blog ou on trouve la cuisine minceur, les différentes sortes de regimes alimentaires, la vente de complements alimentaires.
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| Traitements médicaux | |
| Médicaments pour prévenir ou traiter les infections (antibiotiques, antipaludéens, antiseptiques topiques, antiviraux), vaccination, sérothérapie. | |
| Traitements non conventionnels | |
| | Ginseng. |
| | Probiotiques. |
| | Colostrum, hydraste du Canada, multivitamines et minéraux, thé vert, isolat de lactosérum. |
| | Échinacée. |
| | Astragale, bois de velours, cordyceps, éleuthérocoque, épimède, maitake, reishi, shiitake. |
Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés
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Le système immunitaire est probablement notre meilleur allié contre la maladie. En quelque sorte, on peut l’imaginer comme notre force de guérison. C’est lui qui assure la lutte contre les infections courantes en saison froide, comme le rhume et la grippe, mais aussi les longs combats contre le cancer. Ainsi, santé et immunité sont intimement liés : prendre soin de sa santé permet d’améliorer son immunité, et vice-versa. Avoir un système immunitaire sain est non seulement un gage de santé, mais aussi de vie! Sans système immunitaire, une banale éraflure deviendrait fatale puisque l’éraflure expose nos tissus à une foule de microbes étrangers, présents dans l’air et sur la peau. Dans cette fiche, nous tentons de répondre à la question suivante : que peut-on faire pour fortifier nos défenses immunitaires?
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Renforcer ou stimuler son système immunitaire, est-ce vraiment chose possible?
L’immunologie - la branche de la biologie qui étudie le système immunitaire - est une science encore bien jeune. Les scientifiques commencent à peine à en saisir la complexité. Le système immunitaire serait en lien avec pratiquement toutes les fonctions organiques : le système nerveux, le système digestif, les hormones, les organes, le système sanguin, la psyché, etc.
Actuellement, les scientifiques ne connaissent pas très bien les caractéristiques de la réponse immunitaire « idéale ». Ce qui veut dire qu’on ne connaît pas encore la quantité et le type de cellules immunitaires qui procurent la manière la plus efficace de lutter contre la maladie.
On ignore également les conséquences d’une stimulation constante du système immunitaire. Néanmoins, on a identifié des facteurs qui affaiblissent l’immunité. Le stress chronique en est un exemple. Dans ce cas précis, en donnant des soupapes à notre stress (moments de relaxation), on peut diminuer notre vulnérabilité aux infections communes (rhume, grippe, otite, etc.).
Une personne qui présente des signes de faiblesse immunitaire, comme des rhumes à répétition (voir aussi les Symptômes), ou qui souhaite mieux se défendre contre les maux courants devrait d’abord et avant tout se pencher sur son mode de vie1-3. En effet, des données épidémiologiques indiquent que l’alimentation, le tabagisme, le sommeil, l’activité physique, le niveau de stress, la qualité des relations sociales et le milieu de vie (la pollution de l’environnement) sont tous des éléments qui influencent le système immunitaire. La section Prévention présente les habitudes de vie qui affaiblissent les défenses immunitaires, et celles qui sont à privilégier. Les conseils d’un professionnel de la santé peuvent être précieux durant cette démarche.
Si, à un moment donné, le corps a besoin d’un coup de pouce extérieur, les différents types de médecine proposent plusieurs solutions pour lui venir en aide. Les sections Traitements médicaux ainsi que Traitements non conventionnels en présentent quelques-unes.
| N.B. Pour en savoir plus sur les composantes du système immunitaire, voyez le texte Le système immunitaire : qu’est-ce que c’est?. |
La faiblesse immunitaire n’est pas facilement détectable. Voici tout de même quelques signes :
Les personnes dont l’organisme est affaibli pour l’une ou l’autre des raisons suivantes sont particulièrement concernées :
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Vous trouverez dans cette section les habitudes de vie qui, d’après les connaissances actuelles, fournissent les meilleures chances de conserver un système immunitaire vigoureux.
