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blog ou on trouve la cuisine minceur, les différentes sortes de regimes alimentaires, la vente de complements alimentaires.

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Hyperthyroïdie

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Traitements possibles

Traitements médicaux

Médicaments antithyroïdiens ou traitement à l'iode radioactif, chirurgie (thyroïdectomie) au besoin, traitement des troubles oculaires.

Traitements non conventionnels

Efficacité incertaine

Suppléments alimentaires pour compenser les carences : vitamines A, C et E, calcium, zinc, acétyl-l-carnitine.

Approches à considérer

Homéopathie, hydrothérapie, médecine traditionnelle chinoise (pharmacopée chinoise et acupuncture), relaxation et gestion du stress.

Usage reconnu

Agripaume (à titre d'adjuvant), lycope.

Usage traditionnel

Grémil, mélisse.

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Description médicale

La thyroïde est une glande endocrine qui produit principalement deux hormones, la T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine) et la T3 (triiodothyronine), lesquelles règlent le rythme auquel sont utilisés les lipides, les protéines et les hydrates de carbone par l'organisme. Cette glande de la forme d'un papillon est logée à la base du cou devant les anneaux cartilagineux de la trachée. Un hyperfonctionnement de la glande thyroïde accélère tout le métabolisme, parfois de 60 % à 100 %.

Les hormones thyroïdiennes sous contrôle
Les deux principales hormones sécrétées par la thyroïde sont la T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine) et la T3 ( triiodothyronine). Toutes deux comprennent le terme « iodo », l'iode étant indispensable à leur production. La quantité d’hormones produites dépend d'autres glandes. C’est l'hypothalamus qui commande à l'hypophyse de produire l'hormone TSH (pour thyroid stimulating hormone). À son tour, l’hormone TSH stimule la thyroïde à produire des hormones. On peut détecter une hypo ou une hyperactivité de la glande thyroïde en mesurant le taux de TSH dans le sang. En hypothyroïdie, le taux de TSH est élevé car l’hypophyse réagit au manque d’hormones thyroïdiennes (T4 et T3) en sécrétant davantage de TSH. Par ce moyen, l’hypophyse tente de stimuler la thyroïde à produire plus d’hormones. En situation d’hyperthyroïdie (lorsqu'il y a trop d’hormones thyroïdiennes), l’inverse se produit : le taux de TSH est bas parce que l’hypophyse tente de « calmer » la glande thyroïde.

Causes

Les causes principales
- La maladie de Basedow ou maladie de Graves (70 % à 85 % des cas). Il s'agit d'une maladie auto-immune au cours de laquelle des anticorps stimulent excessivement la thyroïde et s'attaquent parfois aux tissus situés derrière les yeux ainsi qu'à la peau des pieds et des mollets.
- Les nodules thyroïdiens. Les nodules sont des petites masses qui se forment sur la glande thyroïde, en solitaire ou en groupe. Il en existe plusieurs types (voir la fiche Nodule thyroïdien). Si un nodule produit des hormones thyroïdiennes, il arrive que cela entraîne un état d’hyperthyroïdie.
- La thyroïdite. Inflammation de la thyroïde, de nature infectieuse ou autre, causant une hyperthyroïdie durant une courte période de temps (dans ce cas, la thyroïde retrouve souvent son fonctionnement normal après quelques mois).

Autres causes

- La prise de certains médicaments. Dans ce cas, les médicaments riches en iode sont souvent en cause, comme certains hypotenseurs et médicaments pour le coeur.
- Un trouble de fonctionnement de l'hypophyse. Le mécanisme d'autorégulation de la glande thyroïde par l'hypophyse peut être déréglé (par exemple, par une tumeur de l'hypophyse), causant une production excessive d'hormones thyroïdiennes.

