier si les signes de la destruction rapide des globules rouges sont présents : yeux et peau jaune (jaunisse), urines foncées, herpès labial (feux sauvages ou boutons de fièvre).
8. Veiller à ne pas nuire à la circulation du sang, car cela peut, entre autres, faire enfler les extrémités ou causer des douleurs. Mieux vaut donc éviter de porter des vêtements trop serrés, de se croiser les jambes, etc.
9. Il est important aussi de consulter régulièrement un médecin - en particulier pour détecter assez tôt les anomalies oculaires et prévenir la cécité.
10. Avoir une bonne hygiène de vie. En plus de bien s'alimenter, il faut aussi bien se reposer et éviter le stress inutile.
Supplémentation. La supplémentation quotidienne en acide folique (ou vitamine B9) est nécessaire pour favoriser la production de nouveaux globules rouges.
Hydroxyurée. À l'origine, il s'agit d'un médicament contre la leucémie, mais c'est aussi le premier médicament jugé efficace pour traiter la drépanocytose chez les adultes. Depuis 1995, on sait qu'il peut réduire la fréquence des crises douloureuses et du syndrome thoracique aigu. Les patients qui recourent à ce médicament ont aussi moins besoin de transfusion.
Par ailleurs, l'usage combiné de l'hydroxyurée et de l'érythropoïétine permettrait d'augmenter l'efficacité de l'hydroxyurée. Des injections d'érythropoïétine synthétique sont utilisées pour stimuler la production de globules rouges et soulager la fatigue. Cela dit, on connaît encore mal son impact à long terme en raison notamment des risques de baisse dangereuse du taux de cellules sanguines. Son usage pour les enfants drépanocytaires est d'ailleurs encore à l'étude.
Transfusions de sang. En augmentant le nombre de globules rouges en circulation, les transfusions préviennent ou soignent certaines complications de la drépanocytose. Chez les enfants, elles permettent d'éviter la récurrence des accidents vasculaires cérébraux et l'élargissement de la rate.
Il est possible de répéter les transfusions, il faut alors se faire traiter pour réduire le taux de fer sanguin.
Diverses interventions chirurgicales peuvent être effectuées au fur et à mesure que des problèmes apparaissent. On pourra par exemple :
- Soigner certains types de lésions organiques.
- Enlever des calculs biliaires.
- Installer une prothèse de hanche en cas de nécrose de la hanche.
- Prévenir les complications oculaires.
- Faire des greffes de peau pour soigner des ulcères des jambes si ceux-ci ne guérissent pas, etc.
Quant à la greffe de moelle osseuse, elle est parfois utilisée chez certains enfants en cas de symptômes très sévères. Une telle intervention peut guérir la maladie, mais elle présente beaucoup de risques sans compter qu'il faut trouver un donneur compatible issu des mêmes parents.
N.B. Plusieurs nouveaux traitements sont à l'étude. C'est le cas notamment de la thérapie génique, qui permettrait de rendre inactif ou de corriger le gène fautif.
Spiromètre d'incitation. Pour éviter les complications pulmonaires, ceux qui souffrent beaucoup du dos ou du thorax pourront recourir à un spiromètre d'incitation, un dispositif qui aide à respirer plus profondément.
Antibiotiques. En raison des graves risques liés aux infections à pneumocoque chez les enfants atteints, on leur prescrit de la pénicilline dès la naissance jusqu'à l'âge de six ans. Cette pratique a beaucoup réduit la mortalité dans ce groupe d'âge. Les antibiotiques seront également employés pour prévenir les infections chez les adultes.
Vaccination. Les drépanocytaires - enfants ou adultes - doivent se prémunir principalement contre la pneumonie, la grippe et les hépatites. On recommande la vaccination systématique de la naissance jusqu'à l'âge de six ans.
Analgésiques. Ils servent à combattre la douleur en cas de crise aiguë. Selon le cas, le patient peut se contenter des analgésiques en vente libre ou s'en faire prescrire des plus puissants.
Oxygénothérapie. En cas de crise aiguë ou de troubles respiratoires, le recours au masque à oxygène permet de respirer plus facilement.
Réhydratation. En cas de crises douloureuses, on pourra aussi utiliser des perfusions intraveineuses.
Acupuncture. Deux petites études indiquent que l'acupuncture pourrait aider à soulager la douleur en cas de crise douloureuse.3,4 Un chercheur mentionne avoir obtenu ainsi des résultats tandis que les moyens habituels avaient échoué. Les résultats ont été si spectaculaires qu'il a utilisé l'acupuncture pour quatre autres cas4. Voir la fiche Acupuncture.
Zinc. Il est connu qu'un apport suffisant en zinc est nécessaire au bon fonctionnement du système immunitaire. On retrouve fréquemment des déficiences en zinc chez les gens atteints d'anémie à hématies falciformes, puisque la maladie augmente les besoins en zinc. Une étude clinique randomisée portant sur 130 sujets suivis pendant 18 mois indique qu'une supplémentation de 220 mg de sulfate de zinc (capsules) prise trois fois par jour peut réduire le nombre moyen d'épisodes infectieux ainsi que les complications qui y sont associées.8 Une étude plus récente d'une durée de trois ans portant sur 32 sujets ayant pris 50 mg à 75 mg de zinc élémentaire par jour arrive aux mêmes conclusions.9 Enfin, la prise de 10 mg de zinc élémentaire par jour chez les enfants atteints leur assurerait une croissance et un gain de poids plus proches de la moyenne.11
Acides gras omega-3. Certaines données indiquent que la consommation d'acides gras oméga-3 pourrait aider à réduire la fréquence des crises douloureuses typiques de l'anémie à hématies falciformes.5,12,13
Cocktail de vitamine C, vitamine E et ail. Selon une récente étude clinique contrôlée portant sur 20 sujets, ce traitement pourrait s'avérer efficace en cas d'anémie à hématies falciformes, vu son effet antioxydant.6 Il réduirait la formation de cellules à densité élevée et à membranes anormales. Or, celles-ci tendent à obstruer la circulation sanguine et donc à provoquer les douleurs typiques associées à ce phénomène. Au cours de cette étude, on a utilisé 6 g d'ail vieilli, de 4 g à 6 g de vitamine C et de 800 UI à 1 200 UI de vitamine E.
Mesures d'aide et de soulagement. Faire parti d'un groupe de soutien peut s'avérer fort profitable.
L'application de chaleur humide sur une zone affectée peut aider à soulager la douleur.
Homéopathie. L'homéopathie pourrait aider à soulager certains symptômes, comme la fatigue.10
source:passeportsanté.net