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La malnutrition majeure (marasme) avec déficit en calories et protéines est la plus importante cause de déficit immunitaire. Elle se rencontre surtout là où la pauvreté et la famine sont présentes3. Les apports suffisants en calories et en protéines dépendent du sexe, de l’âge, de la taille et des dépenses énergétiques. Par exemple, chez un adulte âgé de 25 à 49 ans, le besoin moyen en calories est d’environ 1 900 calories pour une femme et 2 700 calories pour un homme. Le besoin en protéines se situe de 45 g à 55 g de protéines par jour pour les femmes, et de 55 g à 65 g par jour pour les hommes.
Dans les pays développés, on observe de plus en plus un autre type de carence nutritionnelle : la carence en micronutriments, ce qui veut dire la carence en vitamines et en minéraux. La popularité des aliments « vides » de type junk food explique en partie ce phénomène. La carence en micronutriments est, par ailleurs, commune chez les personnes âgées, qui ont souvent un faible appétit et une alimentation moins variée, tout comme chez les personnes diabétiques, en raison de leur maladie et des médicaments qu’elles doivent prendre pour la traiter. Des études sur des animaux démontrent qu’une déficience en un seul des micronutriments suivants pourrait affecter les fonctions immunitaires : le zinc, le sélénium, le fer, le cuivre, le calcium, l’acide folique ou les vitamines A, B6, C et E2,3. Voir les « Multivitamines » dans la section Traitements non conventionnels.
Pour connaître les principes de base d’une alimentation équilibrée, consultez le dossier Nutrition sous l’onglet Thérapies.
Les preuves scientifiques actuelles sont encore loin de nous permettre d’identifier quelles habitudes alimentaires procurent une meilleure immunité, une fois satisfaits les besoins en micronutriments. Les recommandations qui suivent sont tirées d’avis d’experts1,2.
Habitudes alimentaires qui pourraient déprimer l’immunité
- La consommation régulière d’aliments pauvres en vitamines et en minéraux.
- L’abus d’aliments riches en sucre (il semble que 50 g de sucre par jour soit un maximum raisonnable, et cela inclut le sucre provenant des fruits1).
- La consommation d’aliments qui provoquent des allergies.
- L’abus d’aliments riches en gras saturés.
- L’abus considérable d’alcool (on ne connaît pas l’effet d’une consommation modérée).
Habitudes alimentaires qui seraient favorables à l’immunité
- L’apport adéquat en calories et en protéines.
- Cinq à huit verres d’eau par jour.
- La consommation suffisante de fruits et de légumes le plus frais possible, de grains entiers, de légumineuses et de bons gras.
Fait intéressant, les résultats d’études épidémiologiques et cliniques indiquent que la consommation régulière d’alliacés (ail, oignon, poireau, échalote, ciboulette) permet de réduire les infections et l’incidence de différents types de cancer. Consultez les fiches Ail et Oignon pour en savoir plus.
On connaît les multiples bénéfices pour la santé que procure l’activité physique pratiquée régulièrement : une meilleure forme cardiovasculaire, un bon maintien de la masse musculaire, la normalisation de la tension artérielle, le contrôle du poids et la réduction de plusieurs facteurs de risque associés aux maladies chroniques. En plus de contribuer à l’immunité en favorisant une bonne santé globale, il se peut que l’exercice ait aussi un effet direct sur l’immunité. D’abord, en améliorant la circulation sanguine, on croit que les cellules et les autres substances du système immunitaire peuvent circuler plus facilement dans le corps (indispensable pour prévenir l’infection d’une plaie, par exemple). Aussi, on a observé que certaines composantes immunitaires sont stimulées par l’activité physique.
Chez les personnes âgées, quelques études démontrent que l’exercice pourrait aider à prévenir le déclin des fonctions immunitaires7-10. Dans le cadre d’une étude d’une durée de deux ans portant sur 30 femmes âgées de 62 à 86 ans, les chercheurs ont observé que la pratique d’un sport (50 minutes de conditionnement physique deux fois par semaine, pour atteindre un battement cardiaque de 100 à 120 battements par minute) augmente l’expression d’une cytokine qui stimule l’activité de plusieurs cellules immunitaires (l’interleukine-2)7. Par contre, une étude du même type recensée par PubMed n’a démontré aucun effet spécifique de l’exercice11.