Complications

L'hyperthyroïdie provoque une intensification des mécanismes énergétiques. À long terme, si la situation n'est pas rétablie, une crise thyréotoxique peut survenir : la personne est alors confuse, agitée, et peut devenir comateuse. Il s'agit d'une situation qui demande des soins médicaux d'urgence. Dans une telle crise, tous les signes d'hyperthyroïdie sont réunis et se trouvent à leur paroxysme, ce qui peut entraîner des complications graves, comme des fibrillations auriculaires et de l'insuffisance cardiaque congestive.
Par ailleurs, une hyperthyroïdie non traitée augmente, à long terme, le risque d'ostéoporose en interférant avec l'absorption du calcium par les os.

Symptômes

  • Des palpitations cardiaques.
  • Une augmentation de la transpiration et la présence fréquente de bouffées de chaleur.
  • Des tremblements.
  • De l'insomnie.
  • Des sautes d'humeur.
  • De la nervosité.
  • Des selles fréquentes.
  • Une faiblesse musculaire.
  • Un souffle court.
  • Une perte de poids malgré un appétit normal ou même accru.
  • Une diminution ou même un arrêt des menstruations chez les femmes.
  • L'apparition d'un goitre à la base du cou.
  • Une exophtalmie et une sensibilité aux yeux, surtout lorsqu'il y a maladie de Basedow.

Tous ces signes ne sont pas toujours présents (parfois absents ou subtils chez les personnes plus âgées) et seule une analyse sanguine montrant à la fois une baisse des taux de l'hormone TSH et une élévation des taux de l'hormone thyroïdienne T4 permettra de confirmer le diagnostic. L'apparition des symptômes énumérés ici devrait inciter à consulter un médecin afin d'obtenir un diagnostic juste.

Personnes à risque

  • L'hyperthyroïdie frappe huit femmes pour un homme et, le plus souvent, se manifeste chez des personnes âgées de 20 à 40 ans.
  • La fréquence de la maladie semble être plus élevée dans les familles chez lesquelles on a déjà diagnostiqué un cas.

Facteurs de risque

  • La médecine classique ne reconnaît pas de facteur de risque précis à l'hyperthyroïdie. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une maladie auto-immune (maladie de Basedow), dont on ne connaît pas bien la cause exacte.
  • Tout de même, le naturothérapeute J.E. Pizzorno mentionne que le stress peut précipiter la maladie de Basedow, une maladie auto-immune au cours de laquelle des anticorps stimulent excessivement la thyroïde et s'attaquent parfois aux tissus situés derrière les yeux ainsi qu'à la peau des pieds et des mollets.1 Il rapporte des études où un nombre significativement élevé de personnes victimes de la maladie avait récemment vécu une situation de séparation matrimoniale particulièrement difficile ou subi la perte d'un être cher.
  • Enfin, certains experts croient que la supplémentation systématique en iode, qu'on ajoute généralement au sel, pourrait faire augmenter sensiblement l'incidence chez les personnes susceptibles.10

Prévention

Bien qu'on ne puisse prévenir l'hyperthyroïdie, il est possible d'en réduire l'impact sur la qualité de vie une fois la maladie diagnostiquée.

Diminuer le stress

Éviter les situations stressantes, qui causent de l'agitation, et apprendre à gérer son stress. Selon Pizzorno, la gestion du stress est l'aptitude la plus importante à acquérir pour aider à normaliser la thyroïde.

Se reposer suffisamment

Avoir de bonnes nuits de sommeil et faire en plus des siestes en début d'après-midi, si nécessaire.

Alimentation

- Les personnes qui ont perdu du poids ou qui ont une faiblesse musculaire ont tout avantage à adopter un régime alimentaire riche en calories et en protéines afin de compenser les pertes que l'hyperthyroïdie a entraînées en provoquant une accélération du métabolisme.
- Prendre des repas moins copieux, mais plus fréquents.
- Éviter les aliments riches en iode, notamment le sel de mer ou le sel auquel on a ajouté de l'iode, car l'iode affecte la synthèse d'hormones thyroïdiennes.
- Éviter la caféine et les aliments qui en contiennent puisqu'ils stimulent l'organisme.