Un excès d’exercice peut-il nuire au système immunitaire?
Les données actuelles indiquent que le surentraînement favorise les infections des voies respiratoires supérieures (comme le rhume)12,13. Une étude réalisée sur 2 311 participants au marathon de Los Angeles en 1990 révèle que les athlètes qui avaient couru 97 km ou plus par semaine durant les semaines précédant le marathon ont eu deux fois plus d’épisodes infectieux que ceux qui avaient couru 32 km par semaine14. On rapporte que s’il est excessif, l’entraînement se compare à un stress psychologique. Toutefois, chez les athlètes de haut niveau, d’autres facteurs doivent être explorés lorsqu’on tente d’expliquer une faiblesse immunitaire, notamment l’apport nutritionnel, qui doit être proportionnel à l’intensité de l’entraînement physique13.
Sans aucun doute, le stress a un effet néfaste sur la santé. Les chercheurs qui s’intéressent au lien entre le stress et l’immunité ne s’attardent pas aux stress ponctuels, à court terme, mais plutôt aux stress fréquents et constants (par exemple, concilier les exigences du travail à la vie de famille ou prendre soin d’un proche malade). Le stress chronique entraîne la libération d’hormones du stress, comme le cortisol. Ces hormones affectent directement à la baisse les défenses immunitaires en inhibant la production de cytokines.
Quelques études ont démontré que les personnes qui s’occupent d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ont un taux plus élevé de cortisol et produisent moins d’anticorps en réponse au vaccin contre la grippe16-18. Les chercheurs ont remarqué que l’impact de ce stress sur l’immunité était inversement proportionnel au soutien de l’entourage dont bénéficiait l’aidant.
En cas de stress chronique, une réévaluation de la situation et des objectifs de vie est parfois nécessaire. À ce stade, la consultation d’un psychothérapeute peut fournir une grande aide. Pour faciliter la démarche, il existe de nombreux outils de détente qui aident à traverser un épisode de vie plus stressant. Parmi ceux-ci, notons la méditation, l’éducation somatique et les disciplines orientales (Qi Gong, tai-chi, yoga). Consultez notre dossier Le stress et l’anxiété ainsi que les fiches sous l’onglet Thérapies pour un aperçu plus complet.
Une des clés pour expliquer la relation entre l’esprit et la santé physique est probablement le système immunitaire. L’étude des liens entre les pensées, les émotions et l’immunité a donné naissance à une nouvelle discipline : la psychoneuroimmunologie ou approches corps-esprit.
Des pensées négatives peuvent-elles affaiblir le système immunitaire?
Certaines données indiquent que oui. Les résultats d'observations menées en 2003 auprès d'un groupe de 42 sujets souffrant de troubles coronariens aigus ont révélé que les patients dont l'attitude était généralement hostile ou qui avaient été récemment exposés à des situations de stress présentaient un taux élevé de monocytes, des globules blancs mononucléaires que les chercheurs associent de plus en plus à l'instabilité de l'activité plaquettaire, laquelle est responsable de divers troubles coronariens19. Dans le cadre d’une autre étude menée auprès de 196 jeunes adultes (âgés de 20 à 35 ans) et 314 personnes âgées (de 70 ans à 85 ans), on a observé que le fait de « ruminer » des pensées négatives était détectable dans les paramètres de l’immunité (indépendamment de la qualité du sommeil et de l’état de tristesse)20. Durant l’année de l’étude, les personnes aux pensées négatives entraient plus souvent en contact avec les médecins par téléphone, sans pour autant avoir besoin de traitements médicaux précis.
Voir les « Approches corps-esprit » dans les traitements non conventionnels.
La médecine classique propose divers médicaments pour traiter une infection ou en réduire le risque, selon le cas. Par exemple :
Par ailleurs, la vaccination est un moyen de renforcer le système immunitaire et protège préventivement les individus. La vaccination confère à l'organisme une protection durable grâce à la mise en place d'une mémoire immunitaire spécifique.