Note sur les aliments goitrogènes. Certains aliments rendent l'iode inutilisable par la thyroïde, une propriété intéressante pour les personnes atteintes d'hyperthyroïdie. On appelle ces aliments les goitrogènes, puisqu'ils peuvent provoquer le développement d'un goitre s'ils sont consommés abondamment. Ces aliments renferment des isothiocyanates, substances qui ont un effet analogue à celui du propylthiouracile, médicament de synthèse antithyroïdien. Toutes les plantes apparentées au chou font partie de cette catégorie, notamment le chou-fleur, le brocoli, le navet, le rutabaga, la moutarde et le colza. En font également partie le soya, le millet, l'arachide et la noix de pin. La teneur de ces aliments en ingrédients actifs est trop faible pour assurer, à eux seuls, un retour rapide à l'euthyroïdie (état normal du fonctionnement de la glande thyroïde), mais leur consommation pourra y contribuer.1 Notons que la cuisson de ces aliments inactive les goitrogènes.

En cas de problèmes oculaires
Quelques conseils pour diminuer l'irritation des yeux, fréquente chez les personnes qui ont une hyperthyroïdie auto-immune (la maladie de Basedow) :
- éviter le vent direct dans les yeux;
- éviter la lumière vive en portant des lunettes de soleil, puisque les yeux sont plus sensibles aux rayons ultraviolets;
- utiliser des gouttes ophtalmiques lubrifiantes au besoin;
- appliquer des compresses froides sur les yeux, pour calmer l'irritation;
- surélever la tête durant la nuit avec un coussin afin de réduire la pression dans la région oculaire.

Traitements médicaux

Il importe, en toute priorité, de recouvrer l'euthyroïdie dans les plus brefs délais afin de soulager la personne atteinte et d'éviter les complications. Le traitement classique à l'iode radioactif ou aux médicaments antithyroïdiens permet généralement d'atteindre cet objectif à plus ou moins court terme.

Le cas échéant, après une période d'environ six semaines d'euthyroïdie (état normal du fonctionnement de la glande thyroïde), il faudra opter pour la poursuite à long terme (généralement un an ou deux) de l'une ou l'autre de ces médications, ou pour la chirurgie qui consiste en l'ablation totale ou partielle de la glande thyroïde. Chacune de ces solutions comporte des avantages et des inconvénients et la personne devra bien s'informer auprès de son médecin afin de prendre la décision la mieux adaptée à son cas.

Médicaments antithyroïdiens

Ces médicaments (propylthiouracile ou méthimazole) empêchent la production de nouvelles hormones thyroïdiennes, sans causer de dommages permanents. Ils rétablissent un niveau normal d'hormones après six semaines à trois mois de traitement. Toutefois, la plupart du temps, ils ne guérissent pas le dysfonctionnement de la thyroïde.

Traitement à l'iode radioactif

Utilisé depuis plus de 60 ans, l'iode radioactif (à de faibles taux) permet de détruire de manière permanente une partie des cellules thyroïdiennes, de sorte que la glande thyroïde produise moins d'hormones. Le traitement prend plusieurs semaines à faire effet, et entraîne un risque d'hypothyroïdie. L'iode radioactif non absorbé par la glande thyroïde sera éliminé par l'organisme en quelques jours. Les femmes enceintes ne peuvent recevoir un tel traitement, car l'iode radioactif peut détruire la thyroïde du foetus.