Il arrive aussi que le médecin choisisse d’administrer des anticorps, notamment dans le cas où il est nécessaire de renforcer d’urgence le système immunitaire. Cette méthode, appelée sérothérapie, procure une immunité de courte durée.
En cas de grande susceptibilité aux infections, le médecin pourra établir s’il s’agit d’une déficience immunitaire primaire (génétique), auquel cas les symptômes sont plus prononcés et visibles dès l’enfance, notamment par des infections récurrentes, graves, de longue durée et difficiles à traiter. Dans ces cas, des traitements particuliers s’appliquent.
Ginseng (Panax Ginseng). Le ginseng est utilisé notamment en Médecine traditionnelle chinoise comme tonique général, contribuant à l’amélioration d’une foule de fonctions physiologiques, y compris des fonctions immunitaires. La Commission E et l'Organisation mondiale de la Santé reconnaissent les effets toniques du ginseng sur l'organisme des personnes fatiguées ou affaiblies. Par ailleurs, des études tendent à démontrer que cette plante serait intéressante pour fournir une meilleure protection contre la grippe. En effet, les résultats d’une étude publiée en 1996 démontrent que la prise d'un extrait normalisé de ginseng après un vaccin antigrippal a fourni une meilleure protection contre le virus de l'influenza de même que contre le rhume21. Des chercheurs ont observé une diminution significative du risque de contracter une infection respiratoire aiguë durant la saison de la grippe chez 198 sujets âgés vaccinés contre la grippe, à qui l’on avait donné 100 mg de P. ginseng deux fois par jour, durant 12 semaines22.
Dosage
Consulter la fiche Ginseng.
Échinacée (Echinacea sp.). L’échinacée est reconnue par la Commission E pour soutenir les défenses naturelles du corps, surtout durant un épisode infectieux (rhume, grippe, etc.). Bien que l’efficacité de l’échinacée à traiter les infections des voies respiratoires ne soit pas démontrée hors de tout doute, plusieurs essais cliniques ont obtenu des résultats positifs. Quant à la prévention des infections des voies respiratoires, l’Escop reconnaît l’usage de cette plante. À ce sujet cependant, les résultats des études restent mitigés à ce jour23-26. Les auteurs d'une synthèse publiée en 1999 rapportaient que, dans trois des quatre études examinées, les bienfaits en matière de prévention étaient faibles23. Les auteurs d'une étude publiée en 1998 concluaient qu'on ne pouvait espérer, au mieux, qu'une diminution de 10 % à 20 % du risque de contracter un rhume ou une grippe24. Par ailleurs, on connaît encore mal l’utilité de cette plante pour combattre le cancer chez l’humain27-29.
Dosage
Consulter la fiche Échinacée.
Attention
La Commission E et l’Escop recommandent de ne pas prendre d’échinacée pendant plus de huit semaines consécutives. Voir la section Précaution de la fiche Échinacée.
Hydraste du Canada (Hydrastis canadensis). Il semble que certains des alcaloïdes de l’hydraste du Canada, dont la berbérine, auraient pour effet de stimuler l'activité des macrophages chargés de détruire les cellules cancéreuses et les tumeurs30,31. Ces alcaloïdes feraient augmenter les taux de globules blancs32. L'état actuel des recherches ne permet cependant pas de déterminer un protocole de traitement.
Thé vert (Camellia sinensis). Les polyphénols du thé sont des agents anticancéreux et peuvent, grâce à divers mécanismes, inhiber la croissance des tumeurs. Des recherches menées en Chine et non publiées soutiennent que des cancéreux à qui on avait administré des suppléments de polyphénols de thé vert à compter du premier jour des traitements (chimiothérapie et radiothérapie), et pendant un mois, auraient maintenu un rapport normal de globules blancs, tandis que les patients ne prenant pas de tels suppléments auraient vu le nombre de leurs globules blancs chuter tout au long des traitements. Par ailleurs, certaines recherches laissent entendre que le thé pourrait avoir un effet protecteur contre les cancers de la vessie33, de la prostate34 de la peau35, du côlon et du pancréas36.