Les troubles oculaires qui accompagnent souvent la maladie de Basedow peuvent être traités par des corticostéroïdes (pour diminuer l'inflammation derrière l'oeil) ou par chirurgie (pour réduire la pression sur l'oeil). À noter : une étude récente indique que les fumeurs répondent moins bien à ces traitements.11

Traitements non conventionnels

Bien que les approches naturelles ne soient pas indiquées pour ramener rapidement l'organisme à un état d'euthyroïdie, elles peuvent aider à soutenir le sujet dont l'organisme est mis à rude épreuve par l'hyperthyroïdie puisque son métabolisme énergétique fonctionne à un régime excessif depuis un certain temps, et qu'il est vraisemblablement en carence de plusieurs nutriments essentiels.1

Également, certains aliments, suppléments alimentaires et plantes médicinales pourront contribuer, après une intervention médicamenteuse, à maintenir l'euthyroïdie ou à traiter une légère hyperthyroïdie (voir aussi la section Prévention).1 Il va sans dire qu'un suivi et un traitement médical s'imposent afin d'éviter les complications à long terme et de prévenir les rechutes.

De plus, la personne pourra avoir besoin de refaire ses forces en se reposant beaucoup et en apprenant à gérer son stress. Il lui faudra retrouver sa santé psychique mise à mal par la maladie, d'autant plus qu'elle aura à prendre une décision importante lorsqu'il lui faudra choisir entre la médication à long terme ou l'intervention chirurgicale. Il importe qu'elle ne prenne cette décision qu'après une période d'euthyroïdie de plusieurs semaines, et il serait sage de lui assurer un soutien psychologique durant cette période.1

Suppléments alimentaires

La prise de ces suppléments ne traite pas l'hyperthyroïdie, mais peut aider l'organisme à combler certaines carences causées par celle-ci.

Efficacité incertaine  Vitamine A. Des essais in vitro ou menés sur des animaux ont démontré que la vitamine A, prise en quantité importante (50 000 UI par jour pour un humain) pouvait inhiber l'activité thyroïdienne.2,3

Efficacité incertaine  Vitamine C. Des recherches effectuées au début du XXe siècle ont permis d'observer que l'hyperthyroïdie avait pour conséquence de faire baisser les taux de vitamine C dans l'organisme.1

Efficacité incertaine  Vitamine E. On associe à l'hyperthyroïdie un stress oxydatif important qui, selon certains auteurs, pourrait être compensé par un apport en vitamine E, un antioxydant reconnu.4

Efficacité incertaine  Calcium. Le métabolisme du calcium est lié à l'activité thyroïdienne et, sans qu'il soit nécessairement avisé de recommander une supplémentation systématique en cas d'hyperthyroïdie, il serait prudent de faire vérifier sa calcémie de temps à autre afin d'éviter une diminution de la masse osseuse.5,6

Efficacité incertaine  Zinc. On a observé que les patients souffrant d'hyperthyroïdie présentaient de faibles taux de zinc et, même si la médication antithyroïdienne tend à corriger cette carence, il peut s'écouler deux mois avant que ces taux ne reviennent à la normale.7

Efficacité incertaine  Acétyl-L-carnitine. Dans un essai préliminaire avec placebo mené auprès de 50 femmes ayant un goitre bénin, on a pu observer que cet acide aminé (à raison de 2 g ou 4 g par jour) pouvait contrer les symptômes associés à l'hyperthyroïdie et favoriser la minéralisation osseuse.8

Phytothérapie

Usage reconnu  Agripaume (Leonurus cardiaca). La Commission E a approuvé l'usage médical de l'agripaume (Leonorus cardiaca) comme adjuvant dans le traitement de l'hyperthyroïdie, à cause des vertus calmantes qu'on lui reconnaît sur le coeur.
Dosage

Infuser 1,5 g de plante séchée (parties aériennes) dans 150 ml d'eau bouillante et boire trois tasses par jour de cette infusion chaude. On peut également prendre des capsules ou comprimés renfermant l'équivalent de 1,5 g, trois fois par jour.
Contre-indication

L'agripaume est contre-indiquée en période de grossesse.

Usage traditionnel  Lycope (Lycopus virginicus, L.europaeus), grémil (Lithospermun officinale) et mélisse (Melissa officinalis). D'après des essais in vitro et sur des animaux menés au cours de la décennie 1980, le lycope, de même que le grémil et la mélisse, trois plantes appartenant à la famille des labiées ou lamiacées, pourraient inhiber les effets stimulants de l'hormone TSH sur la thyroïde.1,12-14 La Commission E a approuvé l'usage médical du lycope dans le cas de troubles du système nerveux végétatif causés par une légère hyperthyroïdie.
Dosage

Infuser 1 g à 3 g de plante séchée (parties aériennes) dans 150 ml d'eau bouillante et boire trois tasses par jour de cette infusion chaude. On peut également prendre des capsules ou comprimés renfermant l'équivalent de 1 g à 3 g, trois fois par jour. On prendra 2 ml à 6 ml de la teinture (1:5) ou 1 ml à 3 ml de l'extrait fluide (1:1), trois fois par jour.

Autres approches

Approches à considérer Homéopathie. Des traitements, différents selon chaque cas, peuvent être envisagés. Consulter un homéopathe compétent.

Approches à considérer Hydrothérapie. Les bains calmants sont recommandés avant de se mettre au lit, histoire d'aider à trouver un sommeil réparateur. Une compresse froide appliquée 15 minutes par jour sur un goitre ou sur les yeux lorsqu'on souffre d'exophtalmie apportera un certain soulagement.1,9

Approches à considérer Médecine traditionnelle chinoise. Un bon praticien de la médecine traditionnelle chinoise pourra prescrire une préparation à base de plantes, le Long Dan Xie Gan Wan, par exemple, ou il proposera des séances d'acupuncture9 afin d'aider l'organisme du malade à retrouver l'équilibre hormonal perdu.

Approches à considérer Techniques de gestion du stress. Massage, yoga, méditation et autres techniques de gestion du stress peuvent s'avérer fort utiles pour aider, dans un premier temps, à retrouver une certaine sérénité et, par la suite, à prévenir une rechute. Consulter le dossier Stress et anxiété.

Nodule thyroïdien


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Traitements possibles

Traitements médicaux

Suivi régulier, hormones thyroïdiennes, iode radioactif, injection d’alcool éthylique, chirurgie.

Traitements non conventionnels

Aucun connu.

Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés

Description médicale

Il n’est pas rare qu’une petite protubérance se forme sur la glande thyroïde, pour des raisons qu’on ignore encore. On donne le nom de nodule thyroïdien (du latin nodulus, petit noeud) à cette masse. La thyroïde est une glande en forme de papillon située à la base du cou, sous la pomme d’Adam. Elle produit des hormones qui régulent le métabolisme des cellules, et qui déterminent entre autres la vitesse à laquelle on brûle les nutriments.

Environ 5 % de la population serait porteuse d’un nodule visible à l’oeil nu ou détectable par la palpation du cou. Toutefois, on croit que près d’une personne sur deux possède au moins un nodule, et ce, sans en être nécessairement incommodée. Pour des raisons qu’on ignore encore, les nodules sont quatre fois plus fréquents chez les femmes que chez les hommes.

L’importance du diagnostic

Même si les nodules sont habituellement asymptomatiques, il est important de recevoir un diagnostic si l’on soupçonne leur présence, car environ 5 % des masses palpables sur la thyroïde sont cancéreuses. De plus, il arrive qu’un nodule, qu’on nomme alors « toxique », produise un excès d’hormones thyroïdiennes. Cela peut causer un état d’hyperthyroïdie, avec des symptômes plus ou moins prononcés (palpitations, tremblements, nervosité, diarrhée). À long terme, l’hyperthyroïdie est néfaste pour le corps. Toutefois, si on traite le nodule, le taux d’hormones revient à la normale.