Astragale (Astragalus membranaceus). Cette plante présente dans de nombreuses préparations traditionnelles en Chine et en Asie était utilisée pour créer une protection contre les infections. Des études préliminaires, in vitro et in vivo, indiquent que des extraits d'astragale pourraient stimuler certaines fonctions du système immunitaire. Les chercheurs croient notamment que l'astragale agit comme catalyseur de l'interféron, ce qui permettrait d'accroître, en particulier, les taux d'anticorps (IgA et IgG) dans les sécrétions nasales37. Il semble que la plante peut rétablir l'activité des lymphocytes de type T chez les cancéreux pour qui cette fonction immunitaire est supprimée38. Par ailleurs, une étude chinoise in vitro donne à penser que l'astragale pourrait améliorer les fonctions immunitaires chez des patients atteints du sida39. Il semble aussi que l'astragale protège les cellules de la moelle osseuse, siège d'une importante activité immunitaire, et qu'il aurait une activité antibiotique à large spectre37.
Dosage
Pour prévenir le rhume et la grippe, il est recommandé de prendre de 4 g à 7 g de racine par jour, ou l'équivalent en extrait. On peut aussi consommer cette plante en décoction, en faisant bouillir à petit feu de 15 g à 30 g de racine dans 1 litre d'eau durant 10 minutes.
Éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus). L’éleuthérocoque est appelé aussi ginseng sibérien. Cette plante adaptatogène, à l’action tonique sur l’ensemble de l’organisme, exercerait peut-être des effets immunostimulants. Au cours d'une étude menée sur 36 sujets en bonne santé ayant pris un extrait d'éleuthérocoque, les chercheurs ont constaté un effet immunomodulateur marqué41. Au cours d'un essai clinique portant sur 50 sujets et comparant un extrait d'éleuthérocoque avec un extrait d'échinacée, les chercheurs ont observé que les sujets prenant l'éleuthérocoque présentaient une meilleure consommation d'oxygène durant l'exercice (VO2 max), une diminution du taux de cholestérol et une amélioration immunitaire.
Dosage
Faire une infusion avec 2 g à 4 g de racine séchée dans 150 ml d'eau bouillante. Boire une ou deux tasses par jour. Consulter la fiche Éleuthérocoque pour connaître d’autres moyens de le consommer.
Maitake (Grifola frondosa). Les composantes les plus intéressantes de ce champignon semblent être les polysaccharides, une famille de substances qui agissent de façons multiples et complexes sur le système immunitaire et qui sont déjà bien connues des scientifiques42. Leur action peut être importante pour diverses maladies du système immunitaire, comme le sida et le syndrome de fatigue chronique, ou pour soutenir l'organisme pendant un traitement de chimiothérapie.
Dosage
Prendre 1 500 mg à 2 000 mg de champignon frais ou séché, deux à trois fois par jour. On peut aussi le prendre sous forme d’extrait. Les extraits de maitake du commerce peuvent différer grandement entre eux quant à leur concentration en substances actives. Suivre les indications du fabricant.
Note
Il est préférable de prendre le maitake entre les repas, avec de l'eau; si cela provoque des douleurs à l'estomac, prendre avec un peu de nourriture.
Les plantes ou produits suivants ont été utilisés en médecine orientale pour stimuler les fonctions immunitaires : bois de velours, cordyceps, épimède et shiitake. Consulter les fiches de la section Plantes et suppléments pour en savoir plus à leur sujet.
Probiotiques. Les résultats de plusieurs essais cliniques indiquent que les bactéries lactiques stimulent la production de divers anticorps dans l’organisme humain43-45. Les bactéries lactiques, aussi appelées probiotiques, sont des bactéries bénéfiques pour l’organisme qui constituent les flores intestinales et vaginales.
Dans un essai à double insu avec placebo mené auprès de 571 enfants âgés d’un à six ans, on a observé qu’un supplément de Lactobacillus GG procurait une protection légère, mais statistiquement significative, contre les infections du système respiratoire46.
Au cours d’un essai clinique à double insu, on a donné à 118 nourrissons un mélange de bactéries (Bifidobacterium lactis et Streptococcus thermophilus) ou un placebo durant quatre à sept mois. Les bébés traités aux probiotiques ont moins eu recours aux antibiotiques que ceux du groupe placebo47.
Au cours d’un essai clinique à double insu avec placebo mené auprès de 80 sujets souffrant de rhinite allergique récurrente, on a observé que la consommation durant un mois d’un lait fermenté renfermant des lactobacilles (Lactobacillus paracasei) permettait d’améliorer la qualité de vie des sujets traités48.
Colostrum. Le colostrum est une substance jaunâtre que les mammifères femelles produisent au cours des 24 à 48 heures qui suivent la naissance de leurs petits. Il renferme divers facteurs de croissance et transmet aux nouveau-nés les résistances immunologiques acquises par leur mère. On trouve dans le commerce du colostrum provenant de vaches laitières. Malgré les allégations très séduisantes des fabricants, les données portant sur le colostrum et l'immunité sont insuffisantes pour conclure à son efficacité à ce chapitre49. Tout de même, au cours d'un essai à double insu avec placebo d'une durée de sept semaines, les chercheurs ont constaté, en se fiant au journal des symptômes des 174 participants, que ceux qui avaient pris 60 g de colostrum par jour avaient été moins nombreux à rapporter des infections du système respiratoire que ceux ayant pris un placebo (60 g de protéines de lactosérum)50. Notez bien qu'il s'agit là d'une énorme quantité (équivalant à 120 capsules ou comprimés de 500 mg!) et d'une dépense importante.
Isolat de lactosérum. On trouve dans les commerces des suppléments alimentaires de lactosérum non chauffé, qui renferme une forte proportion d’immunoglobulines (anticorps ou stimulants du système immunitaire) et plusieurs nutriments sous forme concentrée. Les résultats d’essais préliminaires menés au Québec51, en Allemagne52,53 et au Japon54 indiquent que l’isolat de lactosérum peut agir favorablement sur l’immunité défaillante des personnes atteintes de sida ou d’hépatite B (mais pas d’hépatite C54). Cependant, d’autres études seront nécessaires pour savoir si cet effet est cliniquement significatif.
Multivitamines et minéraux. Les vitamines et les minéraux sont des éléments indispensables à la croissance et au maintien de l’équilibre vital. Ils contribuent donc aussi à garder le système immunitaire en bon état. Pour l’instant, les avis divergent quant à l’utilité de prendre des suppléments en vitamines et minéraux en plus de ceux issus de notre alimentation pour prévenir des maladies comme le cancer et les maladies cardiaques. Il se peut que seulement certaines populations – probablement plus à risque de carences nutritionnelles – en bénéficient davantage, comme les personnes âgées et les diabétiques. Consultez la fiche Multivitamines.
Approches corps-esprit. Les approches corps-esprit (ce qui inclut entre autres les techniques de relaxation, la méditation, les psychothérapies ainsi que les approches psychosociales) s’attardent aux interactions entre les émotions et le corps physique. Ainsi, en réglant un problème émotionnel, on en tirerait des bénéfices sur le plan physique, et vice-versa. En ce qui a trait au renforcement général du système immunitaire, les résultats de nombreuses synthèses d'études laissent perplexe. Il semble qu'on ne puisse pas pour le moment se prononcer avec certitude. Ainsi, bien que des résultats d'essais préliminaires indiquent que certaines interventions de nature psychologique pourraient avoir des effets positifs sur l'immunité55-57, les auteurs d'une méta-analyse portant sur plus de 85 études soulignaient, en 2001, que les données recueillies à ce jour n'apportaient que des preuves modestes de l'efficacité clinique de telles interventions sur les paramètres de l'immunité58.
Voyez plutôt la section Prévention.
| Comme mentionné ci-dessus, il faut moins stimuler qu’équilibrer son système immunitaire. Et dans cette optique, tous les excellents moyens ci-dessus ne doivent pas devenir une corvée. Le plaisir59 et le rire (voir la fiche Rire dans la section Thérapies) doivent garder une place de choix. source:passeportsanté.net |