Types de nodules à la thyroïde
  • Nodule colloïdal. Forme la plus courante de nodule, le nodule colloïdal se reconnaît par une petite excroissance de tissu thyroïdien normal, de nature bénigne (non cancéreuse). Habituellement, un seul nodule se développe.
  • Kyste. Les kystes sont généralement remplis de liquide. Ils peuvent atteindre jusqu’à un pouce de diamètre. Pour la plupart, ils sont bénins.
  • Nodule inflammatoire. Ils apparaissent le plus souvent chez des personnes atteintes d’une thyroïdite, une inflammation de la thyroïde. Certains se forment à la suite d’une grossesse.
  • Adénome. La plupart du temps, il s’agit d’une tumeur bénigne. Sur le plan anatomique, le tissu tumoral ressemble beaucoup au tissu sain de la glande thyroïde. Pour distinguer l’adénome du cancer, une biopsie est nécessaire.
  • Cancer de la thyroïde. Souvent dur et de croissance rapide, le nodule cancéreux représente 5 % des nodules thyroïdiens. Ce cancer est plus fréquent chez les personnes âgées de moins de 20 ans ou de plus de 60 ans, chez les hommes, chez les personnes qui ont des antécédents familiaux de cancer hormonal ou qui ont reçu un traitement de radiothérapie à la tête ou au cou.

Goitre ou nodule?
Le goitre est un autre trouble de la thyroïde, qui peut être difficile à distinguer du nodule. Dans le cas du goitre (du latin guttur, « gorge »), toute la glande thyroïde augmente de volume. Cela provoque, à la base du cou, un renflement qui peut être énorme ou à peine visible. Le nodule, quant à lui, se caractérise plutôt par une petite masse circonscrite sur la thyroïde. Habituellement, il n’est pas suffisamment gros pour être apparent. Dans de rares cas, des nodules se forment sur un goitre. La thyroïde est alors « gonflée » et bosselée : il s’agit du goitre multinodulaire. Voir le schéma au début de la fiche.

La cause la plus fréquente du goitre est une carence alimentaire en iode. L’iode est un élément essentiel au bon fonctionnement de la thyroïde. La grossesse et certaines maladies inflammatoires ou immunitaires peuvent aussi entraîner un goitre.

Quand consulter?
  • Si l’on remarque une bosse visible sur la gorge.
  • Si l’on détecte une enflure des ganglions du cou.
  • Si l’on avale avec difficulté.

Symptômes

La grande majorité des nodules n’entraînent aucun symptôme. On peut parfois observer :

  • Une sensation de pression dans le cou.
  • Une difficulté à avaler ou une respiration gênée, lorsque la taille du nodule est importante.
  • Une douleur au cou, qui peut s’étendre à la mâchoire.
  • Des symptômes d’hyperthyroïdie si les nodules produisent des hormones thyroïdiennes, dont une perte de poids, des palpitations cardiaques, des troubles du sommeil, une faiblesse musculaire, de la nervosité ou de l’irritabilité. Voir la fiche hyperthyroïdie pour un aperçu plus complet.

Personnes à risque

  • Les personnes ayant un proche parent porteur d’un nodule à la thyroïde.
  • Les personnes âgées.
  • Les personnes ayant déjà eu un trouble de la thyroïde (par exemple, une thyroïdite).
  • Les personnes ayant déjà reçu une radiothérapie à la tête ou au cou. Cette pratique était fréquente dans les années 1940 et 1950 pour traiter des affections bénignes chez les enfants et les adolescents, comme l’acné prononcée ou l’amygdalite. À cette époque, on ne savait pas que la radiation affectait la glande thyroïde.
  • Les personnes ayant été exposées à des particules radioactives émanant de tests nucléaires ou d’accidents, comme celui de Tchernobyl en 1986. Dans leur cas, on note une augmentation du risque de cancer de la thyroïde. Les effets peuvent se faire sentir jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres de distance de l’émanation radioactive. Les impacts sur la thyroïde peuvent apparaître plusieurs années après l’exposition.

Facteurs de risque

Aucun facteur de risque n’a été identifié.

Prévention

Puisqu’on ne connaît pas l’origine véritable des nodules à la thyroïde, on ne dispose actuellement d’aucune mesure qui pourrait prévenir leur formation.

On aura avantage à être attentif à un gonflement du cou et à consulter un médecin en cas d’inquiétude.

Traitements médicaux

Avant les années 1980, la majorité des nodules étaient retirés par chirurgie. Depuis, les méthodes de diagnostic et de traitement se sont affinées. Ainsi, on identifie d’abord à l’aide de divers tests la nature du nodule; le traitement sera choisi en conséquence.

Diagnostic

Test d’hormone TSH. Par une prise de sang, le dosage de l’hormone TSH, qui régule la production des hormones thyroïdiennes, permet d’identifier les personnes qui sont en hypo ou en hyperthyroïdie.

Biopsie. À l’aide d’une fine aiguille, le médecin aspire l’intérieur du nodule. L’échantillon de tissu ou de liquide est alors examiné au microscope. Cela permet de connaître la nature, bénigne ou cancéreuse, du nodule.

Imagerie aux ultrasons. Cette méthode permet de visualiser les nodules de 2 mm de diamètre ou plus. Les médecins l’utilisent surtout comme guide durant la biopsie. De plus, on peut grâce à elle détecter des changements de taille du nodule après un traitement.

Scanner de la thyroïde. Après avoir fait boire au patient une solution d’iode radioactif, on observe au scanner la manière dont l’iode est réparti dans la glande thyroïde. On sait alors si le nodule sécrète des hormones thyroïdiennes, et en quelle quantité. Un nodule qui produit beaucoup d’hormones est dit « chaud », s’il produit une quantité d’hormone similaire au reste de la thyroïde, il est dit « tiède », et s’il ne produit pas d’hormones, il s’agit d’un nodule « froid ».

Traitement

Les nodules bénins de petite taille qui ne causent pas de symptôme ne sont pas traités. Ils sont simplement suivis régulièrement durant les visites chez le médecin (par exemple, tous les 6 à 12 mois) afin d’observer leur évolution.

Hormones thyroïdiennes. De la thyroxine (T4), une hormone thyroïdienne, peut être prescrite durant quelques mois pour favoriser le rétrécissement des nodules bénins. La thyroxine réduit la production d’hormone TSH par l’hypophyse, ce qui crée une sorte de repos forcé de la thyroïde. L’usage de ce médicament, appelé levothyroxine (Synthroid®, Levoxyl®), est cependant controversé, car les preuves de son efficacité à traiter les nodules sont peu convaincantes. De plus, ce traitement peut faire apparaître des symptômes d’hyperthyroïdie.

Iode radioactif. On l’utilise pour traiter les nodules qui produisent des hormones (les nodules « tièdes » ou « chauds ») et qui entraînent des symptômes d’hyperthyroïdie. Un traitement de deux à trois mois suffit normalement pour que les nodules se résorbent et que les symptômes de l’hyperthyroïdie disparaissent.

Injection d’alcool éthylique. On l’utilise dans les mêmes cas que l’iode radioactif. L’alcool éthylique réduit la taille des nodules, et donc, leurs effets.

Chirurgie. L’ablation du nodule ou de la thyroïde (thyroïdectomie) est tout indiquée pour traiter les nodules cancéreux ou suspects. Lorsque la thyroïdectomie est radicale (quasi totale), on doit prendre des hormones thyroïdiennes de remplacement (levothyroxine) pour le reste de sa vie.

Traitements non conventionnels

D'après nos recherches (mars 2005), il n'existe pas de traitements non conventionnels appuyés par des études suffisamment probantes pour le traitement des nodules thyroïdiens.

                                                                                       source:passeport santé.net

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